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BURNABY, C.-B., - Le mercredi 16 janvier, dans le cadre d’une journée d’action nord-américaine et de la campagne Cesser l’importation de produits toxiques, des membres du Syndicat des Métallos de l’Ouest du Canada ont exhorté le gouvernement fédéral de cesser de fermer les yeux sur les lacunes existantes dans les accords commerciaux, lacunes qui ont pour conséquence d’exposer les Canadiens à des produits importés dangereux.
Dans plus de 100 villes nord-américaines, dont Vancouver et Winnipeg, des membres des Métallos ont rappelé aux législateurs que les importations de produits toxiques doivent cesser. Les consommateurs canadiens et américains ont été bombardés de rappels visant des jouets, des aliments et d’autres produits de consommation.
Des membres des Métallos, en compagnie du député fédéral Peter Julian (NPD, Burnaby-New Westminster), ont discuté avec le public à l’extérieur du bureau de circonscription à Vancouver de David Emerson, ministre du Commerce international. Ils ont mis en garde les consommateurs, déclarant qu’Ottawa les expose toujours aux risques que représentent les importations de produits dangereux.
En décembre dernier, le premier ministre Stephen Harper et le ministre de la Santé, Tony Clement, ont annoncé qu’une nouvelle loi serait présentée en 2008. Certaines mesures, comme des amendes plus élevées et des rappels obligatoires, constituent un pas dans la bonne direction. Toutefois, on n’y voit aucun soutien à une production accrue au Canada, et rien sur la négociation d’accords commerciaux plus modernes, favorisant la protection de la santé du public et des travailleurs ainsi que de l’environnement.
« Ce que Stephen Harper et les Conservateurs ne prennent pas en considération, c’est que les accords commerciaux non réglementés ne protègent pas les consommateurs, les travailleurs et l’environnement », a déclaré Stephen Hunt, directeur des Métallos pour le district des provinces de l’Ouest. « Si rien n’est fait pour changer la situation, il faut s’attendre à une nouvelle crise du genre. »
En novembre et décembre, les Métallos de partout au Canada ont fait de la question du commerce et des importations de jouets toxiques une priorité nationale. De Montréal à Vancouver, des événements publics ont eu lieu et des trousses de dépistage du plomb ont été distribuées à des parents préoccupés par la question. Les trousses sont toujours offertes à un coût minime sur le site Web des Métallos consacré à ce dossier, à l’adresse suivante : www.stoptoxicimports.org.
« Depuis des décennies, les gouvernements laissent libre cours à des accords commerciaux aux conséquences négatives », a ajouté M. Hunt. Toutefois, qu’il s’agisse du secteur de la foresterie ou de la fabrication, ou encore de la sécurité de nos enfants, il est de plus en plus clair que les règles régissant ces accords doivent être modifiées. »
M. Hunt a déclaré que le gouvernement fédéral doit faire en sorte que les produits importés « soient conformes aux normes de sécurité canadiennes, et que les inspecteurs du gouvernement vérifient si ces produits sont sécuritaires. »
Comme les détails entourant cette nouvelle loi n’ont pas encore été rendus publics, M. Hunt a ajouté que les dispositions sur les rappels obligatoires doivent couvrir un vaste éventail de situations et que tous les produits toxiques saisis doivent être détruits de manière sécuritaire.
Le Syndicat des Métallos, le syndicat le plus diversifié au Canada, représente plus de 280 000 travailleurs et travailleuses actifs dans tous les secteurs de l’économie.
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Renseignements : Stephen Hunt, 604-683-1117 ou 604-816-2554
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