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BURNABY, C.-B., – Stephen Hunt, directeur du Syndicat des Métallos, district Ouest du Canada, a déclaré aujourd’hui que le premier ministre de la Colombie-Britannique, Gordon Campbell, ne fait rien pour empêcher la destruction du moteur économique et de l’employeur le plus important de la province, l’industrie forestière.
Gordon Campbell, qui doit prononcer vendredi un discours d’ouverture au 65e congrès annuel de la Truck Loggers Association (TLA), avait promis une revitalisation de l’industrie forestière en Colombie-Britannique à l’occasion du même congrès, il y a cinq ans. Depuis, on ne compte plus les fermetures permanentes d’exploitations forestières et d’usines de transformation du bois.
Cette semaine, un autre grand exploitant forestier des côtes, Munns Lumber, de Duncan, a déclaré qu’il n’avait d’autre choix que de cesser ses activités sur les côtes de la Colombie-Britannique. En un an, Munns Lumber est le quatrième grand exploitant côtier à déclarer ne plus être en mesure d’assumer les coûts d’exploitation.
« Depuis que Gordon Campbell a pris le pouvoir, en mai 2001, on a enregistré plus de 20 000 pertes d’emplois dans les scieries et les exploitations forestières, ce qui comprend la fermeture permanente d’au moins 43 usines de transformation du bois dans la province. De plus, six autres scieries ont été fermées pour une période indéterminée », a déclaré M. Hunt. « On retiendra probablement du gouvernement Campbell sa contribution au démantèlement et à la destruction de l’industrie forestière en Colombie-Britannique. »
Au cours des sept dernières années, quelque 30 millions de mètres cubes de billes non traitées ont été exportés de la Colombie-Britannique au profit de concurrents américains et du développement de cette industrie dans les pays étrangers.
« Tout comme la TLA, nous croyons que les politiques forestières du gouvernement Campbell ont laissé trop de pouvoir à un nombre restreint de grands exploitants actifs sur les côtes de la Colombie-Britannique », a ajouté M. Hunt. « Les entreprises membres de la TLA et les membres des Métallos subissent les lourdes conséquences d’un marché déséquilibré, d’une exportation effrénée des billes, d’un écrémage et d’un gaspillage de bois sans précédent, de la perte de contrôle sur les droits de coupe et des dispositions relatives aux dépendances locatives ainsi que des transferts de propriété sans restrictions.
« Nous croyons aussi, comme la TLA, que les politiques gouvernementales privilégient un usage de la forêt autre que l’exploitation du bois. Sans aucune forme d’examen du public, Rich Coleman, ministre des Forêts de la Colombie-Britannique, qui fait actuellement l’objet d’une enquête du Bureau du vérificateur général, a permis le retrait de terres privées soumises à des licences de propriété forestière de production afin que ces terres soient utilisées à des fins de mise en valeur immobilière.
« Malheureusement, la destruction de la plus importante industrie de la province a été dépeinte, dans les grands médias, comme l’une des conséquences de la hausse du dollar canadien et de la chute du prix du bois. Pendant ce temps, le premier ministre se refuse à une intervention de la part du gouvernement, qui ne fait rien pour contrer la perte de la principale activité économique de nombreuses collectivités de la province, alors qu’il empoche les taxes perçues à la frontière en vertu de l’accord Harper-Bush sur le bois d’œuvre. »
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Renseignements : Stephen Hunt, 604-683-1117 ou 604-816-2554
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