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Depuis quelque temps déjà, la parfaite tempête menace la vie de milliers de Métallos qui travaillent dans l’industrie forestière de l’intérieur de la C.-B.
Des milliers de membres du syndicat se retrouvent sans emploi en raison des faibles prix du bois, de l’effondrement des marchés, de l’appréciation du dollar canadien et des taxes à l’exportation dissuasives qu’a entraînées l’accord sur le bois d’œuvre résineux de Stephen Harper et George W. Bush. Des centaines d’entre eux font face à l’expiration de leurs prestations d’assurance-emploi et de leur droit de conserver leur ancienneté.
De dire qu’il ne s’agit pas d’une année importante pour la négociation collective revient à sous-évaluer la situation. À l’heure actuelle, on ne peut prédire exactement quand l’industrie se relèvera.
« Bon nombre de nos membres touchés par le chômage et l’incertitude face à l’avenir n’ont eu d’autres choix que de quitter l’industrie pour aller travailler dans d’autres régions de la C.-B. ou du Canada, a indiqué Bob Matters, président du Conseil du bois des Métallos. Certains sont forcés de vendre à perte leurs maisons familiales et de quitter les municipalités qu’ils aiment profondément. »
Les sections locales du Conseil du bois, qui représentent plus de 11 000 travailleuses et travailleurs, se préparent à négocier des conventions collectives avec des associations d’employeurs dans le nord et le sud de l’intérieur de la C.-B., ainsi qu’avec les exploitations de Canfor dans le nord et celles de West Fraser Timber.
Toutes les conventions collectives ont expiré le 30 juin 2009.
Le comité de négociation du syndicat s’est initialement concentré sur les pourparlers avec l’association d’employeurs CONIFER (le conseil des relations du travail dans l’industrie forestière de l’intérieur nord de la C.-B.).
Environ 3 000 membres des Métallos travaillent pour les entreprises membres de CONIFER.
« Nous avons décidé de nous concentrer sur CONIFER au départ parce que l’association démontrait la volonté de négocier et, au contraire d’autres employeurs, elle ne cherchait pas uniquement à obtenir des concessions majeures du syndicat », a fait remarquer Matters.
Selon le président du Conseil du bois, CONIFER a été le premier groupe d’employeurs à convenir de la réalité à laquelle les Métallos sont confrontés, soit le besoin d’une plus grande sécurité d’emploi pendant ces temps difficiles.
« Les entreprises membres de CONIFER sont d’accord que l’industrie devrait faire davantage pour retenir ses employés pendant ces temps difficiles - qu’il s’agisse de travailleurs spécialisés ou de la production, a-t-il ajouté. Nous essayons de négocier une convention qui offrira une plus grande sécurité d’emploi pour les mois et les années à venir. Que nous puissions ou non y arriver avec CONIFER et à d’autres tables de négociation reste à voir. »
Pour tenir nos membres et le public informés, et pour appuyer la négociation collective dans l’intérieur de la C.-B., le Conseil du bois du Syndicat des Métallos a créé un site Web très mobilisateur et informatif : DealWithSteel.ca. Les membres peuvent s’y inscrire pour recevoir par courriel les informations les plus récentes sur la négociation.
« La tâche fondamentale qui nous incombe actuellement consiste à négocier une convention qui donne une plus grande protection à nos membres et qui protège les gains de notre syndicat, » précise le président. « Que nous en arrivions ou non à un conflit de travail avec l’industrie dépendra de la volonté des employeurs de négocier des conventions progressistes avec nos membres.»
Le comité de négociation du syndicat maintient la communication avec les membres dans les diverses industries, notamment dans les scieries et les usines de rabotage, les usines de contreplaqués et de panneaux, les fabriques de placage et certaines petites exploitations forestières.
Des équipes d’action (EA) sont en place dans la plupart des exploitations dans le but de distribuer de l’information sur les négociations et recueillir les commentaires des membres.
« Il n’est pas inhabituel, vu la situation complexe dans laquelle se trouve l’industrie, que les négociations durent beaucoup plus longtemps qu’elles ne le devraient si l’industrie était très prospère», poursuit Matters. « L’industrie doit collaborer avec nous afin d’éviter des conflits de travail et de préparer nos membres et de se préparer elle-même à une éventuelle relance. »
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