Alerte minière et maritime
Des membres canadiens du Syndicat des Métallos se rendront en Nouvelle‑Zélande en mars prochain pour rallier du soutien à leur lutte contre la sous-traitance, pratique à laquelle a recours leur employeur - Rio Tinto Alcan
Réunion à Invercargill
Jeudi 8 mars, à 19 h
South Lounge
Invercargill Working Mens Club
154, rue Esk
Pour plus d'information, veuillez communiquer avec Trevor Hobbs (EPMU) au 0275900061 (cell.), ou avec Ray File (MUNZ) au 0274475317 (cell.)
Activité à Wellington
Vendredi 9 mars, de 12 h 30 à 13 h 30
Rassemblement pacifique au siège social de Rio Tinto (N.‑Z.), Édifice ASB, 2, rue Hunter, Wellington.
Pour plus d'information, veuillez communiquer avec Paul Tolich (EPMU) au 0275935595 (cell.).
Appuyées par l'Initiative minière et maritime de la Nouvelle-Zélande
Les travailleurs miniers et maritimes de la Nouvelle-Zélande appuient les Métallos
Les dirigeants canadiens du Syndicat des Métallos Guy Farrell et Marc Maltais se rendront en Nouvelle-Zélande en mars 2012 pour faire connaître la situation critique que vivent les 780 travailleurs en lockout d'une aluminerie au Québec. La visite des deux délégués du Syndicat des Métallos fait partie d'une campagne visant à rallier du soutien à l'échelle mondiale.
La délégation du Syndicat des Métallos se rendra à Invercargill le jeudi 8 mars afin d'y rencontrer les travailleuses et travailleurs de la section locale.
Rio Tinto Alcan (RTA), qui a mis en lockout les travailleurs canadiens, est actionnaire majoritaire dans la fonderie Tiwai Point, qui est située à proximité d'Invercargill.
Le jour suivant, le vendredi 9 mars, ils dirigeront un rassemblement pacifique devant les bureaux de Rio Tinto dans l'Édifice ASB à Wellington, en Nouvelle‑Zélande.
L'EPMU (Engineering Printing and Manufacturing Union) et le MUNZ (Maritime Union of New Zealand), affiliés du Syndicat des Métallos par le biais de l'Initiative minière et maritime, parraineront conjointement la visite de la délégation.
Selon Paul Tolich, principal responsable de l'industrie à l'échelle nationale à l'EPMU, l'objectif est d'amener la direction de RTA à mettre fin au lockout et à reprendre les négociations sur les questions de sous‑traitance avec les membres du Syndicat des Métallos.
Le délégué du Syndicat des Métallos, Marc Maltais, assume la présidence de la section locale 9495 du district 5, à l'aluminerie de RTA à Alma, au Québec. Ses collèges et lui‑même ont été mis en lockout le 1er janvier 2012, après que les travailleurs eurent refusé l'offre de l'entreprise dans le cadre d'une lutte amère qui a retenu l'attention à l'échelle mondiale.
RTA veut sous‑traiter les emplois à l'aluminerie d'Alma, ce qui signifie que les employés actuels finiraient par travailler aux côtés d'autres travailleurs qui gagneraient la moitié moins que ce que gagnent les syndiqués.
Le Syndicat des Métallos ne s'oppose pas entièrement à la sous‑traitance, mais il exige des conditions plus strictes relativement à l'utilisation qu'en ferait RTA. Le conflit au Canada est pareil à celui qui sévit aux ports d'Auckland et que vivent les membres du syndicat des travailleurs maritimes de Nouvelle-Zélande (MUNZ).
Le secrétaire national du MUNZ, Joe Fleetwood, fait remarquer que les travailleurs canadiens sont confrontés aux mêmes tactiques que celles auxquelles a recours la direction des ports d'Auckland contre les membres du syndicat. « Les employeurs tentent de forcer les travailleurs à accepter la sous-traitance partout dans le monde, et voilà pourquoi nous devons nous serrer les coudes pour protéger les emplois. »