Répondre à l'appel à l'action par la solidarité mondiale

Mardi matin, les déléguées à la Conférence internationale des Femmes d'acier du Syndicat des Métallos ont été inspirées par les expériences de militantes et de dirigeantes syndicales de partout dans le monde. Les partenaires internationaux jouent un rôle important dans le travail du syndicat.

Les femmes répondent à l'appel à l'action de différentes façons, relevant des défis uniques.

Les déléguées ont entendu des invitées venues du Brésil, du Mexique, du Bangladesh et du Royaume-Uni.

Au Brésil, les femmes forment 51% de la population, et les Noirs, 54%. Christiane Aparecida dos Santos de la CUT (Confédération nationale des métallurgistes) a souligné que 18,7% des métallurgistes sont des femmes. Au Brésil, les femmes noires sont aux prises avec un écart salarial stupéfiant de 50% par rapport aux hommes blancs. Les femmes se retrouvent à occuper deux à trois emplois.

«Une telle situation nuit à leur capacité de se consacrer à la lutte au travail», explique Christiane Aparecida dos Santos.

«Dans nos conventions collectives, nous essayons d'inclure des clauses sur la garde d'enfants et les congés de maternité qui permettent aux femmes de participer au marché du travail.»

Ainsi, la CUT a réussi à négocier des conventions comprenant 180 jours de congé de maternité payé.

Accroître la sensibilisation

«Notre lutte consiste à accroître la sensibilisation des femmes, à les attirer dans les luttes syndicales. Nous offrons de la formation et nous cherchons aussi à conscientiser davantage les hommes; nous sommes ensemble dans la lutte.»

Pour Unite the Union au Royaume-Uni, les femmes se soulèvent. «Nous avons de bonnes structures et nous en sommes fières, mais nous avons encore beaucoup à faire», a déclaré Louisa Bull, représentante de Unite dans le secteur du papier et de l'emballage, où les femmes constituent 17% de l'effectif.

En plus des structures formelles qui aident les femmes à obtenir des gains, les membres féminins de Unite disent aux hommes qui occupent des postes de direction : «Faites place, camarades.»

La vice-présidente de Unite the Union Jayne Taylor a commencé en suivant des cours de leadership à l'intention des femmes. Une fois les cours terminés, elle ne s'est pas contentée de se présenter à un poste d'agente des droits à l'égalité; elle est retournée à sa section locale et elle a brigué le poste de secrétaire.

Dans le secteur du papier et de l'emballage, l'une des difficultés est l'externalisation vers des pays où les salaires sont moins élevés. C'est pourquoi Unite finance aujourd'hui la syndicalisation des travailleuses et travailleurs en Pologne et en Hongrie afin d'augmenter leurs salaires et de rehausser leurs conditions de travail de sorte à améliorer leur vie et à uniformiser les règles du jeu.

Au Bangladesh, Kalpona Akter lutte au nom des travailleuses et travailleurs du vêtement, dont 85% sont des femmes.

Le salaire minimum est de 68 $ par mois, ce qui est insuffisant pour une personne, et bon nombre de ces femmes doivent faire vivre leur famille et leurs enfants.

«L'industrie du vêtement est le pilier de notre économie, mais les femmes ont été laissées pour compte», a souligné Kalpona Akter.

Nous nous battons chaque jour

«Est-ce que nous nous asseyons sur nos lauriers? Non! Nous nous battons chaque jour!»

Répondre à l’appel à l’action, c’est se faire entendre.

Au Mexique, les femmes sont victimes d’exploitation et d’agression au travail. C’est par l’intermédiaire de syndicats comme Los Mineros que l’on change cette culture, et aussi par l’élection de représentantes et représentants favorables aux travailleuses et travailleurs.

Josefina Martinez de Los Mineros a expliqué qu’au Mexique, les femmes voulaient un nouveau gouvernement et qu’elles se sont mobilisées «de maison en maison» dans son district.

«Nous avions besoin de 42 000 votes, a-t-elle indiqué. Ce n’est pas 42 000 voix que nous avons obtenues, mais bien 90 000!»

Le secrétaire général de Los Mineros Napoleon Gomez Urrutia est maintenant sénateur au Congrès du Mexique.

«Grâce au travail des femmes, nous avons réussi à éliminer des obstacles», a ajouté Josefina Martinez.

La principale oratrice Ritu Bhasin, auteure, conférencière spécialiste de la motivation et experte en diversité, inclusion et leadership des femmes, a inspiré les déléguées par son histoire personnelle, parlant de l’intimidation qu’elle avait subie dès l’âge de cinq ans parce qu’elle avait la peau noire et qu’elle était de religion sikhe.

En tant que jeune adulte, Ritu Bhasin a cherché à s’adapter et elle s’efforçait d’être comme les autres, voulant se sentir acceptée. Puis elle a réalisé à quel point essayer d’être une autre qu’elle-même la rendait malheureuse.

Choisir l’authenticité

La réponse de Ritu Bhasin à l’appel à l’action est l’authenticité : accepter ses différences comme des forces.

«L’authenticité, c’est choisir en tout temps de savoir qui on est, d’accepter qui on est et d’être soi-même.»

Par l’authenticité et l’acceptation des différences, les gens peuvent se mobiliser et s’appuyer les uns les autres.

Ritu Bhasin a encouragé les déléguées à faire ce qu’il faut pour respecter leur propre authenticité.

«Lorsque nous le faisons pour nous-même, nous prospérons. Cependant, il nous incombe de stimuler les autres tout en nous épanouissant.»

«À l’échelle mondiale, nous avons désespérément besoin de changer la façon dont nous vivons afin que tout le monde puisse connaître un sentiment d’appartenance», a-t-elle poursuivi.

«Ce que j’espère aujourd’hui, c’est que vous allez vous joindre à moi!»

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