Un conseil de diversité stimule la participation syndicale

6717group2Un lieu de travail Métallo de Weyburn (Saskatchewan), jadis composée principalement de Blancs et d’hommes, se diversifie.

Sur les 120 membres de la SL 6717 chez Nexans, fabricant de câbles électriques, 36 sont issus des minorités visibles et six sont des femmes. Ils viennent des pays suivants : Cuba, Mexique, Jamaïque, Kenya, Nigeria, Zimbabwe, Pakistan, Inde, Vietnam, Chine, Philippines, Pologne, Roumanie et, parmi les cadres, de Maurice, d’Allemagne et du Bangladesh.

Selon Brad Thompson, président de la SL 6717, «le monde partout est en mutation». C’est pourquoi la section locale a élaboré une formation sur les droits de la personne et établi un Conseil de la diversité afin de «faciliter le renouveau».

Harpreet Singh, ancien membre de la SL 6717, siégeait au Conseil initial.

Harpreet se rappelle que les employés non blancs considéraient la culture de travail rigide et peu accueillante. Des problèmes et des divisions couvaient.

Le Conseil tenait à régler la situation. Avec l’aide du bureau des Métallos de Regina, ses membres ont reçu la formation et de l’information sur les lois concernant les droits de la personne. Le Conseil a placé une carte du monde dans le lieu de travail et utilisé des punaises pour indiquer le lieu d’origine de tous les travailleurs de l’usine.

«Grâce à cette carte, les personnes de différents groupes ethniques voient qu’elles sont représentées», a précisé Harpreet.

Le Conseil a tenu des assemblées sur différents sujets : lutte contre le harcèlement, religions du monde, diversité de genre, santé mentale et bien d’autres. Maintenant bien établi, il tient quatre assemblées annuelles des membres pendant les heures de travail, auxquelles les cadres sont les bienvenus.

Plaidoyer du Conseil

Le Conseil a aussi pris des mesures visant les travailleuses et travailleurs laissés dans l’incertitude quand les règles de l’immigration ont changé.

En voie d’obtenir la citoyenneté, ces membres sont devenues des travailleurs étrangers temporaires disposant de peu de droits. Le Conseil a fait pression sur la direction de l’entreprise et le gouvernement provincial, et réussi à faire reconnaître leurs droits acquis afin qu’ils obtiennent la citoyenneté.

Le pouvoir personnel

Le Conseil de la diversité n’est jamais à court de sujets pour ses réunions. Durant la crise des réfugiés syriens, il a tenu une assemblée sur l’expérience des réfugiés et invité un membre qui était un réfugié roumain dans les années 1980.

«Il a échappé de justesse au gouvernement du dictateur roumain Nicolae Ceausescu. Nous sommes amis et voisins depuis vingt ans, mais je ne savais rien de l’épreuve qu’il a dû traverser pour venir au Canada, a indiqué Brad. Il a livré un plaidoyer passionné incitant les gens à soutenir davantage les réfugiés syriens, parce que les personnes n’ayant jamais vécu cette situation n’ont aucune idée de ce qu’elle représente.»

S’engager

Opératrice de machine chez Nexans depuis 12 ans, Kendall Hibbard est membre de l’exécutif syndical depuis huit ans, actuellement comme syndic, déléguée syndicale, membre du Comité de la condition féminine et membre du Conseil de la diversité.

«Mon père a travaillé chez Nexans pendant 40 ans. Il a dit "tu deviens membre de ce syndicat et tu t’impliques".»

En tant que femme, même si son père travaillait au même endroit, on lui faisait parfois des remarques et elle battait en retraite.

«Grâce aux cours du syndicat, je connais maintenant mes droits, et je m’affirme.»

Kendall se souvient d’une assemblée du Conseil sur les religions en Inde : hindouisme, sikhisme, islam, bouddhisme et christianisme.

«C’est vraiment intéressant! Nous sommes tous si naïfs avec nos stéréotypes, pensant que les gens sont tous pareils : c'est faux.»

La diversité au-delà du Conseil

Au-delà du Conseil de la diversité, la section locale encourage les membres de différents milieux culturels à s’impliquer dans le syndicat.

Fred Waroma travaille aux procédés d’extrusion depuis sept ans, à mettre des gaines sur les câbles à moyenne tension. Parce qu’il siège au Comité de santé et de sécurité, Fred se sent plus lié au syndicat.

«J’ai toujours aimé le travail bénévole. Au Kenya, je participais à des activités communautaires. Je peux le faire ici aussi grâce au syndicat. C’est un autre moyen de s'impliquer dans la collectivité, d’aider les gens.»

Joseph Intia, un Philippin parmi plusieurs autres, a été encouragé à devenir actif dans le syndicat et, après avoir assisté à plusieurs assemblées, il a posé sa candidature comme garde, et présenté celle d’un autre membre philippin.

«D’une certaine façon, je suis devenu un modèle pour mes confrères, affirme Joseph. Je les encourage à venir aux réunions et à y participer. C’est un endroit où on peut être informés.»

Respect

Le travail du Conseil de la diversité s’est élargi en vue d’ouvrir le dialogue au travail sur la santé mentale et les problèmes de toxicomanie.

«Nous devons nous occuper de nos membres et nous assurer que nous traitons toutes les personnes équitablement avec dignité et respect, et de manières différentes selon leurs difficultés individuelles», explique Brad.

Brad donne ce conseil aux sections locales des Métallos qui envisagent d’établir un programme de diversité : «N’hésitez pas!»

Cet article apparaît dans l'édition de novembre 2018 de la mise à Métallos@l'œuvre.

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