Un nouvel ALENA pour tous les travailleurs

Pendant que les renégociations de l’ALENA s’éternisent, les Métallos et nos alliés répètent sans relâche aux gouvernements canadien, américain et mexicain un message clair : un nouvel accord doit protéger les bons emplois, améliorer les niveaux de vie et renverser l’inégalité croissante.

Une lettre ouverte cosignée par les dirigeants du Syndicat des Métallos et de Los Mineros (Le Syndicat mexicain des mineurs) a éveillé l’attention des médias en janvier dernier lors des négociations de l’ALENA à Montréal.

«Les travailleurs que nous représentons dans le secteur privé au Québec, au Canada, aux États-Unis et au Mexique suivent avec beaucoup d’appréhension les négociations entourant l’ALENA», indiquait la lettre coécrite par Ken Neumann, directeur national pour le Canada des Métallos, Alain Croteau, directeur du Québec, Leo Gerard, président international, et Napoleon Gomez, président de Los Mineros.

«Alors que l’avenir même de l’accord est en jeu, nous souhaitons passer un message aux négociateurs : un nouvel accord devra enfin prendre en compte les intérêts des travailleurs et travailleuses ou il ne sera pas», la lettre déclarait.

«Dans sa forme actuelle, l’ALENA a accentué les inégalités et limité la capacité d’agir des États. Les travailleurs et travailleuses en ont assez de passer en dessous de la table, au profit des intérêts des riches et des puissants. Ne nous y trompons pas, en tant que syndicalistes, nous ne sommes pas opposés au commerce, bien au contraire. Plusieurs emploisen dépendent. Mais cela ne dispense pas les négociateurs au chevet de l’ALENA de devoir conclure un accord plus juste, plus démocratique, qui crée un marché nord-américain plus sûr, plus équitable pour les travailleurs de nos trois pays».

Le premier ministre canadien Justin Trudeau s’est présenté comme un champion d’un soi-disant ALENA «progressiste».

Un accord «progressiste» en apparence seulement

Pour qu’il soit vraiment progressiste, un accord commercial doit comporter des dispositions rigoureuses et exécutoires sur des enjeux clés comme les droits des travailleurs et les normes environnementales. La crédibilité de Justin Trudeau a subi un coup dur en janvier quand le gouvernement a conclu des négociations secrètes sur le Partenariat transpacifique (PTP), un accord commercial favorable aux entreprises des 11 pays de la côte du Pacifique.

Avant les élections fédérales de 2015, Justin Trudeau avait dénoncé les négociations secrètes des conservateurs sur le PTP. Il avait promis un gouvernement libéral ouvert et transparent pendant la conclusion d’accords commerciaux.

Les libéraux ont poursuivi les mêmes négociations secrètes du PTP. Face au sort incertain de l’ALENA, Justin Trudeau tenait absolument à conclure un accord transpacifique.

À mesure que les détails du PTP s’ébruitent, les raisons pour lesquelles le gouvernement Trudeau a tenu les Canadiens dans l’ignorance deviennent très claires. L’accord sapera davantage les assises manufacturière et industrielle du Canada, éliminera les emplois de la classe moyenne et affaiblira les salaires et les conditions de travail.

Le PTP appuie les droits et le pouvoir des entreprises, alors que les travailleurs canadiens de l’automobile, de l’acier, des laiteries, du transport et de la construction devront lutter contre une concurrence déloyale provenant de l’Asie où les normes du travail, de sécurité et environnementales sont laxistes.

Le PTP enracine un des plus grands échecs de tels accords commerciaux, le système de règlement des différends, qui permet aux multinationales de poursuivre notre gouvernement devant des tribunaux secrets si elles jugent que nos lois portent atteinte à leur capacité de réaliser des profits.

Incroyablement, le gouvernement Trudeau se bat aussi pour préserver ce système dans un nouvel ALENA, alors que même le gouvernement américain de la droite admet qu’il doit être retiré de l’accord.

«Malgré les efforts désespérés du gouvernement Trudeau pour signer le PTP, le Japon, l’Australie et le Vietnam, les ont sérieusement déjoués. Devant faire un choix entre un mauvais accord ou aucun accord, le premier ministre a cligné des yeux», a constaté Ken Neumann.

Les libéraux peuvent s’attribuer le mérite d’un changement en particulier, celui d’avoir insisté sur une révision cynique du titre officiel du PTP. Le nouvel accord porte maintenant le titre d’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste. Cependant, il n’est «progressiste» qu’en apparence.

Un ALENA plus juste, plus démocratique

Les Métallos ne s’opposent pas au commerce. Bien au contraire, nous reconnaissons que de nombreux emplois dépendent du commerce et croyons que les accords commerciaux doivent rehausser le niveau de vie de tous les travailleurs et renverser l’inégalité croissante.

Le gouvernement du Canada doit admettre que l’ALENA est confronté à une crise de légitimité politique parce qu’il fait passer les droits et le pouvoir des entreprises avant les emplois canadiens et des normes du travail et environnementales sérieuses.

Un nouvel accord doit viser à construire un marché plus équitable, démocratique et plus sûr. Il doit servir les intérêts des travailleuses et travailleurs.

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