Un nouveau jugement percutant : les attaques inconstitutionnelles contre les travailleurs doivent cesser


«La dernière décision judiciaire condamnant les violations "draconiennes" des droits et libertés constitutionnels des travailleuses et travailleurs canadiens doit marquer la fin des attaques gouvernementales contre les droits de négociation partout au pays», a déclaré Ken Neumann, directeur national du Syndicat des Métallos.

«Pendant de nombreuses années, nos tribunaux, y compris la Cour suprême du Canada, ont souvent invalidé les efforts législatifs des gouvernements libéraux et conservateurs visant à supprimer les droits fondamentaux à la liberté d'association et à une véritable négociation collective au Canada», a-t-il indiqué.

«Il n'est pas surprenant que la Cour du Banc de la Reine du Manitoba ait annulé la tentative du gouvernement provincial conservateur d'imposer une telle loi aux employés du secteur public, la qualifiant de "mesure draconienne" qui viole la Charte des droits et libertés.»

Le Syndicat des Métallos est membre du Partnership to Defend Public Services (partenariat pour la défense des services publics), lequel représente plus de 110 000 travailleurs et a contesté avec succès la loi inconstitutionnelle du Manitoba, ce qui a donné lieu à la décision judiciaire du 11 juin.

«Les Métallos sont fiers de faire partie de cette importante victoire pour les droits et libertés de toute la population ouvrière et notre démocratie», a déclaré Stephen Hunt, directeur du syndicat pour l'Ouest du Canada.

«Notre syndicat continuera de lutter contre ces mauvaises lois inconstitutionnelles qui portent atteinte aux droits fondamentaux des travailleurs. La protection du droit de négocier collectivement est essentielle si nous voulons défendre les bons emplois et améliorer les conditions de travail et le niveau de vie de tous les Canadiens», a‑t-il ajouté.

Les Métallos comptent parmi les quelque 40 syndicats qui représentent 270 000 travailleurs dans tout l'Ontario et qui ont déposé une contestation constitutionnelle du projet de loi 124, une loi anti-ouvrière imposée par le gouvernement conservateur de Doug Ford.

«Manifestement, le projet de loi 124 viole les droits à la négociation collective et à la liberté d'association que garantit la Charte canadienne des droits et libertés», a fait remarquer Marty Warren, directeur du syndicat pour l'Ontario et le Canada atlantique.

«La décision du tribunal manitobain et toutes les décisions précédentes qui ont confirmé ces droits fondamentaux envoient un message clair au gouvernement Ford qu'il devrait abroger immédiatement sa propre loi inconstitutionnelle», a soutenu Marty Warren.

Selon Dominic Lemieux, directeur québébois des Métallos, la dernière décision judiciaire devrait inciter les gouvernements à changer de cap et à collaborer avec le mouvement syndical à un programme de relance économique post-pandémique.

«Une attaque antisyndicale, c’est une attaque contre tous les syndicats. Cette victoire en est une pour tous les travailleurs. Les gouvernements doivent cesser leurs attaques antisyndicales et plutôt chercher des moyens de relancer l’économie, de concert avec les organisations syndicales», a fait valoir Dominic Lemieux.

Demandes de presse

Merci

Merci de nous avoir contacté. Nous vous répondrons rapidement.

Contacts Médias

Directeur du département des communications :
Bob Gallagher
bgallagher@usw.ca
416-544-5966 or
416-434-2221 

Département des communications :
Nicole Desnoyers
ndesnoyers@usw.ca
416-544-5991 

Département des communications - Québec
Clairandrée Cauchy
ccauchy@metallos.ca
514-774-4001 

 

Adresse postale

Syndicat des Métallos
234, avenue Eglinton est, 8
e étage 
Toronto, ON M4P 1K7