Enfin vaccinés : Les Métallos sont heureux, soulagés de recevoir les vaccins contre la COVID-19


Les travailleuses et travailleurs de la santé sont aux premières lignes dans la pandémie de la COVID-19. Ils ont subi de plein fouet l’assaut du virus et ont été témoins des nombreux moments tragiques que la pandémie entraîne dans son sillage. L’année dernière, nous avons tous poussé un soupir de soulagement en apprenant que des vaccins avaient été approuvés pour enfin nous protéger. Tandis que la vaccination s’accélère partout au pays, nous avons parlé à des Métallos du secteur des soins de santé afin de connaître leurs expériences et de découvrir ce que signifie pour eux d’avoir reçu un vaccin. 

Maria Santos, SL 1-207
Edmonton

Maria Santos est une infirmière auxiliaire autorisée dans une maison de retraite d’Edmonton. Elle travaille des quarts de nuit où elle est en contact avec 13 à 16 résidents et membres du personnel. Tous les quarts ne sont pas les mêmes selon les besoins des résidents, mais une chose de change pas : assurer leur sécurité constitue une des tâches primordiales.

Maria était heureuse de savoir que des vaccins étaient enfin disponibles, mais elle avait aussi des questions, entre autres, sur leur fonctionnement et la façon dont son corps accepterait un vaccin. Elle a réfléchi et conclu que la vaccination sert finalement à assurer notre sécurité et celle des autres.

«Ma joie de me faire vacciner était plus grande que ma peur», a affirmé Maria.

Quant aux autres, Maria leur recommande de s’adresser à leur médecin de famille s’ils ont des craintes, mais, en bout de ligne, notre vie vaut la peine d’être protégée, et le vaccin y contribuera.

Allyza Delmas, SL 1-207
Edmonton

Allyza est aide-soignante dans une maison de retraite d’Edmonton. Dans sa journée, Allyza aide les résidents à prendre leurs repas et leurs médicaments, à faire des exercices et à se préparer pour leur journée ou à aller dormir. Pendant son quart, elle est en contact avec environ 12 à 14 personnes ou est exposée à ces dernières.

Craignant pour la sécurité des membres de sa famille et voyant que des gens partout au Canada se font vacciner, Allyza a éprouvé un certain soulagement. Allyza admet qu’elle a eu ses propres doutes sur la vaccination – elle n’était pas la première en ligne. Toutefois, quand elle a vu des collègues en qui elle a confiance recevoir le vaccin, elle les a rejoints.

«Tous ceux qui le peuvent devraient se faire vacciner, car nous en profitons tous. Faites confiance aux gens qui ont conçu ces vaccins. Ils l’ont fait pour notre bien collectif. Nous pouvons retourner à un semblant de normalité et ne plus avoir peur», a indiqué Allyza.

Audra Nixon, SL 9211
Maxville (Ontario)

Audra Nixon, membre de la SL 9211, travaille dans un établissement de soins de longue durée à Maxville (Ontario) qui a été touché seulement près de neuf mois après l’apparition du virus, moment où les journées des soignants ont commencé à s’allonger et à devenir plus exténuantes que jamais. Entre enfiler et enlever l’équipement de protection individuelle au complet de 75 à 100 fois par quart et voir la tristesse des résidents en isolement, la charge était pesante. La plupart des jours, le cycle alternait entre le travail et la maison, avec un mélange d’isolement.

Quand les vaccins ont été approuvés et sont arrivés, Audra s’est dit, «Il y a enfin de l’espoir». Elle était ravie de pouvoir se faire vacciner.

Audra ne se protégeait pas seulement elle-même, mais aussi son entourage, y compris sa famille et les résidents avec qui elle est en contact. Cette piqûre était un premier pas vers une amélioration de la situation – nous protéger les uns les autres.

Janis Trotman, SL 8300 des Métallos
Toronto

Janis Trotman, préposée au soutien personnel dans une maison de retraite à Toronto et membre de la SL 8300 des Métallos, aide à répondre aux besoins quotidiens des résidents, comme les repas et l’hygiène. Depuis le début de la pandémie de COVID-19, le personnel est affecté à des points de distribution et travaille chaque quart aux deux mêmes étages. 

Pendant la première vague de la pandémie, Janis a remarqué que les personnes qu’elle côtoyait étaient très anxieuses. Elle craint que les cas ne repartent à la hausse. Or tout le personnel est fatigué. Toutefois, comme elle travaille avec une population vulnérable, elle demeure extrêmement vigilante.

Comme son lieu de travail figurait en tête de liste pour la vaccination, Janis a décidé de recevoir le vaccin immédiatement «au lieu de continuer à m’inquiéter à ce sujet».

Finalement, Janis a conclu qu’en se faisant vacciner elle se protègerait et protégerait son entourage, évitant ainsi à tous de tomber gravement malades ou de mourir. Comptant des membres âgés dans sa famille, Janis s’est dit que si elle voulait les revoir en toute sécurité, le fait d’être vaccinée lui permettrait de le faire plus rapidement.

Liezsel Caraiso, SL 8300 des Métallos
Toronto 

Depuis la pandémie de COVID-19, Liezsel, serveuse en chef dans une maison de retraite à Toronto et membre de la SL 8300 des Métallos, a assumé de nouvelles fonctions dans le système de points de distribution à son lieu de travail, où le personnel travaille chaque quart aux deux mêmes étages.

L’année a été longue pour Liezsel et elle a dû s’adapter de nombreuses fois. Même si son travail n’est pas dur physiquement, la pandémie l’a rendu plus difficile sur le plan émotionnel. Ce qui allait de soi avant la pandémie, comme la socialisation avec ses collègues, lui a manqué.

Lorsque Liezsel et ses collègues de travail sont devenus admissibles au vaccin, elle nous révèle ne pas s’être empressée parce qu’elle ne possédait pas assez d’information. Cependant, elle s’est adressée à un membre de sa famille, qui travaille aussi dans la santé et, ensemble, ils ont étudié les faits.

Une fois convaincue, elle s’est fait vacciner! Liezsel est reconnaissante qu’elle et ses collègues de travail aient reçu le vaccin en priorité. Elle a eu le sentiment d'être importante et que l’on respectait son travail. Voici la dernière remarque de Liezsel à propos du vaccin : «Il aidera à vous protéger et à protéger les autres. C’est le meilleur moyen d'avancer tous ensemble.»

Pierre Ho, SL 8300 des Métallos
Toronto

Pierre travaille comme sous-chef dans une maison de retraite à Toronto. Il est membre de la SL 8300 des Métallos et responsable de tout le personnel de cuisine. Ensemble, ils préparent les repas quotidiens des résidents.

Quand la pandémie a frappé, le personnel de cuisine a manqué de fournitures, notamment de denrées alimentaires et d’eau. Ils ont dû aussi composer avec des problèmes de planification en raison de la réaffectation du personnel, des règles de distanciation et des moyens limités dans la cuisine. À partir de ce moment, la santé et la sécurité ont constitué la priorité dans la cuisine.

Quand les vaccins sont devenus disponibles, Pierre a pensé, «Enfin! C’est ce que tout le monde attendait!» Il admet s’être inquiété personnellement – surtout des réactions de son corps et de l’efficacité du vaccin. Après avoir effectué quelques recherches et consulté le directeur des soins de l’établissement, il était convaincu. Le fait que le directeur des soins ait été le premier à recevoir une injection a encouragé le reste du personnel à en faire autant.

Pierre croit que c’est notre responsabilité de citoyen de nous faire vacciner. Ça ne donnera des résultats que si la vaste majorité d’entre nous est vaccinée, ce qui est mieux que ce qu’on peut attendre de la COVID-19 : douleurs, blessures et mort. Il encourage les autres à consulter leur médecin et à éviter les fausses nouvelles.

Cheri Sorenson, SL 9329 des Métallos
Windsor (Ont.)

Cheri Sorenson est préposée aux bénéficiaires dans un établissement de soins prolongés à Windsor. Elle aide les résidents avec leurs soins personnels et leurs repas.

Dans la première vague de la pandémie, Cheri s’est révélée positive au test de dépistage pour la COVID-19. Elle a eu de la chance de s’en sortir et de pouvoir continuer à travailler. Son établissement a fait venir du personnel en renfort, allégeant un peu les charges de travail. Malgré tout, Cheri sait que nous devrons tous faire un effort maximal pour aplanir le pic des contaminations et nous faire vacciner pour venir à bout de la maladie.

Quand les vaccinations ont commencé, Cheri était nerveuse. Après le résultat positif de son test de dépistage de la COVID-19, elle ne savait pas comment son corps réagirait. Cependant, elle a vu les autres y aller en premier et elle s’est sentie plus à l’aise. Elle savait aussi que c’est ce qu’elle devait faire pour protéger sa famille et les membres de sa collectivité. Il ne s’agit pas seulement d’une personne, mais de nous tous.

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