Les Métallos appuient les étudiants et les employés de l’Université Laurentienne


À l’attention de :
Association des professeures et professeurs de l’Université Laurentienne
Syndicat des employés de l’Université Laurentienne
Associations étudiantes de l’Université Laurentienne

Chers collègues,

Le Syndicat des Métallos et ses sections locales 1998, 2010 et 4120, qui représentent 12 000 employés de l’Université de Toronto, de l’Université Queen’s et de l’Université de Guelph, appuient les étudiants, les professeurs et le personnel de l’Université Laurentienne qui demandent aux gouvernements ontarien et canadien d’intervenir afin d’arrêter la procédure d’insolvabilité à l’Université Laurentienne et de fournir le financement permettant d’assurer sa viabilité à long terme.

La situation à l’Université Laurentienne a mis au jour une crise qui s’amplifie depuis longtemps dans le système universitaire ontarien. Il s’agit de la pire conséquence à ce jour d’un modèle de financement déficient qui place l’Ontario au dernier rang au pays en matière de financement public par étudiant, et force les étudiants à payer les frais de scolarité les plus élevés au pays. Une telle érosion délibérée du financement public nuit à toutes les universités, mais encore plus aux établissements de moins grande envergure et à ceux du Nord, comme l’Université Laurentienne.

Les conséquences de cette crise de financement se conjuguent à une érosion coïncidente de la tradition d’une gouvernance et d’une administration transparentes, responsables et collégiales des universités. L’Université Laurentienne et d’autres universités bafouent de plus en plus leurs statuts et règlements, et retirent les professeurs, les employés et les étudiants des processus décisionnels

L’Association des professeures et professeurs de l’Université Laurentienne mérite d’être reconnue parce qu’elle a à maintes reprises sonné l’alarme, alertant les autorités qu’une gouvernance et une administration secrètes entraînaient des décisions irréfléchies qui ne faisaient qu’exacerber les problèmes financiers de l’université. Le fait que ces préoccupations aient été ignorées non seulement par l’administration et le Conseil des gouverneurs de l’Université Laurentienne, mais aussi par le gouvernement de l’Ontario, constitue une parodie

En effet, c’est en soi un scandale que le gouvernement provincial feigne l’ignorance et la surprise relativement à la crise financière à l’Université Laurentienne, alors qu’en réalité, le gouvernement compte quatre représentants au Conseil des gouverneurs de l’université. À chaque étape, les représentants du gouvernement ont participé aux processus décisionnels désastreux à l’université.

Compte tenu de l’échec inexcusable de la surveillance et du pire modèle de financement au Canada, le gouvernement de l’Ontario est complice dans cette situation sans précédent et évitable à l’Université Laurentienne. Le gouvernement doit intervenir en vue d’arrêter la procédure d’insolvabilité, de résoudre immédiatement le sous-financement chronique de l’université et d’éliminer les menaces auxquelles se heurtent ses étudiants, ses professeurs, ses employés et les collectivités qu’elle dessert.

Aussi, à la lumière de son mandat triculturel d’appuyer les collectivités francophone, anglophone et autochtone, qui fait partie intégrante de son rôle unique dans le tissu économique, social et culturel du nord-est de l’Ontario depuis plus de 60 ans, le gouvernement fédéral partage également la responsabilité d’assurer l’avenir de cette université.

La crise à l’Université Laurentienne a dévoilé la nécessité indubitable de réformes à un système universitaire meurtri par le sous-financement et des structures administratives et de gouvernance défaillantes. L’Université Laurentienne, et toutes les autres universités de l’Ontario, ne doivent pas être exploitées comme des entreprises privées à but lucratif, où l’éducation des étudiants et les postes des employés sont soumis aux aléas et aux risques de la procédure d’insolvabilité.

Les membres des sections locales 1998, 2010 et 4120 du Syndicat des Métallos, ainsi que les Métallos partout en Ontario et au pays, appuient de tout cœur la campagne réclamant l’intervention immédiate du gouvernement provincial et du fédéral afin d’assurer la viabilité à long terme de l’Université Laurentienne. Nous demeurons solidaires avec vous à chaque étape de cette lutte.

Solidairement,

La présidente,
SL 1998 des Métallos
(Université de Toronto)
Colleen Burke

 

La présidente,
SL 2010 des Métallos
(Université Queen’s)
Kelly J. Orser

 

La présidente,
SL 4120 des Métallos
(Université de Guelph)
Liz Cherry



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