Vivre dans l’ombre d’un génocide


J’ai grandi sur une ferme près du pensionnat de Marieval, à proximité de la Première Nation de Cowessess, en Saskatchewan. Ma famille y a vécu jusqu’à mes 17 ans. J’ai de bons souvenirs de la vie en milieu rural, du temps où on épierrait les champs et battait le grain en famille. J’ai été élevé dans la foi catholique et j’ai fréquenté une école locale où mes amis et moi-même avions des religieuses comme enseignantes. Nous achetions du poisson de nos voisins autochtones, qui les pêchaient dans le lac Crooked et à Calling Lakes, et qui cultivaient les terres agricoles avec nous en périodes chargées.

L’annonce de la découverte de 751 sépultures anonymes près du «pensionnat» de Marieval me remplit de chagrin et me fait réfléchir. Là où j’ai passé ma jeunesse à travailler, à étudier et à rire avec ma famille, des générations d’enfants autochtones étaient traités avec cruauté et séparés de leurs familles, même à leur mort.

Les mauvais traitements et la misère n’étaient pas cachés. Les gouvernements et les églises étaient tellement arrogants et persuadés du bien-fondé de leurs politiques génocidaires qu’ils ne camouflaient pas leurs crimes. Les familles de colons ne posaient pas de questions ou ils ne connaissaient pas suffisamment leurs voisins autochtones pour entendre parler de ce qui se passait dans les «pensionnats». Même si de nombreux parents et enfants ont résisté, l’oppression et la discrimination ont suscité la peur, et la peur le silence.

Peu importe à quel point les Canadiens non autochtones trouvent difficile d’affronter cette horrible vérité sur le système de «pensionnats» indiens, la situation est beaucoup, beaucoup plus pénible pour les familles et les communautés autochtones. Leur peine et leur guérison doivent être au cœur de tout ce que nous faisons maintenant afin de poursuivre le travail de réconciliation nécessaire.

Le directeur national,
Ken Neumann

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