·  Métallos@l'œuvre, printemps 2022

Deux grèves mènent à des victoires marquantes

Un groupe de quelque 20 femmes souriantes et brandissant des pancartes, près de la ligne de piquetage devant leur centre de la petite enfance.Il n’y avait pas de chaise sur la ligne de piquetage du centre de la petite enfance Au jardin de Pierrot, à Rouyn-Noranda. «On a choisi de mener cette bataille debout, avec le sourire, en parlant aux gens. On s’est dit ‘on veut se faire voir, se faire entendre, on veut être belles!’», explique la présidente de l’unité de la SL 9291, Manon Leclerc.

La fierté est aussi perceptible dans la voix de sa consoeur Patsy Ouellet du CPE Touchatouille à Port-Cartier lorsqu’elle parle de la grève de deux mois déclenchée le 13 octobre dernier. «Nous avons été des pionnières», reconnaît la présidente d’unité de la SL 7065.

En effet, alors que les autres syndicats y allaient de journées de grève isolées, ces femmes métallos y sont allées ‘all-in’, «tannées des reculs» et de voir qu’elles gagnaient moins en arrivant avec leur technique collégiale qu’un vendeur de chaussures. «On voulait être reconnues à notre juste valeur. Les filles étaient à bout de souffle par manque de personnel, parce que les salaires étaient trop bas», insiste Patsy.

Ces gauloises métallos ont donné l’impulsion au mouvement de grève à travers le Québec, alors que se sont multipliés les mandats de grève générale. Cela a mené à une reprise fructueuse des négociations.

Le plus dur? La pluie, le froid et le seuil psychologique de la fin du premier mois, quand rien ne bouge et qu’on se demande combien de temps il faudra tenir. «Le moral est revenu avec l’assemblée annuelle. Les filles sont revenues crinquées. On sentait que la grande famille Métallo nous soutenait», explique Patsy.

Celles qu’on a surnommé «les courageuses» sont retournées au travail la tête haute, avec un contrat à la hauteur de leurs espérances. «Ce n’est pas une négo à rabais. On a fait des gains», explique Manon Leclerc, particulièrement fière des hausses obtenues pour les corps de métiers où il y avait moins de travailleuses, comme les cuisinières. Patsy quant à elle se réjouit des ressources additionnelles pour les enfants en difficulté.

Un groupe de quelque 50 personnes portant des manteaux foncés et chapeaux d’hiver soulèvent le poing et sourient à la caméra – solidarité sur la ligne de piquetage à Contrecœur, au Québec.«Une grande réussite collective» chez ArcelorMittal

Victoire! C’est ce que peuvent clamer les 800 travailleurs et travailleuses des aciéries d’ArcelorMittal à Contrecoeur-Est et à Longueuil au terme de leur grève, du 2 au 27 février dernier.

Fin de la coexistence de deux régimes de retraite, hausses de salaires totalisant environ 26 % sur six ans et hausses substantielles du régime de retraite à prestations déterminées : «Ce contrat est à la hauteur des attentes et, surtout, de la détermination de nos membres. C’est une belle victoire de la solidarité», ont lancé du même souffle les trois représentants des sections locales, le président de la SL 6586, Jason Braconnier, le président de la SL 8897, François Lévesque, et le porte-parole de la SL 8060, Éric Imbeault.

Les salaires seront haussés de 9 $ sur six ans, soit une hausse d’environ 26 % sur la durée du contrat. Les assurances collectives sont aussi bonifiées.

Jalon important de l’histoire syndicale, la nouvelle convention collective met fin à la coexistence de deux régimes de retraite pour les nouveaux travailleurs. Dorénavant, les nouveaux syndiqués adhéreront automatiquement au régime de retraite à prestations déterminées, alors qu’auparavant ces derniers devaient choisir entre un régime à cotisations
déterminées et un régime à prestations déterminées.

«Aucun nouveau travailleur ne sera admis à un régime moins avantageux, c’est la fin des “orphelins” une fois pour toute. Le signal est fort pour la pérennité du régime de retraite à prestations déterminées et pour l’égalité entre tous les travailleurs», soulignent les représentants des sections locales.

Ce même régime de retraite à prestations déterminées sera bonifié graduellement. La rente passera de 59 $ par mois par année de service à 68 $ par mois par année de service au terme des six ans.

«Nos membres ont été solides sur les lignes de piquetage, tout comme dans la force des votes qu’ils nous ont donnés. C’est une grande réussite collective», concluent Jason Braconnier, François Lévesque et Éric Imbeault.

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