United Steelworkers Canada Nouvelles http://www.uswca.org/news/media-centre/articles/rss United Steelworkers Canada News Feed Wed, 09 Dec 2015 13:52:00 -0500 AMPS en hourly 1 Notices biographiques de déléguées à la Conférence internationale sur la condition féminine 2018 - Le District 7 à 13 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/notices-biographiques-de-deleguees-a-la-conference-internationale-sur-la-condition-feminine-2018-le-district-7-a-13 Tue, 16 Oct 2018 12:00:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/notices-biographiques-de-deleguees-a-la-conference-internationale-sur-la-condition-feminine-2018-le-district-7-a-13  

Nous avons posé à certaines de nos consœurs les plus éminentes qui assistent à la Conférence internationale sur la condition féminine de 2018 à Toronto (Ontario) quelques questions sur leur rôle de militante et d'autres sujets. Jetez un coup d'œil à leurs biographies ci-dessous.

DISTRICT 10

evelyncrreNom : Evelyn Cruz Redd

No de section locale : 1165-06

Ville domiciliaire : Coatesville (Penn.)

Employeur : AGC Chemical

Titre de poste : Technicienne au contrôle de la qualité

Est-ce la première conférence des Femmes d’acier à laquelle vous assistez? Sinon, à quand remonte votre première conférence? Non, c’est la deuxième à laquelle j’assiste.

À quoi aviez-vous ou avez-vous le plus hâte? Éducation et croissance personnelle

Que signifie pour vous être une «Femme d’acier»? Ça signifie beaucoup pour moi. Je suis la seule femme à mon travail, la seule Femme d’acier. Par conséquent, le fait de savoir que j’ai des droits en tant que femme est important. J’y suis la Femme d’acier.

Selon vous, comment le Syndicat des Métallos ou les syndicats pourraient-ils contribuer à la lutte pour la véritable égalité des femmes? Grâce au syndicat, les femmes ont les mêmes droits que les hommes. La seule différence réside dans le genre. On n’entend plus dire : «Tu ne peux pas faire telle chose parce que tu es une femme», ce qui a beaucoup aidé un grand nombre de femmes, en particulier celles capables d’accomplir certaines tâches mieux que les hommes.

Si vous pouviez décrire votre section locale en un mot, quel serait-il? (Soyez gentille!) Améliorée

Si vous deviez vivre sans votre téléphone, Netflix, le fromage ou les hommes, que laisseriez-vous tomber? Netflix

staceyjoNom : Stacey Jones

No de section locale : 1165

Ville domiciliaire : Coatesville (Penn.)

Employeur : ArcelorMittal

Titre de poste : Technicienne opératrice principale, machine à façonner les vis numéro un

Est-ce la première conférence des Femmes d’acier à laquelle vous assistez? Sinon, à quand remonte votre première conférence? Non. J'ai probablement assisté à quatre ou cinq.

À quoi aviez-vous ou avez-vous le plus hâte? J'ai hâte de rencontrer de nouvelles personnes, de me renseigner et de transmettre de l'information à ma section locale. Le plus intéressant est de rencontrer toutes les femmes et de les revoir à une autre conférence plus tard. Je fais un câlin aux nouveaux membres de la Prochaine génération pour leur dire qu'ils sont les bienvenus. Je suis comme ça. Miss Hospitalité, c'est moi. J'ai ça dans le sang.

Que signifie pour vous être une «Femme d’acier»? Les Femmes d'acier représentent beaucoup de choses, surtout quand les gens me demandent quel est mon rôle à la section locale. Je réponds que je suis la présidente des Femmes d'acier. Notre comité est devenu actif dans la localité. Par exemple, nous visitons des personnes endeuillées et nous leur apportons de la nourriture, des fleurs et des fruits pour les réconforter un peu. Nous avons l'occasion de nous réunir et de nous entretenir de questions dont nous ne pouvons discuter avec les hommes.

Selon vous, comment le Syndicat des Métallos ou les syndicats pourraient-ils contribuer à la lutte pour la véritable égalité des femmes? Je pense que c'est en donnant aux femmes de plus grandes possibilités et en les encourageant à siéger au bureau exécutif : ne pas simplement attendre, mais aller de l’avant. Le syndicat nous encourage. Le temps de laisser les autres assumer les responsabilités est révolu. Le moment est venu de nous manifester et de nous exprimer.

Si vous pouviez décrire votre section locale en un mot, quel serait-il? Géniale

Si vous deviez vivre sans votre téléphone, Netflix, le fromage ou les hommes, que laisseriez-vous tomber? Je n'ai jamais regardé Netflix. Je dirais donc, Netflix.

carolynscNom : Carolyn Scott

No de section locale : 1165

Ville domiciliaire : Coatesville (Penn.)

Employeur : ArcelorMittal (laminoir à tôles fortes)

Titre de poste : Responsable des mises à l'essai

Est-ce la première conférence des Femmes d’acier à laquelle vous assistez? Sinon, à quand remonte votre première conférence? C'est la deuxième pour moi.

À quoi aviez-vous ou avez-vous le plus hâte? J'apprends. C'est un processus d'apprentissage. Je vais acquerrir des notions à rapporter aux femmes, d'abord dans mon entreprise et ensuite au sein de ma collectivité, car je crois que les femmes en général devraient se soutenir entre elles.

 

Que signifie pour vous être une «Femme d’acier»? À titre de parent unique, c'est grâce aux Femmes d'acier si je peux subvenir aux besoins de ma famille. J'ai l'impression d'être aussi forte que les tôles que je fabrique. La chose dont je suis la plus fière est d'être syndiquée. J'ai un salaire équitable parce que je fais partie d'un atelier syndical. Les confrères qui m'ont précédée ont tracé la voie pour que je gagne un salaire décent et puisse faire vivre ma famille. Je n'aurais jamais pu y arriver au salaire minimum. Il faudrait alors que j'aie deux emplois, et qui élèverait mes enfants? Dieu merci, j'ai trouvé un poste syndiqué qui me permet de voir aux besoins de ma famille. Un jugement de la cour a contraint mon employeur à embaucher des personnes de couleur et des femmes, et c'est comme ça que j'ai eu mon travail. Ils ont eu deux crédits pour le prix d'un avec moi!

Selon vous, comment le Syndicat des Métallos ou les syndicats pourraient-ils contribuer à la lutte pour la véritable égalité des femmes? D'abord, nous devons nous soutenir les unes les autres. Si une femme mène une bataille, celle-ci nous appartient à toutes. Il faut commencer par nous soutenir mutuellement. On peut établir des réseaux en tant que membre des Femmes d'acier et, si on fait l'objet de discrimination, on appelle les autres femmes et on leur explique ce qui arrive. Puis en tant que groupe, on dit : «Non, vous ne pouvez pas faire ça!» Si on n'exige pas le respect en tant que femme, on ne l'aura jamais.

Si vous pouviez décrire votre section locale en un mot, quel serait-il? Loyale

Si vous deviez vivre sans votre téléphone, Netflix, le fromage ou les hommes, que laisseriez-vous tomber? Je peux me passer des quatre. Ils peuvent tous disparaître. Je pourrais les laisser aller sans aucune hésitation. Sans blague.

DISTRICT 11

marketaanNom : 
Marketa Anderson

No de section locale : 9349

Ville domiciliaire : Chisholm (Minn.)

Employeur : Range Center Inc., un centre d'hébergement et de formation professionnelle pour les personnes atteintes de troubles physiques et mentaux

Titre de poste : Responsable des services de soutien

Est-ce la première conférence des Femmes d’acier à laquelle vous assistez? Sinon, à quand remonte votre première conférence? C'est la deuxième au Canada. J'ai assisté à toutes les conférences depuis 2002.

À quoi aviez-vous ou avez-vous le plus hâte? Les cours : «Des esprits sains…» et «Mieux veiller à la santé et la sécurité des femmes».

Que signifie pour vous être une «Femme d’acier»? Les Femmes d'acier sont importantes parce qu'elles nous donnent un moyen d'être actives au sein du syndicat. Mon bureau exécutif est entièrement composé de femmes, à l'exception d'un homme. Je suis avantagée parce que l'unité comprend majoritairement des femmes. C'est l'une des plus grandes, avec 150 personnes, dont peut-être 10 hommes. Les hommes doivent travailler pour être actifs.

Selon vous, comment le Syndicat des Métallos ou les syndicats pourraient-ils contribuer à la lutte pour la véritable égalité des femmes? Depuis que je suis active, j'ai entendu dire que plus de femmes occupent des postes de responsabilité, mais je n'en ai pas été témoin. Je ne vois personne là-haut avec Carol (Landry, vice-présidente du Syndicat des Métallos).

Si vous pouviez décrire votre section locale en un mot, quel serait-il? Famille

Si vous deviez vivre sans votre téléphone, Netflix, le fromage ou les hommes, que laisseriez-vous tomber? Netflix

christinegaNom : Christine Gardiner

No de section locale : 11-0001, syndic et déléguée syndicale en chef au comité des travailleuses et travailleurs

Ville domiciliaire : Joliet (Mont.)

Employeur : Sibanye Stillwater (mine, affinerie et fonderie de palladium et de platine)

Titre de poste : Principale opératrice chargée du four et des convertisseurs dans la fonderie ou d'autres secteurs

Est-ce la première conférence des Femmes d’acier à laquelle vous assistez? Sinon, à quand remonte votre première conférence? Il s'agit de ma première conférence internationale sur la condition féminine, mais j'ai déjà assisté à une conférence de district des Femmes d'acier.

À quoi aviez-vous ou avez-vous le plus hâte? Parler avec d'autres femmes de l'industrie minière et comparer leurs processus de travail, leurs conditions de travail et les mesures de sécurité.

Que signifie pour vous être une «Femme d’acier»? Qu'il faut livrer cette bataille chaque jour pour les femmes qui suivront.

Selon vous, comment le Syndicat des Métallos ou les syndicats pourraient-ils contribuer à la lutte pour la véritable égalité des femmes? C'est une question difficile. Nous devrons faire preuve de créativité parce que je ne pense pas que ce soit aussi évident que par le passé, comme lorsqu'il s'agit d'équité salariale. À l'heure actuelle, il existe encore plus d'inégalité sous la surface que nous devons régler.

Si vous pouviez décrire votre section locale en un mot, quel serait-il? Voix

Si vous deviez vivre sans votre téléphone, Netflix, le fromage ou les hommes, que laisseriez-vous tomber? Netflix

 
DISTRICT 13

suewaNom : Sue Walton

No de section locale : 985 L

Ville domiciliaire : Ada (Okla.)

Employeur : Flex-N-Gate

Titre de poste : Préposée à la presse

Est-ce la première conférence des Femmes d’acier à laquelle vous assistez? Sinon, à quand remonte votre première conférence? J'ai assisté à deux formations. Il s'agit de ma deuxième conférence internationale de la condition féminine. La première avait eu lieu à Pittsburgh, il y a deux ou trois ans.

À quoi aviez-vous ou avez-vous le plus hâte? Les conférencières sont toujours excellentes et les ateliers sont vraiment utiles.

Que signifie pour vous être une «Femme d’acier»? L'unification des femmes. J'aime les projets que nous faisons, comme le «Relais pour la vie» qui vise à recueillir des fonds pour la Société du cancer, et les fonds sont dirigés localement. Ces deux dernières années, nous avons réalisé huit projets qui ont permis de faire connaître notre syndicat, et maintenant, la collectivité vient vers nous.

Selon vous, comment le Syndicat des Métallos ou les syndicats pourraient-ils contribuer à la lutte pour la véritable égalité des femmes? Nous n'aurions pas l'égalité sans le syndicat. Je sais que sans le syndicat, les choses seraient complètement différentes pour les femmes.

Si vous pouviez décrire votre section locale en un mot, quel serait-il? Nécessaire

Si vous deviez vivre sans votre téléphone, Netflix, le fromage ou les hommes, que laisseriez-vous tomber? Le fromage

venessasmNom : Venessa Smith

No de section locale : 1226

Ville domiciliaire : Leesville (La.)

Employeur : Packaging Corporation of America

Titre de poste : Électromécanicienne d’instruments

Est-ce la première conférence des Femmes d’acier à laquelle vous assistez? Sinon, à quand remonte votre première conférence? Oui!

À quoi aviez-vous ou avez-vous le plus hâte? Une des choses que je veux vraiment faire est apprendre à gérer les questions de racisme et à défendre les droits des femmes.

Que signifie pour vous être une «Femme d’acier»? Je ne me suis pas impliquée quand ma présidente syndicale me l'a d'abord demandé, mais après je me suis dit que je pourrais essayer. Je me suis vraiment épanouie et j'ai eu énormément de soutien de toutes les femmes à l'usine.

Selon vous, comment le Syndicat des Métallos ou les syndicats pourraient-ils contribuer à la lutte pour la véritable égalité des femmes? Je crois que le syndicat est déjà très actif à promouvoir les comités. Bien des entreprises ne savaient pas que le comité de la condition féminine avait un mandat. Maintenant, nous pouvons faire passer le message. Quand nous entreprenons des projets, les gens les voient.

Si vous pouviez décrire votre section locale en un mot, quel serait-il? Encourageante

Si vous deviez vivre sans votre téléphone, Netflix, le fromage ou les hommes, que laisseriez-vous tomber? Mon téléphone


]]>
Notices biographiques de déléguées à la Conférence internationale sur la condition féminine 2018 - Le District 1 à 6 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/notices-biographiques-de-deleguees-a-la-conference-internationale-sur-la-condition-feminine-2018-1a6 Tue, 16 Oct 2018 12:00:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/notices-biographiques-de-deleguees-a-la-conference-internationale-sur-la-condition-feminine-2018-1a6 Nous avons posé à certaines de nos consœurs les plus éminentes qui assistent à la Conférence internationale sur la condition féminine de 2018 à Toronto (Ontario) quelques questions sur leur rôle de militante et d'autres sujets. Jetez un coup d'œil à leurs biographies ci-dessous.

DISTRICT 1

nicolepeNom : Nicole Perry

No de section locale : 979

Ville domiciliaire : Cleveland (Ohio)

Employeur : ArcelorMittal

Titre de poste : Technicienne à l’entretien et à la réparation, Contrôle de la qualité

Est-ce la première conférence des Femmes d’acier à laquelle vous assistez? Sinon, à quand remonte votre première conférence? Non, c’est la deuxième à laquelle j’assiste. J’ai participé à la conférence à Pittsburgh il y a trois ans.

À quoi aviez-vous ou avez-vous le plus hâte? La dernière conférence m’a incitée à aller de l’avant et à accepter la présidence du comité des Femmes d’acier et à me présenter comme trésorière, même si je n’ai pas gagné. Cette fois-ci, je veux obtenir de l’information afin d’amener plus de femmes à jouer un rôle dans ma section locale et d’encourager les comités à travailler ensemble, notamment les comités de la Prochaine génération, de l’intervention rapide et des vétérans.

Que signifie pour vous être une «Femme d’acier»? On se sent investies de pouvoir. C’est avoir un système de soutien à sa disposition. Je sais que chaque section locale est différente, mais pour moi c’est vraiment la solidarité féminine parce que j’ai eu de bonnes mentores qui étaient des Femmes d’acier. L’industrie dans laquelle je travaille n’accueille pas toujours bien les femmes, mais le fait d’avoir ce système de soutien nous permet d’avancer et d’effectuer les changements qui s’imposent.

Selon vous, comment le Syndicat des Métallos ou les syndicats pourraient-ils contribuer à la lutte pour la véritable égalité des femmes? Je crois que nous devons abandonner certaines de nos vieilles idées et nous efforcer d’inclure davantage les femmes. Selon moi, nous devons sensibiliser les membres masculins. Très souvent, quand ils cherchent à combler des emplois particuliers dans la section locale, ils se tournent automatiquement vers des hommes. Nous avons des comités «composés d’hommes», mais ce dont nous avons besoin c’est plus de comités «composés de personnes». Je suis d’avis qu’il nous faut respecter notre passé, mais aussi d’adopter de nouvelles traditions qui incluent tout le monde et mettent les gens à l’aise.

Si vous pouviez décrire votre section locale en un mot, quel serait-il? Généreuse

Si vous deviez vivre sans votre téléphone, Netflix, le fromage ou les hommes, que laisseriez-vous tomber? Netflix

kathyhaNom : Kathy Hardesty

No de section locale : 731

Ville domiciliaire : Chillicothe (Ohio)

Employeur : Glatfelter Paper

Titre de poste : Responsable de la sécurité de l'entretien

Est-ce la première conférence des Femmes d’acier à laquelle vous assistez? Sinon, à quand remonte votre première conférence? Non, j'ai déjà assisté à une conférence il y a longtemps.

À quoi aviez-vous ou avez-vous le plus hâte? À l'heure actuelle, je veux me renseigner sur le programme de l'ORME, parce que même si je suis en fin de carrière, je ne suis pas prête à laisser tomber le syndicat et l'activité syndicale.

Que signifie pour vous être une «Femme d’acier»? Chef de file, militante, compassion

Selon vous, comment le Syndicat des Métallos ou les syndicats pourraient-ils contribuer à la lutte pour la véritable égalité des femmes? Je pense qu'ils font du bon travail maintenant. J'y participe depuis un bon moment, et ils continuent de chercher à mobiliser de plus en plus de gens. Ils donnent aux femmes l'occasion d'apprendre en promouvant ce qu'elles peuvent faire et comment faire entendre leur voix.

Si vous pouviez décrire votre section locale en un mot, quel serait-il? (Soyez gentille!) Pro-syndicats, opinions fermes

Si vous deviez vivre sans votre téléphone, Netflix, le fromage ou les hommes, que laisseriez-vous tomber? Netflix

DISTRICT 2

jackieanNom : Jackie Anklam

No de section locale : 9899

Ville domiciliaire : Saginaw (Mich.)

Employeur : St. Mary’s of Michigan/Touchpoint

Titre de poste : Technicienne spécialiste de l'environnement

Est-ce la première conférence des Femmes d’acier à laquelle vous assistez? Sinon, à quand remonte votre première conférence? Non. La première a été celle de Toronto en 2009.

À quoi aviez-vous ou avez-vous le plus hâte? J'ai hâte d'obtenir de l'information que je rapporterai à ma section locale, surtout en vue d'inciter plus de femmes à jouer un rôle actif. Ce sera bien de redynamiser notre comité des Femmes d'acier, d'autant plus qu'environ 85% des membres de ma section locale sont des femmes.

Que signifie pour vous être une «Femme d’acier»? J'ai écouté beaucoup d'autres consœurs parler des obstacles qu'elles ont dû surmonter pour être actives à leur section locale. Je suis contente que la mienne ne connaisse pas de luttes semblables, comme la domination masculine, parce que je travaille principalement avec des femmes. Lorsque vous êtes nombreuses à collaborer en tant que Femmes d'acier sur un projet comme le bénévolat, ou sur une action comme la télésollicitation, vous avez un sentiment d'appartenance, d'agir vraiment en vue d'un monde meilleur. Les Femmes d'acier donnent une structure plus féminine au syndicat.

Selon vous, comment le Syndicat des Métallos ou les syndicats pourraient-ils contribuer à la lutte pour la véritable égalité des femmes? Tout d'abord, je pense qu'ils doivent mieux faire connaître en quoi consistent nos rôles exactement. Je crois aussi que cette sensibilisation doit s'accompagner d'un plus grand nombre de possibilités pour les femmes. Ils nous demandent d'intervenir lorsqu'ils ont besoin de nous pour des actions politiques ou des rassemblements. Nous répondons à l'appel, et je pense qu'ils dépendent énormément de nous. Cependant, ils doivent réaliser que si nous en avions la chance, nous pourrions mobiliser le syndicat encore davantage.

Si vous pouviez décrire votre section locale en un mot, quel serait-il? Diversifiée

Si vous deviez vivre sans votre téléphone, Netflix, le fromage ou les hommes, que laisseriez-vous tomber? Netflix

karenswNom : Karen Sweere

No de section locale : 247

Ville domiciliaire : Green Bay (Wis.)

Employeur : Procter and Gamble

Titre de poste : Technicienne-opératrice dans la section de Charmin

Est-ce la première conférence des Femmes d’acier à laquelle vous assistez? Sinon, à quand remonte votre première conférence? Non, c'est la deuxième.

À quoi aviez-vous ou avez-vous le plus hâte? Revoir les consœurs que je n'ai pas vues depuis la dernière conférence et en rencontrer de nouvelles. J'ai déjà fait la connaissance de quelques personnes qui sont tout simplement incroyables.

Que signifie pour vous être une «Femme d’acier»? Je suis très fière d'être une Femme d'acier parce que j'appuie tout ce que le syndicat représente et je veux donner aux femmes les moyens de réaliser leur plein potentiel.

Selon vous, comment le Syndicat des Métallos ou les syndicats pourraient-ils contribuer à la lutte pour la véritable égalité des femmes? Il peut nous aider simplement en appuyant toutes les questions que nous soulevons, en répondant à nos besoins et en collaborant avec nous à défendre les causes pour lesquelles nous luttons. En ce moment, pour moi, c'est la question des femmes sans abri. J'en accompagne une en particulier, j'essaie de gagner sa confiance, de lui venir en aide le plus possible afin, je l'espère, qu'elle puisse sortir de la situation dans laquelle elle se trouve. Notre comité des Femmes d'acier prépare des sacs de réconfort, et c'est ainsi que j'ai commencé à m'intéresser à la question.

Si vous pouviez décrire votre section locale en un mot, quel serait-il? Renforcer le pouvoir

Si vous deviez vivre sans votre téléphone, Netflix, le fromage ou les hommes, que laisseriez-vous tomber? Netflix, je ne regarde pas Netflix.

DISTRICT 3

aleciamcNom : Alecia McLeod

No de section locale : 7913

Ville domiciliaire : Brandon (Manitoba) Canada

Employeur : Behlen Industries

Titre de poste : Soudeuse

Est-ce la première conférence des Femmes d’acier à laquelle vous assistez? Sinon, à quand remonte votre première conférence? Oui, en ce qui a trait à des conférences internationales. J’ai assisté à une conférence canadienne sur la condition féminine à Saskatoon il y a dix ans.

À quoi aviez-vous ou avez-vous le plus hâte? Je suis impatiente d’assister à deux cours qui traitent de sujets qui touchent les femmes : la santé et la sécurité, des gants non ajustés, des vestiaires appropriés, pas uniquement des toilettes.

Que signifie pour vous être une «Femme d’acier»? J’en suis très fière, ça me donne un sentiment d’appartenance. J’étais en vacances dans le Dakota du Sud cet été et j’ai vu une femme qui portait un chemisier des Femmes d’acier. Je ne lui ai pas parlé, mais je savais que j’aurais pu le faire – j’ai le sentiment qu’il existe un lien entre nous.

Selon vous, comment le Syndicat des Métallos ou les syndicats pourraient-ils contribuer à la lutte pour la véritable égalité des femmes? C’est de savoir qu’une voix nous soutient. Dans notre lieu de travail, nous ne sommes que deux. C’est d’obtenir du soutien et des idées, et aussi d’apprendre d’autres personnes qui ont surmonté les mêmes obstacles que soi.

Si vous pouviez décrire votre section locale en un mot, quel serait-il? Famille

Si vous deviez vivre sans votre téléphone, Netflix, le fromage ou les hommes, que laisseriez-vous tomber? Le fromage

DISTRICT 4

cindymaNom : Cindy Marlow

No de section locale : 8823-09

Ville domiciliaire : Lancaster (N.Y.)

Employeur : Hale Northeastern

Titre de poste : Chef de département, Habillage

Est-ce la première conférence des Femmes d’acier à laquelle vous assistez? Sinon, à quand remonte votre première conférence? Non. J’ai assisté à ma première conférence il y a plus de 20 ans.

À quoi aviez-vous ou avez-vous le plus hâte? Au réseautage, à la camaraderie, à toutes les occasions d’acquérir des connaissances qui me serviront à mon retour, aux nouvelles amitiés et aux possibilités d’agir à titre de mentore.

Que signifie pour vous être une «Femme d’acier»? C’est dans mon sang. C’est extrêmement gratifiant. En fait, c’est devenu une passion pour moi. Rien ne me rend plus heureuse, sauf lorsque je suis avec mon fils. J’ai réussi à survivre au travail grâce aux connaissances que le syndicat dans son ensemble et les Femmes d’acier m’ont permis d’acquérir.

Selon vous, comment le Syndicat des Métallos ou les syndicats pourraient-ils contribuer à la lutte pour la véritable égalité des femmes? Ils doivent s’assurer que les femmes disposent toujours d’un moyen d’exprimer leurs opinions. J’aimerais que la structure hiérarchique soit différente. Quand une femme fait face à un problème, elle doit s’adresser à la personne qui dirige la section locale qui, le plus souvent, sera un homme et qui, dans la plupart des cas, ne voudra rien faire pour le résoudre. J’aimerais bien qu’il existe une autre voie afin que les femmes puissent obtenir l’aide dont elles ont besoin – une voie qui aide les femmes.

Si vous pouviez décrire votre section locale en un mot, quel serait-il? (Soyez gentille!) On ne s’ennuie jamais.

Si vous deviez vivre sans votre téléphone, Netflix, le fromage ou les hommes, que laisseriez-vous tomber? Netflix. Je n’y suis pas abonnée de toute façon.

nancylaNom : Nancy Lapointe

No de section locale : 1976

Ville domiciliaire : Montréal

Employeur : Chemin de fer Canadien Pacifique

Titre de poste : Inspecteure de container et d’autre équipement, etc. mais libérée à plein temps pour la section locale

Est-ce la première conférence des Femmes d’acier à laquelle vous assistez? Sinon, à quand remonte  votre première conférence? Oui! Habituellement j’essaie toujours d’encourager d’autres femmes à participer (car je suis la VP de ma section locale au District 5).

À quoi aviez-vous ou avez-vous le plus hâte? Puisque c’est une conférence internationale, j’avais hâte de revoir plein de gens de mon cours de leadership et de rencontrer de nouvelles femmes d’acier.

Que signifie pour vous être une «Femme d’acier»? On est la minorité visible du syndicat. Bien qu’on est de moins en moins minorité, on est quand même encore une minorité. On doit prendre de la place!

Selon vous, comment le Syndicat des Métallos ou les syndicats pourraient-ils contribuer à la lutte pour la véritable égalité des femmes? Faut pas se mettre la tête dans le sable, mais souvent quand on veut prendre notre place, on se fait remettre à notre place. Dans ma section locale, il ya beaucoup de places pour les femmes, mais j’aimerais voir la même chose à même le grand syndicat.

Si vous pouviez décrire votre section locale en un mot, quel serait-il? Inclusive

Si vous deviez vivre sans votre téléphone, Netflix, le fromage ou les hommes, que laisseriez-vous tomber? Fromage

nancythNom : Nancy Thibault

No de section locale : 9291

Ville domiciliaire : Rouyn-Noranda

Employeur : CPE Au Jardin Pierrot (garderie)

Titre de poste : Éducatrice mais libérée à temps plein au recrutement pour le Syndicat depuis sept ans

Est-ce la première conférence des Femmes d’acier à laquelle vous assistez? Sinon, à quand remonte  votre première conférence? Non, première conférence il y environ six ans à Toronto (Holiday Inn).

À quoi aviez-vous ou avez-vous le plus hâte? Chercher ma dose d’énergie de fille!

Que signifie pour vous être une «Femme d’acier»? On fait la diversité du syndicat. On est mausussement un autout!

Selon vous, comment le Syndicat des Métallos ou les syndicats pourraient-ils contribuer à la lutte pour la véritable égalité des femmes? En commençant par être véritablement égal dans le syndicat. Dans le syndicat, on est de bonne secrétaires, de bonnes permanentes, mais pas encore coordo, directrices, etc. Même si on ne fait que 20% des membres, on n’est pas représentées proportionellment dans la direction du syndicat. C’est  ce que nous demandons à nos gouvernements, on devrait faire de même dans nos propres instances. Je crois que ce n’est pas un manque de volonté, mais plutôt qu’on n’est un peu prise dans la tradition très masculine du syndicat (mines, acier, etc.).

Si vous pouviez décrire votre section locale en un mot, quel serait-il? Paritaire – 50% hommes et femmes autour de la table

Si vous deviez vivre sans votre téléphone, Netflix, le fromage ou les hommes, que laisseriez-vous tomber? Fromage

DISTRICT 6

donnawiNom : Donna Wingrove

No de section locale : 8782

Ville domiciliaire : Simcoe (Ontario) Canada

Employeur : Stelco

Titre de poste : Opératrice de chaudière

Est-ce la première conférence des Femmes d’acier à laquelle vous assistez? Sinon, à quand remonte  votre première conférence? J’assiste à ma quatrième conférence internationale. La première était sans doute à Vancouver.

À quoi aviez-vous ou avez-vous le plus hâte? Au réseautage. Entendre les histoires, les luttes et les épreuves de mes consœurs. Les temps ont changé. La base de notre syndicat a changé du fait qu’un plus grand nombre de femmes occupent des emplois traditionnellement à prédominance masculine; notre syndicat renforce sa présence dans divers secteurs.

Que signifie pour vous être une «Femme d’acier»? Pouvoir et fierté.

Selon vous, comment le Syndicat des Métallos ou les syndicats pourraient-ils contribuer à la lutte pour la véritable égalité des femmes? Le syndicat offre beaucoup de soutien. Tout le monde voit l’égalité différemment : salaires, éducation, emplois. Faites savoir ce dont vous avez besoin et les Femmes d’acier vous le donneront.

Si vous pouviez décrire votre section locale en un mot, quel serait-il? Forte

Si vous deviez vivre sans votre téléphone, Netflix, le fromage ou les hommes, que laisseriez-vous tomber? Mon téléphone

meggriNom : Meg Grimes

No de section locale : 4120

Ville domiciliaire : Guelph (Ontario) Canada

Employeur : Université de Guelph

Titre de poste : Agente, ententes et distinctions

Est-ce la première conférence des Femmes d’acier à laquelle vous assistez? Sinon, à quand remonte votre première conférence? La Conférence sur la condition féminine du District 6 qui a eu lieu en juillet est la première à laquelle j’ai assisté.

À quoi aviez-vous ou avez-vous le plus hâte? Je suis impatiente de rencontrer les femmes qui recrutent dans les lieux de travail à prédominance féminine, et celles qui s’occupent du recrutement interne aux États-Unis.

Que signifie pour vous être une «Femme d’acier»? J’en suis très fière et je me sens plus forte. Quand je donne mon opinion, j’ai le sentiment d’être écoutée au sein de l’organisation. Ça me donne une voix.

Selon vous, comment le Syndicat des Métallos ou les syndicats pourraient-ils contribuer à la lutte pour la véritable égalité des femmes? En étant de plus en plus présents dans les lieux de travail à prédominance féminine, comme les universités, et dans les secteurs de l’éducation et des soins de santé; en faisant comprendre la valeur de la main-d’œuvre féminine et la nécessité de payer les femmes convenablement pour le travail qu’elles accomplissent.

Si vous pouviez décrire votre section locale en un mot, quel serait-il? Compatissante

Si vous deviez vivre sans votre téléphone, Netflix, le fromage ou les hommes, que laisseriez-vous tomber? Mon téléphone


]]>
Les Femmes d’acier envahissent la rue, réclamant un salaire minimum de 15 $ l’heure en Ontario https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/les-femmes-dacier-envahissent-la-rue-reclamant-un-salaire-minimum-de-15-lheure-en-ontario Tue, 16 Oct 2018 11:17:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/les-femmes-dacier-envahissent-la-rue-reclamant-un-salaire-minimum-de-15-lheure-en-ontario Plus de 1000 Femmes d’acier ont convergé sur l’avenue Université dans le centre-ville de Toronto lors de la Journée d’action ontarienne pour les droits des travailleuses et travailleurs.

Les déléguées à la Conférence nationale/internationale sur la condition féminine sont sorties en brandissant les drapeaux du Syndicat des Métallos et des Femmes d’acier et en scandant «Bas les mains!» et «Ripostez!».

Elles se joignaient à des centaines d’autres qui exigeaient énergiquement l’équité pour les travailleuses à l’extérieur des bureaux de la ministre du Travail Laurie Scott. Quand les Femmes d’acier sont arrivées, le rassemblement a débordé jusque dans la rue.

L’action comptait parmi quelque 50 autres en Ontario le 15 octobre visant à montrer le vaste soutien partout dans la province à l’égard du salaire minimum de 15 $ l’heure et des lois sur le travail décent.

Le salaire minimum en Ontario est de 14 $ l’heure et la province prévoit l’augmenter à 15 $ le 1er janvier 2019, conformément à la loi, se joignant à l’Alberta et devenant ainsi la deuxième province à verser ce salaire.

Le premier ministre conservateur Doug Ford a annoncé son intention d’annuler l’augmentation ainsi que d’autres droits fondamentaux des travailleurs, un changement majeur de politique qu’il n’a jamais abordé pendant les élections provinciales en juin dernier.

«Nous sommes ici pour dire à la ministre Laurie Scott : Ne touchez pas à nos droits fondamentaux, a déclaré Deena Ladd de la campagne pour l’équité et un salaire de 15 $. Ce n’est ni superflu ni du luxe. Il s’agit de nécessités de la vie! Descendons dans la rue. Nous sommes le peuple!»

«L’augmentation du salaire minimum nous permettait de dresser des plans pour rembourser nos dettes, obtenir de l’assurance et s’acheter un manteau d’hiver», a ajouté Christine, qui occupe quatre emplois à temps partiel au salaire minimum.

«Il est difficile de se sentir humaine quand on ne peut payer ses comptes et qu’on vit dans la pauvreté», a-t-elle ajouté.

La vice-présidente internationale hors cadre du Syndicat des Métallos Carol Landry a demandé au premier ministre ontarien Doug Ford de «faire la bonne chose».

«Soixante pour cent des personnes qui gagnent le salaire minimum sont des femmes. Elles ne devraient pas avoir à choisir entre nourrir leur famille et prendre un jour de congé lorsqu’elles sont malades», a-t-elle ajouté.

«Le thème de notre conférence est Un appel à l’action. Il s’agit de notre première action pour dire au premier ministre Ford : "Bas les mains!"»

Le Métallo et député provincial récemment élu Jamie West est porte-parole en matière de travail du Nouveau Parti démocratique, qui forme l’Opposition officielle.

«Chaque fois que les travailleuses et travailleurs descendent dans la rue, c’est une bonne chose. Le moment est alors venu pour le peuple de prendre le pouvoir», a-t-il indiqué.

«Cette loi a déjà été adoptée. Le premier ministre et les conservateurs vous disent que vous méritez moins, que les travailleurs ont la vie trop facile. Je suis ici pour vous assurer qu’Andrea Horwath et le NPD s’opposeront à Ford à chaque étape. Nous vous appuyons entièrement.»

«Le mouvement syndical est solidaire de la collectivité, de celles et ceux qui ont mené cette lutte», a renchéri Carolyn Egan, présidente de la section locale 8300 des Métallos et du conseil régional de Toronto, co-hôte du rassemblement avec le conseil du travail de la région de Toronto et de York.

«Nous pouvons gagner. Ne baissez pas les bras!» a-t-elle ajouté.

]]>
Plus de 1200 Femmes d’acier répondent à l’appel à l’action https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/plus-de-1200-femmes-dacier-repondent-a-lappel-a-laction Tue, 16 Oct 2018 09:00:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/plus-de-1200-femmes-dacier-repondent-a-lappel-a-laction La conférence 2018 des Femmes d’acier du Syndicat des Métallos à Toronto a débuté le lundi 15 octobre par une brève cérémonie que Valarie King a dirigée, honorant les territoires traditionnels des tribus autochtones locales du Canada. Après qu’une consœur a fait le tour de la salle de bal pour encenser la salle de sauge afin de la purifier des impuretés mentales et spirituelles, Valarie a entonné un chant traditionnel, le dédiant aux quelque 1200 personnes présentes à la conférence.

Les coordonnatrices des Femmes d’acier des 13 districts du syndicat, représentés en très grand nombre, ont présenté leurs délégations par un bref historique de leur leadership, des statistiques sur leurs secteurs et des chants passionnés qui ont presque fait vibrer les chandeliers. Au moment où la vice-présidente internationale hors cadre des Métallos Carol Landry est montée sur le podium, les participantes étaient gonflées à bloc et prêtes à agir.

«Nous sommes toutes appelées à l’action, a lancé Carol Landry. Ce n’est pas une conférence où se reposer.» 

La vice-présidente a indiqué que le syndicat international s’est remis en question tout au long de son histoire, a amélioré son image et ses fondements, et trouvé des moyens d’accueillir les femmes à mesure qu’elles entraient sur le marché du travail, ajoutant que ces efforts étaient loin d’être terminés.

«Nous devons nous redynamiser et nous réengager. Aujourd’hui, on nous invite à l’action et les Femmes d’acier se font entendre de nouveau.»

Carol Landry a fait remarquer qu’un grand nombre de femmes, aux États-Unis comme au Canada, sont toujours prisonnières d'emplois peu rémunérés, et que la plupart des femmes demeurent les principales dispensatrices de soins à la maison. Si l’on ajoute la violence conjugale et le harcèlement au travail, ainsi que l’impossibilité pour celles qui occupent des postes de responsabilité de s’exprimer, cet appel à l’action, a-t-elle dit, s’avère tout aussi essentiel aujourd’hui qu’il y a trente ans, en particulier au sujet de la violence conjugale et au travail.

Peu importe le jour, au Canada, plus de 3000 femmes et 2500 enfants se tournent vers des refuges, sans compter celles qui ne peuvent y accéder par manque de places.  

«Les syndicats ont lutté pour le respect, les droits civils et l’absence de violence, de dire la vice-présidente; par conséquent, il n’est nul besoin de se demander pourquoi, en tant que syndicat, nous nous sommes engagées à éliminer la violence contre les femmes.»

Carol Landry a rappelé à la délégation que même si le climat politique et social semble tout sauf positif, un phénomène soulève l’espoir : le fait que plus on appelle les femmes à l’action, plus elles répondent en nombre record.

En septembre, 256 femmes avaient remporté leurs élections primaires à la Chambre ou au Sénat. Aussi, 13 femmes se présentent comme gouverneures, et Stacey Abrams de la Géorgie pourrait devenir la première gouverneure noire aux États-Unis. La vice-présidente a souligné l’importance pour les femmes de participer à ces courses comme électrices.

«Votre premier appel à l’action consiste à exhorter chaque femme au sein de votre famille, de votre lieu de travail et de votre localité à aller voter, a-t-elle précisé. En votant, vous pouvez changer la direction que prend votre pays.»

Après le discours vibrant de Carol Landry, les déléguées ont regardé une vidéo sur les nombreuses façons dont les Femmes d’acier ont agi tout au long de leurs carrières et pendant les situations de crise; entre autres, une consœur a travaillé sur le terrain durant l’ouragan Maria qui a dévasté Porto Rico et une autre a refusé de rester inactive parce que son lieu de travail était à prédominance masculine.

Ann Flener Gittlen, la directrice du programme Femmes d’acier du Syndicat des Métallos, a pris la parole pour présenter des déléguées voulant faire part de moments où leurs propres sections locales ont répondu à des appels à l’action dans leur propre collectivité. Les sujets ont porté sur des programmes de mentorat, des projets d’Habitat pour l’humanité, des ateliers de sensibilisation au racisme contre les personnes de couleur, des collectes de trousses d’articles de première nécessité pour les survivantes de violence conjugale, et d’autres activités.

Un groupe spécial composé de diverses participantes a clôturé la plénière de la matinée par une vive discussion sur la violence sexiste, qui touche les femmes de manière disproportionnée. Les membres du groupe ont soulevé l’importance d’inclure des clauses sur la lutte contre la violence dans les conventions collectives ainsi que d’instaurer des programmes comme Être plus qu’un simple témoin dans l’Ouest canadien, lequel vise à doter les alliés masculins des outils dont ils ont besoin pour se rallier aux femmes.

Après la séance, les déléguées ont concrétisé le thème de la conférence en descendant dans la rue, répondant à un appel à l’action de masse : un rassemblement à l’appui du mouvement Fight for $15 (lutter pour un salaire de 15 $ l’heure).

]]>
La défense de l’acier et de l’aluminium se poursuit https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/la-defense-de-lacier-et-de-laluminium-se-poursuit Wed, 19 Sep 2018 00:00:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/la-defense-de-lacier-et-de-laluminium-se-poursuit À la mi-août, le gouvernement canadien a annoncé des consultations sur la probable imposition de «mesures » à l’égard d’un grand nombre de produits d’acier expédiés au Canada : une étape mineure, mais souhaitée, dans la lutte visant à protéger l’industrie de l’acier, les collectivités et les emplois au Canada.

Pendant des années, les Métallos des deux côtés de la frontière américaine ont dénoncé et combattu le dumping déloyal et préjudiciable d’acier et d’aluminium de pays comme la Chine, la Corée du Sud et la Turquie. Nous avons soutenu que cette pratique inéquitable massive élimine des emplois et nuit aux collectivités des marchés intégrés au Canada et aux États-Unis.

Cependant, lorsque Donald Trump a annoncé des tarifs visant le dumping, il s’en est également pris au Canada. Le 1er juin, les tarifs sont entrés en vigueur et le Canada a imposé des contre-tarifs de valeur égale sur une gamme de produits américains.

Au-delà des préjudices découlant directement des tarifs américains, les Métallos ont sonné l’alarme au sujet du dumping accru de pays qui profitent des tarifs et tentent d’utiliser le Canada pour accéder clandestinement aux États-Unis. Depuis le début, le Syndicat des Métallos a demandé au gouvernement canadien de prendre des mesures fermes et immédiates afin de protéger nos frontières, tout en dénonçant le fait que le Canada soit visé par les tarifs américains.

Ces tarifs et contre-tarifs insensés sur l’acier, l’aluminium et de nombreux autres produits qui traversent la frontière canado-américaine dans les deux sens entraînent des répercussions concrètes.

Par exemple, les fabricants de l’État de New York et d’ailleurs aux États-Unis dépendent grandement de l’aluminium brut que produisent les Métallos au Québec à certaines des fonderies parmi les plus efficaces et respectueuses de l’environnement au monde.

Des entreprises en font le commerce équitable entre les États-Unis et le Canada. La main-d’œuvre perçoit un salaire de classe moyenne et travaille dans de bonnes conditions et des lieux sécuritaires.

Une grande partie de l’aluminium québécois est expédiée vers des usines américaines aux fins de traitement, et certains de ces produits américains sont réexpédiés à des installations canadiennes pour la fabrication de pièces automobiles.

Dans bien des cas, ces pièces sont ensuite expédiées à des constructeurs d’automobiles américains qui fabriquent de nouveaux véhicules et camions, dont bon nombre sont exportés vers le Canada, où des consommateurs les achètent.

Ce sont ces bons emplois et ces collectivités dynamiques que nous nous efforçons maintenant de protéger.

Cette guerre commerciale absurde fait grimper les coûts de production des entreprises de part et d’autre de la frontière, menaçant leur viabilité et les emplois.

Elle ne règle pas non plus le véritable problème ni ne s’attaque aux «mauvais joueurs», les pays qui enfreignent les règles et déversent leurs produits sur nos marchés.

Ces pays n’autorisent pas les travailleurs à adhérer à de vrais syndicats ou à négocier des conventions collectives convenables. Ils les exploitent, les forcent à travailler dans de terribles conditions, pour des salaires dérisoires. Il existe peu de normes de sécurité et de protections environnementales, voire aucune.

Ces mauvais joueurs subventionnent massivement leurs industries, puis déversent leurs produits bon marché, notamment l’acier, l’aluminium, le papier, les pneus et d’autres produits, directement ou indirectement, sur nos marchés.

Voilà pourquoi les Métallos appuient les tarifs et les autres sanctions contre ces mauvais joueurs, et pourquoi ils continueront d’exiger un commerce équitable et de s’opposer à la guerre de Trump contre nos emplois.


Cet article apparaît dans l'édition de septembre 2018 de la mise à jour message du directeur national.

]]>
Interdiction des clauses orphelins au Québec! https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/interdiction-des-clauses-orphelins-au-quebec Tue, 18 Sep 2018 13:59:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/interdiction-des-clauses-orphelins-au-quebec Grande victoire syndicale : les régimes de retraite ou d’assurances à deux vitesses sont désormais interdits. Voilà des années que les syndicats québécois, avec au premier rang les Métallos et la FTQ, militent pour l’interdiction de cette forme de discrimination envers les nouveaux travailleurs. C’est maintenant chose faite.

La nouvelle mouture de la Loi sur les normes du travail adoptée en juin interdit toutes les formes de disparités de traitement, et non seulement celles sur les salaires comme c’était le cas depuis 2001. Seul hic, la loi n’a pas d’effet sur les régimes entrés en vigueur avant son adoption. L’abolition de ces clauses orphelins n’est alors possible que par l’intermédiaire de la négociation collective.

«C’est une grande fierté de voir que les batailles de plusieurs métallos ont porté fruit non seulement dans des négociations collectives distinctes, mais qu’elles ont contribué à façonner le droit du travail au Québec», lance le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau.

La plupart des conflits de travail des dernières années dans le secteur privé ont porté sur la volonté des compagnies d’introduire de telles disparités de traitement discriminatoires. «En 2007, les métallos de Rio Tinto Fer et Titane à Havre Saint-Pierre ouvraient la marche de la résistance aux clauses orphelins avec leur grève de quatre mois pour « ne pas céder leur PD ». En 2016, c’était au tour des Métallos de Ciment Lafarge à Saint-Constant de rejeter eux aussi un régime de retraite à deux vitesses, suivi après des métallos de Resco en 2017 et Samuel et fils. À ces conflit, il faut ajouter tous ceux qui ont refusé aux tables de négociations des régimes de retraite ou d’assurances à deux vitesses désavantageux pour les nouveaux travailleurs », ajoute Alain Croteau.

Son adjoint, Dominic Lemieux, qui se penche sur le dossier des clauses orphelin depuis une dizaine d’années alors qu’il présidait le comité des jeunes de la FTQ, salue lui aussi cette victoire. «Souvent, des détracteurs du mouvements syndical laissent entendre qu’il est dépassé, déconnecté des jeunes. Aujourd’hui, c’est l’aboutissement d’une bataille syndicale menée pour les jeunes, pour la solidarité dans nos milieux de travail», affirme-t-il.

Les Métallos saluent aussi les dispositions de la nouvelle LNT en lien avec les agences de placement, et les différents statuts d’emploi qui auront aussi effet de limiter la discrimination.

Autres avancées

Outre l’interdiction des disparités de traitement, la nouvelle loi sur les normes minimales du travail contient plusieurs mesures avantageuses pour les travailleurs. Les agences de placement sont mieux encadrées et un travailleur engagé par l’intermédiaire d’une agence ne peut être moins bien rémunéré. Dans la même logique, à tâches égales un salarié ne peut recevoir un salaire moindre en raison de son statut d’emploi (ex : étudiant, occasionnel).

La Loi comprend aussi plusieurs avancées sur la conciliation travail-famille. Une troisième semaine de vacances est allouée après 3 ans plutôt que 5. Un salarié pourra désormais refuser d’effectuer plus de deux heures de temps supplémentaire (plutôt que 4) et il pourra refuser de travailler s’il n’a pas eu son horaire au moins 5 jours d’avance. Les modalités pour l’étalement des heures de travail sont aussi modifiées. Des améliorations sont apportées aux congés familiaux et à ceux prévus pour les proches aidants.

Finalement, le harcèlement sexuel est explicitement reconnu dans la loi et le délai pour porter plainte passe de 90 jours à deux ans.


Cet article apparaît dans l'édition de septembre 2018 de la mise à jour message du directeur national.

]]>
Un nouveau monde de possibilités s’ouvre aux travailleuses et travailleurs : Napoleón Gómez devient sénateur au Mexique https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/napoleon-gomez-devient-senateur-au-mexique Mon, 27 Aug 2018 12:00:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/napoleon-gomez-devient-senateur-au-mexique Le président international du Syndicat des Métallos, Leo W. Gerard, félicite Napoleón Gómez Urrutia à l’occasion de sa prestation de serment à titre de sénateur de la République du Mexique.

Napoleón Gómez est le secrétaire général de Los Mineros, le Syndicat national des mineurs, des métallurgistes et des travailleurs des secteurs connexes du Mexique (SNTMMSRM). Le Syndicat des Métallos est solidaire des travailleuses et travailleurs et des syndicalistes du Mexique et de leur lutte pour les droits dans le domaine du travail et les droits de la personne.

Napoleón Gómez a vécu en exil au Canada pendant la campagne de répression que menait le gouvernement mexicain contre lui et Los Mineros. Le retour de Napoleón au Mexique en vue de devenir sénateur est une réalisation historique et une occasion importante pour les travailleuses et travailleurs non seulement du Mexique, mais de l’Amérique du Nord et du monde entier.

***

Cher Napoleón,

Alors que vous vous préparez à retourner au Mexique en vue de prêter serment à titre de sénateur de la République du Mexique, je tiens à prendre un moment non seulement pour vous féliciter de votre exploit historique, mais aussi en souligner l’importance pour les travailleuses et travailleurs du Mexique, de l’Amérique du Nord et du monde entier.

Los Mineros a remporté une victoire incroyable au nom des familles, des travailleuses et travailleurs du Mexique et de la classe ouvrière mondiale.

Trois présidents mexicains – Fox, Calderon et Peña Nieto – ont tenté de vous écarter, mais aucun n’a réussi. Grupo México et d’autres grandes sociétés minières et aciéries et leurs syndicats fantoches vous ont fait obstacle, mais vous les avez écrasés.

La victoire que les Mineros ont remportée leur a coûté un lourd tribut. Aujourd’hui, nous nous rappelons ceux qui ont voué leur vie ces douze dernières années à la défense de vos droits et de votre syndicat : Héctor Álvarez Gómez, Mario Alberto Castillo, Reynaldo Hernández González, Juventino Flores Salas, Víctor Sahuanitla Peña, Marcelino Sahuanitla Peña, Quintín Salgado. Justice sera rendue à ces confrères!

Nous nous rappelons également les 65 travailleurs qui ont perdu la vie à la mine Pasta de Conchos de Grupo México, les nombreux autres Mineros qui sont morts dans des «accidents» industriels évitables, et les milliers touchés par le déversement de matières toxiques par Grupo México dans la vallée de Río Sonora et d’autres gestes de contamination environnementale inutiles. Justice doit être rendue à toutes les victimes de l’impunité du gouvernement et des entreprises.

Le Syndicat des Métallos et Workers Uniting sont fiers d’avoir lutté à vos côtés et épaulé Los Mineros. Même avant la tentative de Vincente Fox de vous évincer de votre poste de dirigeant syndical en février 2006, nos membres du District 12 aux mines de cuivre d’Asarco en Arizona se sont joints à Los Mineros, tant à Cananea qu’en Arizona, dans leur lutte contre Grupo México. Lorsque vous avez eu vent d’une menace réelle d’arrestation alors que vous étiez à la mine Pasta de Conchos afin d’appuyer les familles des 65 mineurs tués par Grupo México, nous avons aidé votre famille et vous-même à traverser la frontière américaine pour vous rendre à Albuquerque (Nouveau-Mexique) où Terry Bonds, notre directeur de district à l’époque, vous a hébergés. Cependant, nous savions qu’avec Fox au Mexique et Bush à la Maison-Blanche, les États-Unis n’étaient pas un lieu sûr. Nous vous avons donc aidé à vous rendre à Vancouver d’où vous avez mené la lutte ces douze dernières années, travaillant de votre bureau du District 3 du Syndicat des Métallos.

Au cours des 13 dernières années, nous avons forgé des liens de solidarité indestructibles. Le 26 mai 2005, nous avons signé une alliance stratégique, que nous avons élargie et renforcée dans l’Alliance de solidarité signée au Congrès international de 2011 du Syndicat des Métallos. L’année dernière, Los Mineros s’est joint à Workers Uniting, le syndicat mondial que le Syndicat des Métallos et Unite the Union ont formé et qui représente deux millions de travailleuses et travailleurs au Canada, en Irlande, au Mexique, au Royaume-Uni et aux États-Unis.

Lire la lettre de Leo Gerard à Napoleón Gómez (pdf).

]]>
INFO6 printemps 2018 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/info6-printemps-2018 Thu, 03 May 2018 15:31:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/info6-printemps-2018 INFO6 printemps 2018Dans ce numéro :

  • Message de Marty : Des négociations à la politique, nos membres changent la donne
  • Les élections de l'Ontario - Ils sont là pour gagner
  • Les élections de l'Ontario - La campagne Les Métallos votent
  • Les élections de l'Ontario - Des Métallos comme candidates et candidats
  • Négociations fructueuses
  • Bientôt! – Conférence du District 6
  • Les retraités d'abord!
  • Un nouvel ALENA doit aider les travailleurs
  • Le District 6 lauréat à la Conférence internationale sur la santé et la sécurité
  • Une aide véritable pour les accidentés
  • Les Femmes d’acier honorées comme artistes du domaine du travail

Télécharger Info6 (pdf)

]]>
Un nouvel ALENA pour tous les travailleurs https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/un-nouvel-alena-pour-tous-lestravailleurs Tue, 27 Mar 2018 09:00:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/un-nouvel-alena-pour-tous-lestravailleurs Pendant que les renégociations de l’ALENA s’éternisent, les Métallos et nos alliés répètent sans relâche aux gouvernements canadien, américain et mexicain un message clair : un nouvel accord doit protéger les bons emplois, améliorer les niveaux de vie et renverser l’inégalité croissante.

Une lettre ouverte cosignée par les dirigeants du Syndicat des Métallos et de Los Mineros (Le Syndicat mexicain des mineurs) a éveillé l’attention des médias en janvier dernier lors des négociations de l’ALENA à Montréal.

«Les travailleurs que nous représentons dans le secteur privé au Québec, au Canada, aux États-Unis et au Mexique suivent avec beaucoup d’appréhension les négociations entourant l’ALENA», indiquait la lettre coécrite par Ken Neumann, directeur national pour le Canada des Métallos, Alain Croteau, directeur du Québec, Leo Gerard, président international, et Napoleon Gomez, président de Los Mineros.

«Alors que l’avenir même de l’accord est en jeu, nous souhaitons passer un message aux négociateurs : un nouvel accord devra enfin prendre en compte les intérêts des travailleurs et travailleuses ou il ne sera pas», la lettre déclarait.

«Dans sa forme actuelle, l’ALENA a accentué les inégalités et limité la capacité d’agir des États. Les travailleurs et travailleuses en ont assez de passer en dessous de la table, au profit des intérêts des riches et des puissants. Ne nous y trompons pas, en tant que syndicalistes, nous ne sommes pas opposés au commerce, bien au contraire. Plusieurs emploisen dépendent. Mais cela ne dispense pas les négociateurs au chevet de l’ALENA de devoir conclure un accord plus juste, plus démocratique, qui crée un marché nord-américain plus sûr, plus équitable pour les travailleurs de nos trois pays».

Le premier ministre canadien Justin Trudeau s’est présenté comme un champion d’un soi-disant ALENA «progressiste».

Un accord «progressiste» en apparence seulement

Pour qu’il soit vraiment progressiste, un accord commercial doit comporter des dispositions rigoureuses et exécutoires sur des enjeux clés comme les droits des travailleurs et les normes environnementales. La crédibilité de Justin Trudeau a subi un coup dur en janvier quand le gouvernement a conclu des négociations secrètes sur le Partenariat transpacifique (PTP), un accord commercial favorable aux entreprises des 11 pays de la côte du Pacifique.

Avant les élections fédérales de 2015, Justin Trudeau avait dénoncé les négociations secrètes des conservateurs sur le PTP. Il avait promis un gouvernement libéral ouvert et transparent pendant la conclusion d’accords commerciaux.

Les libéraux ont poursuivi les mêmes négociations secrètes du PTP. Face au sort incertain de l’ALENA, Justin Trudeau tenait absolument à conclure un accord transpacifique.

À mesure que les détails du PTP s’ébruitent, les raisons pour lesquelles le gouvernement Trudeau a tenu les Canadiens dans l’ignorance deviennent très claires. L’accord sapera davantage les assises manufacturière et industrielle du Canada, éliminera les emplois de la classe moyenne et affaiblira les salaires et les conditions de travail.

Le PTP appuie les droits et le pouvoir des entreprises, alors que les travailleurs canadiens de l’automobile, de l’acier, des laiteries, du transport et de la construction devront lutter contre une concurrence déloyale provenant de l’Asie où les normes du travail, de sécurité et environnementales sont laxistes.

Le PTP enracine un des plus grands échecs de tels accords commerciaux, le système de règlement des différends, qui permet aux multinationales de poursuivre notre gouvernement devant des tribunaux secrets si elles jugent que nos lois portent atteinte à leur capacité de réaliser des profits.

Incroyablement, le gouvernement Trudeau se bat aussi pour préserver ce système dans un nouvel ALENA, alors que même le gouvernement américain de la droite admet qu’il doit être retiré de l’accord.

«Malgré les efforts désespérés du gouvernement Trudeau pour signer le PTP, le Japon, l’Australie et le Vietnam, les ont sérieusement déjoués. Devant faire un choix entre un mauvais accord ou aucun accord, le premier ministre a cligné des yeux», a constaté Ken Neumann.

Les libéraux peuvent s’attribuer le mérite d’un changement en particulier, celui d’avoir insisté sur une révision cynique du titre officiel du PTP. Le nouvel accord porte maintenant le titre d’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste. Cependant, il n’est «progressiste» qu’en apparence.

Un ALENA plus juste, plus démocratique

Les Métallos ne s’opposent pas au commerce. Bien au contraire, nous reconnaissons que de nombreux emplois dépendent du commerce et croyons que les accords commerciaux doivent rehausser le niveau de vie de tous les travailleurs et renverser l’inégalité croissante.

Le gouvernement du Canada doit admettre que l’ALENA est confronté à une crise de légitimité politique parce qu’il fait passer les droits et le pouvoir des entreprises avant les emplois canadiens et des normes du travail et environnementales sérieuses.

Un nouvel accord doit viser à construire un marché plus équitable, démocratique et plus sûr. Il doit servir les intérêts des travailleuses et travailleurs.

]]>
Les jeunes travailleurs nouent des liens de solidarité au-delà des frontières et des océans https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/les-jeunes-travailleurs-nouent-des-liens-de-solidarite-au-dela-des-frontieres-et-des-oceans Tue, 13 Mar 2018 14:06:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/les-jeunes-travailleurs-nouent-des-liens-de-solidarite-au-dela-des-frontieres-et-des-oceans Palmiers, sable blanc, mer bleue et soleil à longueur de journée, voilà ce qu’on voit et s’imagine de Cuba, et ce à quoi on s’attend. Ce qu’on ne voit pas et ne sait pas est qu’il s’agit d’un pays inclusif et favorable aux travailleurs.

Même si les centres de villégiature sont propres à un régime capitaliste, à Cuba, pays socialiste, ils continuent de prospérer. Comment? La majorité des travailleurs à ces centres sont syndiqués. Le sort a voulu que sous un régime socialiste, ils aient leur mot à dire non seulement au sujet de leurs salaires, mais aussi du budget général de leur lieu de travail.

Converser avec les travailleurs des centres, pendant la journée de travail et avec la permission des patrons, constitue une des principales expériences axées sur les travailleurs du Programme mondial d’échange pour la jeunesse, édition 2018.

Les Travailleurs unis, composé du Syndicat des Métallos, Unite the Union et Los Mineros, avec la Central de Trabajadores de Cubanos (CTC, union centrale des travailleurs de Cuba), ont participé au troisième échange en février.

GYE2018-FRDe jeunes travailleuses et travailleurs, militantes et militants des États-Unis, du Canada, du Royaume-Uni, de Cuba et du Mexique se sont rassemblés à Matanzas (Cuba) pendant huit jours complets en vue de se renseigner, de dialoguer et de nouer des liens de solidarité.

Ils ont interagi dans un contexte de classe et un cadre pratique interreliés. Une classe caractérisée par la diversité encourageait la discussion sur de nombreux sujets : éducation, soins de santé, politique, questions fondamentales préoccupant les syndiqués (lieux de travail, densité syndicale, recrutement de nouveaux membres, modification des méthodes de communication avec les membres et conception de nouvelles).

Les séances en classe s’accompagnaient d’activités connexes en après-midi. Grâce à cette expérience, nos membres ont pu participer à la vie quotidienne à Cuba, en milieux ouvrier, communautaire, syndical et politique.

Une conversation sur la politique a abouti à la visite d'un bureau de circonscription à Matanzas, où le groupe s'est informé sur le processus politique. Les élus cubains n’ont rien en commun avec ceux auxquels les participants sont habitués. Un processus politique apparemment complexe s’est soldé par une représentation solide des femmes et l’élection de travailleurs ordinaires pour représenter les collectivités à l’Assemblée nationale.

Une discussion sur les divers syndicats des participants a suscité des visites à des bureaux syndicaux et divers lieux de travail. Sur cinq millions de travailleurs, presque 3,5 millions font partie d’un syndicat. Il va sans dire qu’il s’agit d’un grand nombre de votes pour les travailleurs élus, qui veillent à ce que les politiques et les systèmes en place facilitent l’adhésion syndicale.

Les Cubains ont procuré à notre groupe un accès sans réserve à leurs chefs, leurs établissements, leurs ressources et leur hospitalité. Divers dirigeants syndicaux de la région de Matanzas ont accompagné les participants pendant les excursions et les activités.

Une activité communautaire organisée spécialement pour le groupe a démontré la véritable hospitalité cubaine. Dans le cadre de visites d’organisations communautaires, d’un hôpital pour enfants et d’une université, les participants ont constaté comment les Cubains se préoccupent les uns des autres. Une optique et une approche axées sur la justice sociale sont à l’origine d’une société qui veille à garantir à tous l’égalité d’accès aux possibilités et à ne laisser personne de côté.

Les expériences générales des membres du groupe et les leçons qu’ils en ont dégagées prouvent que la population ouvrière peut véritablement changer les choses dans nos syndicats et nos milieux, et contribuer à façonner une société dont tous les citoyens profitent.

À son arrivée, le groupe se composait de militants syndicaux individuels, mais, au départ, il formait une famille multinationale et multisyndicale prête à devenir le changement qu’il aimerait exercer dans le monde, tout en s’appuyant les uns les autres et en demeurant solidaires en vue de la réalisation de ces objectifs. Puisque les entreprises ont déployé leurs attaques à l’échelle mondiale, à titre de militants syndicaux, nous devons forger des alliances mondiales afin de lutter sur un pied d’égalité.

Le Programme mondial d’échange pour la jeunesse continue de faire vivre aux jeunes syndicalistes du monde entier des expériences enrichissantes. Il permet de nouer de précieuses amitiés à vie, de renforcer la solidarité et de forger des alliances.

GYE2018-FR2

Une version espagnole de cet article peut être trouvée ici/La versión en castellano de este artículo puede encontrarse aquí: usw.ca/gye2018-sp

]]>
Le Canada doit impérativement être exclus de tarifs américains https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/le-canada-doit-imperativement-etre-exclus-de-tarifs-americains Thu, 01 Mar 2018 12:00:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/le-canada-doit-imperativement-etre-exclus-de-tarifs-americains TORONTO, MONTRÉAL – Les producteurs canadiens d’acier et d’aluminium doivent absolument être exclus des tarifs annoncés aujourd’hui par le président américain Donald Trump, insistent les Métallos.

«Les importations d’acier et d’aluminium en provenance du Canada ne font pas partie du problème que tente de résoudre l’administration américaine avec son enquête en vertu de l’article 232 sur la sécurité nationale. Ça saute aux yeux», fait valoir le directeur canadien du Syndicat des Métallos, Ken Neumann.

Le président américain Donald Trump a fait connaître aujourd’hui son intention d’imposer des tarifs douaniers de 10 % sur les importations d’aluminium et de 25 % sur les importations d’acier. Il n’a toutefois pas précisé les détails de cette mesure. On ne sait donc pas si des pays alliés comme le Canada seront exemptés de tels tarifs.

«Au cours de l’enquête du Département du commerce, il a été clairement démontré que le Canada est un allié névralgique des Etats-Unis, qui devrait être exclus de toute forme de tarif. Le Canada ne fait certainement pas partie des ‘mauvais joueurs’ aux pratiques commerciales déloyales qui pratiquent le dumping d’aluminium et d’acier sur le marché américain», a fait valoir Ken Neumann.

«Bien au contraire, les exportations d’acier font partie d’une chaine d’approvisionnement très intégrée. Imposer des tarifs sur les exportations canadiennes risque de causer des dommages considérables à l’économie des deux côtés de la frontière. Des emplois sont en jeu aux États-Unis comme au Canada», ajoute Ken Neumann.

«À l’origine, l’enquête du gouvernement américain en vertu de l’article 232 constitue une réplique aux pratiques commerciales de certains pays qui menacent la sécurité nationale américaine. De toute evidence, des tariffs et des actions punitives doivent être prises contre les “mauvais joueurs’, ceux qui pratiquent le dumping comme la Chine, l’Égypte, l’Inde, la Malaisie, la Corée, la Russie, la Turquie et le Vietnam», poursuit-il.

Le président international des Métallos dont le siège social est à Pittsburgh, Leo W. Gerard renchérit : «Le Canada n’est pas le problème! » Il souligne que les deux pays partagent une industrie manufacturière bien intégrée. « Les deux pays entretiennent une relation de confiance unique en matière de défense et de renseignement. Cette relation est essentielle à la sécurité nationale. Peu importe la solution envisagée au sujet des importations d’acier et d’aluminium, elle devra épargner la production canadienne», a indiqué Leo W. Gerard.

Du même souffle, ce dernier demande au Canada «de s’engager à donner beaucoup plus de mordant à ses lois du commerce et à à collaborer plus étroitement avec les Etats-Unis pour intervenir sur la surproduction mondiale d’acier et d’aluminium.»

Le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau, estime que le Canada doit impérativement être exclus d’éventuels tarifs ou quotas sur l’acier et l’aluminium.

«Le Canada constitue une source d’approvisionnement stable, sécuritaire, à proximité des usines américaines et favorable sur le plan de l’environnement. Chaque fois qu’on augmente la production d’aluminium au Québec à partir de l’hydroélectricité, on diminue les gaz à effet de serre sur la planète. Il reste à espérer que les Etats-Unis exempteront bel et bien la production du Québec et du Canada de tarifs et de quotas sur l’acier et l’aluminium», a plaidé Alain Croteau.

Le Syndicat des Métallos réitère son appel au gouvernement du Canada pour qu’il prenne des mesures fermes afin de soutenir les industries et les emplois au Canada.

«Les tarifs américains pourraient avoir pour effet d’augmenter le dumping d’acier étranger au Canada, certains producteurs cherchant de nouveaux débouchés pour le dumping de leur surproduction. Le gouvernement canadien doit absolument prendre les mesures qui s’imposent pour protéger l’économie et les emplois au Canada», conclut Ken Neumann.

]]>
Joignez-vous au Syndicat des Métallos et dites non au harcèlement et à la violence contre les femmes https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/non-a-la-violence Thu, 01 Mar 2018 10:49:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/non-a-la-violence

La violence perturbe sérieusement la vie des travailleuses partout dans le monde, le harcèlement sexuel en étant la forme la plus couramment rapportée. Elle constitue une violation de leurs droits de la personne et un obstacle à l’égalité entre les hommes et les femmes. La violence faite aux femmes dans le lieu de travail est une question fondamentale qui préoccupe les syndicats et affaiblit les droits, la sécurité, la santé et la dignité des travailleuses et travailleurs. Toutes les formes de harcèlement et de violence contre les femmes et les travailleuses et travailleurs sont inacceptables! N’hésitez pas à signer cet engagement, puis à cliquer ici pour en imprimer une copie que vous pouvez demander aux personnes présentes à la prochaine réunion de votre section locale de signer également.

Je me joins au Syndicat international des Métallos et prends avec lui l’engagement d’IndustriALL de «dire non à la violence faite aux femmes» : 

  • S’opposer publiquement à toutes les formes de harcèlement et de violence contre les femmes et à condamner toutes les attitudes et actions qui perpétuent le sexisme et la violence.
  • Considérer le problème comme une priorité à l’interne et à consacrer les ressources nécessaires à la tenue d’activités visant à prévenir et à combattre cette violation des droits des femmes.
  • Favoriser une culture de respect envers les femmes à tous ses échelons, en sensibilisant davantage ses membres, son personnel et ses dirigeants, en les renseignant sur l’importance d’éradiquer la violence et le harcèlement dans le lieu de travail et notre syndicat.
  • Encourager ses membres à s’élever activement contre le harcèlement et la violence faite aux femmes, en particulier dans leurs propres lieux de travail.
  • Organiser des campagnes visant à prévenir et à combattre la violence faite aux femmes.
  • Demander aux gouvernements d’adopter des lois qui protégeront les femmes contre la violence, et d’assurer leur mise en application.
  • Réclamer que les employeurs établissent des politiques contre toutes les formes de violence et de harcèlement au travail, et qu’ils sensibilisent leurs employés aux effets dévastateurs de la violence faite aux femmes et de l’importance d’y mettre fin.
  • Exiger que les employeurs développent des politiques et des procédures concrètes afin de prévenir et de combattre toutes les formes de violence faite aux femmes dans leurs installations et leurs chaînes d’approvisionnement, et qu’ils mettent en place des mécanismes sécuritaires auxquels les femmes peuvent recourir si elles sont victimes d’agressions ou d’attaques au travail.
  • Inclure l’éradication du harcèlement et de la violence contre les femmes dans nos revendications contractuelles*.

 

*Veuillez communiquer avec votre permanente ou permanent du Syndicat des Métallos si vous avez besoin d’exemples de clauses que vous pourriez ajouter à votre convention collective.

]]>
Les Métallos d'ABI livrent un message au PDG d'ALCOA en Floride https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/les-metallos-dabi-livrent-un-message-au-pdg-dalcoa-en-floride Tue, 27 Feb 2018 15:08:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/les-metallos-dabi-livrent-un-message-au-pdg-dalcoa-en-floride Hollywood, Floride, mardi le 27 février 2018 –  Une délégation de lockoutés d’ABI s’est rendue à Hollywood en Floride aux États-Unis pour livrer un message au pdg d’Alcoa et aux actionnaires, réunis dans le cadre de la 27e Conférence mondiale de la Banque de Montréal sur les métaux et l’industrie minière. Le pdg d’Alcoa, Roy Harvey, y prend la parole à 10h30 ce matin devant plus d’un millier d’investisseurs.

Plusieurs dizaines de lockoutés manifestent parallèlement devant la succursale de la Banque de Montréal à Trois-Rivières pour dénoncer l’invitation faite par la banque canadienne au pdg d’Alcoa, responsable du lockout qui affecte un millier de familles au Québec.

« Le meilleur message que le pdg d’Alcoa pourrait lancer aux investisseurs, c’est celui d’une reprise des négociations pour régler le conflit à Bécancour au Québec. Chaque jour de lockout, c’est un jour où Alcoa assombrit encore plus son bilan financier. Déjà, en prenant la décision de décréter un lockout et d’arrêter deux séries de cuves le 11 janvier plutôt que de chercher un règlement, c’est plus d’une centaine de millions de dollars qui sont jetés par la fenêtre. Le compteur des pertes tourne encore, alors que le prix de l’aluminium est bon. Les investisseurs ne peuvent tolérer que de telles mauvaises décisions financières entachent davantage le bilan de la compagnie », a fait valoir le président de la section locale 9700 des Métallos, Clément Masse, présent avec des collègues en Floride pour livrer ce message aux investisseurs et au pdg d’Alcoa.  

Alcoa et Rio Tinto ont décrété un lockout le 11 janvier, avant même que le syndicat ait pu expliquer les motifs du rejet d’une offre globale et finale. Pourtant, le syndicat avait indiqué qu’il n’avait pas l’intention de déclencher une grève dans l’immédiat et insisté pour que les négociations se poursuivent au sujet du respect des mouvements de main-d’œuvre et des modalités d’un nouveau régime de retraite. « Nous avions fait des compromis majeurs en acceptant de discuter d’un régime de retraite à financement salarial (Members Funded Pension Plan) où le risque est assumé par les travailleurs et nous commencions à entrevoir des solutions sur les mouvements de main-d’œuvre. La réponse de l’employeur a été de couper court à la négociation avec une offre globale et ensuite de nous assommer avec un lockout », ajoute Clément Masse.

Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le syndicat le plus important du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.

]]>
Le budget libéral n’accorde pas vraiment la «priorité aux gens» https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/le-budget-liberal-naccorde-pas-vraiment-la-priorite-aux-gens Tue, 27 Feb 2018 12:00:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/le-budget-liberal-naccorde-pas-vraiment-la-priorite-aux-gens OTTAWA – Le budget fédéral 2018 n’est pas conçu pour aider les travailleurs ou retraités canadiens, même si le gouvernement libéral affirme que le budget «accorde la priorité aux gens».

«Le ministre des Finances dit qu’il cherchera à obtenir les “commentaires” des pensionnés canadiens et qu’il adoptera une approche “fondée sur des données probantes” en matière de sécurité de la retraite. De quelles autres données probantes pourrait-il avoir besoin que les milliers de retraités d’entreprises comme Stelco et Sears, dont le salaire différé a été volé par les créanciers par l’entremise de lois archaïques qui protègent les entreprises confrontées à une restructuration ou à la faillite?», a déclaré Ken Neumann, directeur national pour le Canada du Syndicat des Métallos.

«Les dispositions des libéraux liées aux congés parentaux sont éclipsées par de faibles prestations de remplacement de revenus de l’assurance-emploi», a ajouté M. Neumann. «Les congés doivent comprendre des prestations qui soutiennent les congés professionnels au moyen d’un vrai salaire. Pour faire progresser la participation des femmes au marché du travail, il faut mettre sur pied un programme de garderie universel et abordable plutôt que de simplement ajouter des places en garderie.»

M. Neumann a affirmé que les membres du Syndicat des Métallos dans le secteur forestier accueillent favorablement la mesure modeste consistant en un fonds de 191 millions de dollars sur cinq ans en vue de soutenir les litiges commerciaux liés au bois d’œuvre (en vertu de l’Organisation mondiale du commerce et du mécanisme de règlement des différends de l’ALENA). Toutefois, le budget constitue une tentative marquée de prudence excessive pour apaiser les intérêts commerciaux qui favorisent des dépenses moins élevées et la réduction du déficit, tout en freinant les dépenses de relance qui créeraient des emplois et susciteraient la confiance en période d’incertitude, a-t-il mentionné.

Le budget n’est pas assorti d’un plan complet et significatif en vue de protéger les travailleurs et de créer de bons emplois dotés de salaires plus élevés, a souligné M. Neumann.

«Il s’agit d’un budget timide, comme si le gouvernement libéral craignait de mettre de l’avant un plan économique dont tireront profit les travailleurs et travailleuses, dont un nombre croissant occupent jusqu’à trois emplois simplement pour pouvoir joindre les deux bouts. Il s’agit d’un exercice de style sans substance, plus rhétorique qu’ancré dans la réalité», a-t-il affirmé.

«Aucun élément n’est suffisamment audacieux ou progressiste dans les plans du gouvernement pour 2018-2019; il n’y a notamment aucun changement réel visant à mettre un terme à l’évitement fiscal des sociétés», a souligné M. Neumann. «Les libéraux se retiennent-ils en prévision d’une année électorale, alors qu’ils pourront acheter des appuis pour quatre autres années?»

Le Syndicat des Métallos aurait accueilli favorablement un engagement à rebâtir des secteurs d’activité essentiels comme ceux de l’acier et de l’aluminium, qui sont menacés par des tarifs douaniers injustes de la part des États-Unis, malgré la réalité voulant qu’ils fassent partie d’un marché intégré pour ces produits.

]]>
De la poudre aux yeux : un balado du CTC https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/introduire-poudre-aux-yeux-balado-ctc Fri, 16 Feb 2018 16:43:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/introduire-poudre-aux-yeux-balado-ctc image pour le podcast De la poudre aux yeux
À l‘occasion du Mois de l‘histoire des Noirs de cette année, un balado intitulé DE LA POUDRE AUX YEUX : découvrir la vérité sur les droits de la personne au Canada indique des problèmes critiques que pose le respect des droits de la personne au Canada et ce que les syndicats du Canada peuvent faire pour s‘y attaquer.
 
Il est plus important que jamais d‘avoir de vraies conversations au sujet de la race, du racisme à l‘égard des Noirs et de ce que vivent les travailleuses et les travailleurs noirs. Nous vous invitons à écouter cet épisode spécial pendant lequel nous présenterons des histoires d‘activistes et les efforts qu‘ils font pour dénoncer et éliminer le racisme à l‘endroit des Noirs.
 
Vous entendrez des récits et des témoignages captivants de Will Prosper et Isabelle Miller (membre de la section locale 1944 des Métallos). Le podcast en anglais présente des conversations avec Robyn Maynard, Desmond Cole, Afua Cooper et Hadiya Roderique. Produit par le Congrès du travail du Canada.

Écoutez ça!

]]>
Le syndicat réitère son ouverture à négocier https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/le-syndicat-reitere-son-ouverture-a-negocier Fri, 09 Feb 2018 12:00:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/le-syndicat-reitere-son-ouverture-a-negocier QUÉBEC – Le président de la section locale 9700 des Métallos représentant les lockoutés d’ABI à Bécancour, Clément Masse, et le directeur québécois des Métallos Alain Croteau, sont sortis satisfaits de la rencontre avec la ministre du Travail, Dominique Viens. Ils saluent son initiative de rencontrer les deux parties en vue d’une reprise des négociations.

«Le ton a été cordial. On sent qu’on travaille dans le même sens, pour arriver à un règlement satisfaisant. La reprise des négociations, c’est ce qu’on demande depuis avant même le lockout. Nous espérons qu’Alcoa et Rio Tinto y consentiront et accorderont à leurs représentants les mandats de négocier nécessaires à la conclusion d’une entente», a déclaré le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau.

Au cours de la rencontre, les représentants syndicaux ont déploré la façon dont l’employeur a mis fin abruptement aux négociations en déposant une deuxième offre finale et ultimement en déclenchant un lockout, alors que les pourparlers allaient auparavant bon train sur le régime de retraite et les mouvements de main-d’oeuvre.

«Nous avons expliqué à la ministre que des pas importants avaient été faits du côté syndical, notamment en considérant le principe de l’implantation d’un nouveau régime de retraite qui ferait reposer le risque sur les épaules des travailleurs. Sitôt après, l’employeur a préféré cesser les négociations plutôt que de terminer les discussions pour en arriver à une entente. À deux reprises, les négociations ont été interrompues avec le dépôt d’une offre globale de l’employeur. Cela ne peut se régler qu’autour d’une table», relate Clément Masse.

Quoi qu’il en soit, le Syndicat attend avec impatience le résultat de la rencontre de la ministre avec la partie patronale, prévue également en fin d’avant-midi. Le Syndicat se tient à la disposition du conciliateur, si celui-ci juge bon de convoquer les parties à nouveau pour négocier. «C’est en se parlant, autour d’une table, des vrais enjeux que nous trouverons des solutions, pas en lançant des offres de façon irréfléchie», concluent les porte-paroles syndicaux.

Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le syndicat le plus important du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.

]]>
Les lockoutés d’ABI se font entendre à Québec https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/les-lockoutes-dabi-se-font-entendre-a-quebec Wed, 07 Feb 2018 12:00:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/les-lockoutes-dabi-se-font-entendre-a-quebec QUÉBEC – Le Syndicat des Métallos salue l’adoption unanime par les députés de l’Assemblée nationale d’une motion dénonçant les impacts négatifs du lockout et demandant une reprise des négociations.

La motion adoptée stipule que :

«Que l’Assemblée nationale du Québec reconnaisse que le lockout décrété à l’aluminerie ABI a des impacts négatifs sur les travailleurs et travailleuses, sur l’économie de la région du Centre-du-Québec et de la Mauricie et sur l’économie du Québec; que l’Assemblée nationale demande aux parties la reprise des négociations.»

«Ça envoie un message clair au siège social d’Alcoa à Pittsburgh, au siège social de Rio Tinto, à Londres. Nous espérons maintenant qu’ils donnent enfin de vrais mandats à leurs négociateurs pour trouver un règlement négocié», fait valoir le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau.

Le président de la section locale 9700, Clément Masse, salue lui aussi l’adoption de la motion adoptée par les parlementaires de tous les partis confondus. «Cela montre que cet enjeu dépasse les partis et les allégeances politiques. C’est essentiel pour les 1030 familles touchées, mais aussi pour l’économie de la région et tout le Québec», fait valoir Clément Masse.

Les lockoutés d’ABI sont partis de Bécancour ce matin pour se faire entendre devant l’Assemblée nationale, alors que les parlementaires débattent d’une motion pour inciter les parties à retourner négocier.

«Il y a un pacte social entre les alumineries et l’ensemble des Québécois. Elles bénéficient de tarifs d’électricité avantageux et en contrepartie elles créent de bons emplois dans les régions du Québec. Avec le lockout, ce pacte est rompu. Cela ne concerne pas seulement les 1030 familles à la rue, mais l’ensemble des Québécois. Le gouvernement ne peut regarder le train passer pendant que des compagnies prennent une région en otage», fait valoir le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Quelques centaines de lockoutés ont bruyamment manifesté devant l’Assemblée nationale, alors que les parlementaires débattaient à l’intérieur d’une motion initiée par Québec solidaire. Signe que le message commence à être entendu, la ministre du Travail a déjà convoqué les parties à des rencontres vendredi.

«C’est important pour nous que l’Assemblée nationale débatte de ce conflit. Certains ont dit que c’était un conflit privé. Mais les rabais d’électricité, eux, ils sont très publics, c’est nous collectivement qui les payons. J’ai regardé ma facture d’électricité ce matin et je suis pas mal certain que je paie plus cher du kilowatt/heure que ces compagnies étrangères. Nous pensons que le gouvernement a l’obligation morale d’intervenir. C’est avec de grandes attentes que nous irons à la rencontre de vendredi», affirme Alain Croteau.

La direction d’ABI, qui appartient aux deux géants de l’aluminium que sont Alcoa et Rio Tinto, a décrété un lockout dans la nuit du 11 janvier, refusant la main tendue du syndicat pour négocier. Pourtant, le déclenchement du lockout et l’arrêt de deux séries de cuves représentent des coûts importants pour l’employeur, qui n’ont aucune commune mesure avec ce qui était en jeu dans les négociations.

Clément Masse réitère la volonté syndicale de négocier. «Tout juste avant que Rio Tinto et Alcoa prennent la décision de se retirer de la table des négociations, de grands pas étaient faits. Des discussions avaient même lieu quant à la possibilité de renoncer à l’actuel régime de retraite pour en instaurer un nouveau répondant aux exigences de l’employeur et on commençait à peine à aborder l’enjeu du respect de l’ancienneté dans les mouvements de main-d’œuvre. Nous avons toujours été clairs : nous souhaitons une reprise des négociations, avec des vis-à-vis qui ont le mandat de conclure une entente», a conclu Clément Masse.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses. Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le plus important syndicat du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.

]]>
Le rôle de l'ambassade canadienne est remis en cause dans une plainte déposée auprès du Commissariat à l'intégrité https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/le-role-de-lambassade-canadienne-est-remis-en-cause-dans-une-plainte-deposee-aupres-du-commissariat-a-lintegrite Tue, 06 Feb 2018 12:00:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/le-role-de-lambassade-canadienne-est-remis-en-cause-dans-une-plainte-deposee-aupres-du-commissariat-a-lintegrite

OTTAWA, MONTRÉAL et TORONTO - Le leader communautaire mexicain Mariano Abarca a été assassiné en 2009 pour avoir pris la défense des droits de la personne et de l'environnement dans la petite ville de Chicomuselo, au Chiapas, où la société minière Blackfire, établie à Calgary, exerçait ses activités en étroite communication et avec le soutien de l'ambassade canadienne au Mexique. Personne n'a été tenu responsable de sa mort.

Lundi, le fils de M. Abarca, José Luis, avec l'appui d'organismes du Mexique et du Canada, a déposé une plainte auprès du Commissariat à l'intégrité du service public du Canada, demandant officiellement une enquête sur les actes et omissions de l'ambassade qui auraient pu accroître le danger auquel M. Abarca et d'autres ont été exposés.

«Mon père a directement fait appel à l'ambassade canadienne après que lui et d'autres ont été menacés par des employés de Blackfire, a dit José Luis Abarca. Peu après, il a été détenu sur la base de fausses accusations lancées par la société minière. L'ambassade était au courant de cela, mais a soutenu Blackfire, exerçant des pressions sur les autorités du Chiapas pour protéger les intérêts de cette dernière.» 

Comme le montrent les renseignements obtenus par suite d'une demande d'accès à l'information, l'ambassade canadienne avait une connaissance certaine du conflit touchant les activités de Blackfire, dont les menaces qui pesaient sur M. Abarca, mais a tout de même fait pression sur le gouvernement du Chiapas pour réprimer les protestations à l'endroit de la mine. Ce faisant, l'ambassade a enfreint les politiques de protection des droits de la personne ainsi que son propre rôle, qui est de favoriser un dialogue ouvert et éclairé entre toutes les parties, a indiqué le plaignant.

«L'ambassade canadienne aurait pu exercer une influence pour protéger la vie et le bien-être de M. Abarca et d'autres résidents de Chicomuselo, mais elle a fait le contraire», a soutenu l'avocat Miguel Angel De Los Santos, du Centre des droits de la personne de l'Université autonome du Chiapas.

«Le Commissariat à l'intégrité doit mener une enquête sur l'ambassade qui, croyons-nous, a contribué à mettre en danger la vie de M. Abarca, et émettre des recommandations de manière à ce que cela ne se reproduise pas.»

Quelques jours après l'assassinat de M. Abarca, la mine de barytine a été fermée pour des raisons d'ordre environnemental, conférant une crédibilité à la lutte que menaient M. Abarca et d'autres. Pourtant, l'ambassade a continué d'appuyer la société, la conseillant de poursuivre le Mexique en vertu de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

«Au Mexique, les persécutions, menaces et violences à l'endroit des défenseurs des droits fonciers et de l'environnement se sont intensifiées depuis le meurtre de M. Abarca, a dit Libertad Díaz, de l'organisme Otros Mundos Chiapas. Compte tenu de l'importance des investissements canadiens dans le secteur minier mexicain, nous sommes très préoccupés par la position des autorités canadiennes face aux communautés qui luttent pour protéger leurs terres et leurs ressources en eau des conséquences néfastes de l'exploitation minière.»

Miguel Mijangos, du Réseau mexicain des personnes touchées par les minières, a ajouté que les activités minières canadiennes, soutenues par l'ambassade canadienne, sont en plein essor dans certaines régions du Mexique ravagées par la violence.

«Il est urgent de faire la lumière sur le cas de Mariano Abarca et de prendre les mesures voulues pour empêcher que la vie et le bien-être des communautés mexicaines soient sacrifiés au nom des profits canadiens», a souligné M. Mijangos.

La plainte déposée auprès du Commissariat à l'intégrité du secteur public a été préparée par le Justice and Corporate Accountability Project, une initiative menée par des bénévoles de la faculté de droit Osgoode Hall et l'Université Thompson Rivers.

Au cours de son séjour au Canada, la délégation mexicaine participera à des événements publics à Ottawa, Montréal et Toronto :

- Mardi 6 février, de 19 h à 21 h, Université Carleton, Senate Room, 608 Robertson Hall, 1125 Colonel By Drive, Ottawa;
- Mercredi 7 février, de 17 h à 21 h 30, Chaufferie de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), 175, avenue du Président-Kennedy, Montréal;
- Jeudi 8 février, 19 h à 21 h 30, OCAD University, salle 330, 113 McCaul Street, Toronto.

La délégation mexicaine est notamment appuyée par Mines Alerte Canada, le Fonds humanitaire des Métallos, Common Frontiers, le Fonds de justice sociale de l'Alliance de la Fonction publique du Canada, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le Conseil des Canadiens, le Comité pour les droits humains en Amérique latine, Inter Pares, KAIROS et la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles.

Consultez la page justice4mariano.net pour obtenir l'information à jour sur les événements.

]]>
Le NPD est là pour gagner – Élections Ontario 2018 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/le-npd-est-la-pour-gagner Thu, 01 Feb 2018 15:21:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/le-npd-est-la-pour-gagner Par Marty Warren

Les enjeux des élections de 2018 en Ontario sont considérables. Les libéraux minés par les scandales sont extrêmement impopulaires, et puisqu'ils gouvernent depuis plus de 14 ans, il est temps d’envisager un changement. Toutefois, Kathleen Wynne compte bien que les Ontariens progressistes voteront pour elle à nouveau, volant les promesses du NPD pour arriver à ses fins.

Jusqu’à récemment, de nombreuses personnes pensaient que les conservateurs constituaient leur seul choix. Le parti était en tête des sondages, même si leur chef était relativement inconnu, mais tout a changé depuis que Patrick Brown a démissionné à la suite d’allégations de harcèlement sexuel.

Le départ soudain de Patrick Brown quelques mois seulement avant les élections suscite de l’incertitude et des bouleversements sur la scène politique.

Cependant, n’oublions pas que lors des prochaines élections, le choix ne se limite pas aux libéraux et aux conservateurs. Il existe une autre option, et c’est un choix formidable pour une meilleure Ontario : Andrea Horwath et le NPD.

Andrea Horwath et l’équipe du NPD sont là pour gagner! De plus, avec l’aide des Métallos – en discutant avec nos membres et en participant comme bénévoles aux campagnes du NPD – nous pouvons les aider à remporter la victoire.

Aux États-Unis, comme en Alberta et en Colombie-Britannique, les élections ne mettent effectivement en lice que deux partis. Les électeurs n’ont pas d’autres choix, ce qui n’est pas le cas en Ontario. Ne vous laissez pas leurrer.

Andrea est une chef de parti qui offre de l’espoir pour l’avenir, étant de loin la plus populaire de l’Ontario. Elle possède une grande expérience des campagnes, et son équipe se bat pour nous, travailleuses et travailleurs.

Mettre les gens au premier plan

La plate-forme du NPD est axée avant tout sur les gens.

Un salaire minimum plus élevé place les familles au-dessus du seuil de la pauvreté. Andrea Horwath et le NPD ont le mérite d’avoir milité pour un salaire horaire minimum de 15 $ bien avant les libéraux. Le NPD présentera également un calendrier des augmentations futures afin que le salaire minimum suive la cadence.

Le NPD abordera la question des soins de santé en vue de réduire les temps d’attente. Vous aurez accès à des soins de santé publics, universels et de qualité lorsque vous et votre famille en aurez besoin.

Le NPD créera des emplois de qualité et améliorera les conditions de travail. Puisqu’un plus grand nombre de personnes auront de bons emplois, leur vie et notre économie s’en trouveront améliorées.

Le NPD rendra la garde d’enfants plus abordable. Nos enfants pourront ainsi mieux débuter dans la vie et plus de familles se permettre de retourner au travail.

Le NPD instaurera l’assurance médicaments – pour tous – et non seulement pour une poignée d’entre nous.

Le NPD accordera l’équivalent de l’investissement municipal au transport public. Vous n’aurez plus à vous tracasser juste pour essayer de vous rendre au travail; de plus, il en ressortira des bienfaits pour l’environnement, la santé et l’économie.

Le NPD mettra fin à la privatisation d’Ontario Hydro afin de remettre ce service public entre les mains du public. Les entreprises cupides ne pourront plus faire monter les prix. Le NPD prévoit aussi réduire les tarifs de l’électricité afin de les rendre à nouveau abordables.

Le NPD appuiera les syndicats et les travailleurs, et réintroduira l’accréditation par vérification des cartes, que les conservateurs ont supprimée.  

Andrea Horwath : une première ministre digne de confiance

Avant tout, n'oubliez pas qu'Andrea Horwath sera une première ministre digne de confiance. Finis les scandales, finies les accusations de corruption. Andrea, c’est du solide! Elle est la bagarreuse de la ville de l’acier et elle va droit au but.

Andrea apporte de l’espoir à notre province.

Par conséquent, lorsque vous discuterez de politique avec vos amis, voisins ou collègues de travail, n’oubliez de faire l’éloge d’Andrea et du NPD.

Accélérez l’action politique

Dans le district 6, nous avons un nouveau comité d’action politique fabuleux coprésidé par Briana Broderick (SL 2010) et Chad Machum (SL 2020) qui demandera aux Métallos partout en Ontario de participer aux élections. Nous exhorterons les Métallos à discuter des enjeux, à s’impliquer et à soutenir le NPD.

Ce travail est important pour notre syndicat, parce que nous avons des racines progressistes et avons toujours été de puissants partisans du NPD. Toutefois, nous connaissons aussi le pouvoir de nos membres lorsque nous votons. Nous pouvons apporter des changements positifs à l’Ontario lorsque nous – les Métallos – travaillons de concert.

Tout peut arriver lors des élections, et si les Métallos vont sur le terrain et participent aux campagnes en tant que bénévoles dans toute la province, nous pourrons faire changer les choses.

Au mois de juin, les élections porteront sur le changement. Cependant, choisissons de changer en mieux. Votons pour Andrea Horwath et le NPD!

Solidairement,

Le directeur des Métallos pour l’Ontario,
Marty Warren

]]>
Victoire arbitrale des Métallos met fin aux tests aléatoires de drogues et d'alcool dans les mines syndiquées de Teck à Elk Valley https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/victoire-arbitrale-du-syndicat-des-metallos Mon, 29 Jan 2018 21:45:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/victoire-arbitrale-du-syndicat-des-metallos
SPARWOOD, C.-B. – Le Syndicat des Métallos a gagné une décision arbitrale qui met fin aux tests aléatoires de dépistage de drogues menés par Teck Resources dans ses mines de charbon syndiquées à Elk Valley.
 
En décembre 2012, Teck a commencé à effectuer des tests aléatoires de dépistage de drogues ou d'alcool auprès de ses employés. Le syndicat s'est opposé à cette violation de la vie privée des employés et a pris des mesures pour contrer leur mise en œuvre. Cette position est soutenue par une importante décision arbitrale qui reconnaît l'importance des droits à la vie privée des employés et place la barre très haut pour les employeurs pour ce qui est de justifier des tests aléatoires.
 
Stephen Hunt, directeur du district 3 du Syndicat des Métallos, applaudit la décision et la considère comme une grande victoire, non seulement pour les membres du Syndicat des Métallos, mais pour tous les travailleurs.
 
« L'arbitre a complètement rejeté l'idée que certains risques théoriques, mais inexistants, pour la sécurité justifient la mise en place de tests aléatoires alors qu'il n'y a aucune preuve de problèmes en milieu de travail imputables à l'usage de drogue ou d'alcool », a déclaré M. Hunt.
 
M. Hunt affirme que le recours à des tests aléatoires de dépistage de drogues et d'alcool par les employeurs est très limité et que le fait que Teck les poursuive était contraire au consensus, selon lequel de tels genres de tests sont inefficaces, n'empêchent pas l'usage de drogue ou d'alcool ou ne réduisent pas le nombre d'accidents ou de blessures en milieu de travail.
 
« La sécurité des travailleurs est primordiale et nous luttons en ce sens chaque jour, a ajouté M. Hunt. Les tests aléatoires sont une ingérence à la vie privée et ne contribuent aucunement à assurer la sécurité des travailleurs et des collectivités. »
 
La victoire remportée par les sections locales 7884 et 9346 du Syndicat des Métallos signifie que ces tests cesseront dans les mines Fording River et Elkview, et ce, immédiatement et conformément aux ententes entre Teck, la section locale 7284 du Syndicat des Métallos et la section locale 115 de l'IUOE. Ils sont également abolis aux mines Coal Mountain et Line Creek.
]]>