United Steelworkers Canada Nouvelles http://www.uswca.org/news/media-centre/articles/rss United Steelworkers Canada News Feed Wed, 09 Dec 2015 13:52:00 -0500 AMPS en hourly 1 INFO6 printemps 2018 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/info6-printemps-2018 Thu, 03 May 2018 15:31:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/info6-printemps-2018 INFO6 printemps 2018Dans ce numéro :

  • Message de Marty : Des négociations à la politique, nos membres changent la donne
  • Les élections de l'Ontario - Ils sont là pour gagner
  • Les élections de l'Ontario - La campagne Les Métallos votent
  • Les élections de l'Ontario - Des Métallos comme candidates et candidats
  • Négociations fructueuses
  • Bientôt! – Conférence du District 6
  • Les retraités d'abord!
  • Un nouvel ALENA doit aider les travailleurs
  • Le District 6 lauréat à la Conférence internationale sur la santé et la sécurité
  • Une aide véritable pour les accidentés
  • Les Femmes d’acier honorées comme artistes du domaine du travail

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Un nouvel ALENA pour tous les travailleurs https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/un-nouvel-alena-pour-tous-lestravailleurs Tue, 27 Mar 2018 09:00:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/un-nouvel-alena-pour-tous-lestravailleurs Pendant que les renégociations de l’ALENA s’éternisent, les Métallos et nos alliés répètent sans relâche aux gouvernements canadien, américain et mexicain un message clair : un nouvel accord doit protéger les bons emplois, améliorer les niveaux de vie et renverser l’inégalité croissante.

Une lettre ouverte cosignée par les dirigeants du Syndicat des Métallos et de Los Mineros (Le Syndicat mexicain des mineurs) a éveillé l’attention des médias en janvier dernier lors des négociations de l’ALENA à Montréal.

«Les travailleurs que nous représentons dans le secteur privé au Québec, au Canada, aux États-Unis et au Mexique suivent avec beaucoup d’appréhension les négociations entourant l’ALENA», indiquait la lettre coécrite par Ken Neumann, directeur national pour le Canada des Métallos, Alain Croteau, directeur du Québec, Leo Gerard, président international, et Napoleon Gomez, président de Los Mineros.

«Alors que l’avenir même de l’accord est en jeu, nous souhaitons passer un message aux négociateurs : un nouvel accord devra enfin prendre en compte les intérêts des travailleurs et travailleuses ou il ne sera pas», la lettre déclarait.

«Dans sa forme actuelle, l’ALENA a accentué les inégalités et limité la capacité d’agir des États. Les travailleurs et travailleuses en ont assez de passer en dessous de la table, au profit des intérêts des riches et des puissants. Ne nous y trompons pas, en tant que syndicalistes, nous ne sommes pas opposés au commerce, bien au contraire. Plusieurs emploisen dépendent. Mais cela ne dispense pas les négociateurs au chevet de l’ALENA de devoir conclure un accord plus juste, plus démocratique, qui crée un marché nord-américain plus sûr, plus équitable pour les travailleurs de nos trois pays».

Le premier ministre canadien Justin Trudeau s’est présenté comme un champion d’un soi-disant ALENA «progressiste».

Un accord «progressiste» en apparence seulement

Pour qu’il soit vraiment progressiste, un accord commercial doit comporter des dispositions rigoureuses et exécutoires sur des enjeux clés comme les droits des travailleurs et les normes environnementales. La crédibilité de Justin Trudeau a subi un coup dur en janvier quand le gouvernement a conclu des négociations secrètes sur le Partenariat transpacifique (PTP), un accord commercial favorable aux entreprises des 11 pays de la côte du Pacifique.

Avant les élections fédérales de 2015, Justin Trudeau avait dénoncé les négociations secrètes des conservateurs sur le PTP. Il avait promis un gouvernement libéral ouvert et transparent pendant la conclusion d’accords commerciaux.

Les libéraux ont poursuivi les mêmes négociations secrètes du PTP. Face au sort incertain de l’ALENA, Justin Trudeau tenait absolument à conclure un accord transpacifique.

À mesure que les détails du PTP s’ébruitent, les raisons pour lesquelles le gouvernement Trudeau a tenu les Canadiens dans l’ignorance deviennent très claires. L’accord sapera davantage les assises manufacturière et industrielle du Canada, éliminera les emplois de la classe moyenne et affaiblira les salaires et les conditions de travail.

Le PTP appuie les droits et le pouvoir des entreprises, alors que les travailleurs canadiens de l’automobile, de l’acier, des laiteries, du transport et de la construction devront lutter contre une concurrence déloyale provenant de l’Asie où les normes du travail, de sécurité et environnementales sont laxistes.

Le PTP enracine un des plus grands échecs de tels accords commerciaux, le système de règlement des différends, qui permet aux multinationales de poursuivre notre gouvernement devant des tribunaux secrets si elles jugent que nos lois portent atteinte à leur capacité de réaliser des profits.

Incroyablement, le gouvernement Trudeau se bat aussi pour préserver ce système dans un nouvel ALENA, alors que même le gouvernement américain de la droite admet qu’il doit être retiré de l’accord.

«Malgré les efforts désespérés du gouvernement Trudeau pour signer le PTP, le Japon, l’Australie et le Vietnam, les ont sérieusement déjoués. Devant faire un choix entre un mauvais accord ou aucun accord, le premier ministre a cligné des yeux», a constaté Ken Neumann.

Les libéraux peuvent s’attribuer le mérite d’un changement en particulier, celui d’avoir insisté sur une révision cynique du titre officiel du PTP. Le nouvel accord porte maintenant le titre d’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste. Cependant, il n’est «progressiste» qu’en apparence.

Un ALENA plus juste, plus démocratique

Les Métallos ne s’opposent pas au commerce. Bien au contraire, nous reconnaissons que de nombreux emplois dépendent du commerce et croyons que les accords commerciaux doivent rehausser le niveau de vie de tous les travailleurs et renverser l’inégalité croissante.

Le gouvernement du Canada doit admettre que l’ALENA est confronté à une crise de légitimité politique parce qu’il fait passer les droits et le pouvoir des entreprises avant les emplois canadiens et des normes du travail et environnementales sérieuses.

Un nouvel accord doit viser à construire un marché plus équitable, démocratique et plus sûr. Il doit servir les intérêts des travailleuses et travailleurs.

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Les jeunes travailleurs nouent des liens de solidarité au-delà des frontières et des océans https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/les-jeunes-travailleurs-nouent-des-liens-de-solidarite-au-dela-des-frontieres-et-des-oceans Tue, 13 Mar 2018 14:06:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/les-jeunes-travailleurs-nouent-des-liens-de-solidarite-au-dela-des-frontieres-et-des-oceans Palmiers, sable blanc, mer bleue et soleil à longueur de journée, voilà ce qu’on voit et s’imagine de Cuba, et ce à quoi on s’attend. Ce qu’on ne voit pas et ne sait pas est qu’il s’agit d’un pays inclusif et favorable aux travailleurs.

Même si les centres de villégiature sont propres à un régime capitaliste, à Cuba, pays socialiste, ils continuent de prospérer. Comment? La majorité des travailleurs à ces centres sont syndiqués. Le sort a voulu que sous un régime socialiste, ils aient leur mot à dire non seulement au sujet de leurs salaires, mais aussi du budget général de leur lieu de travail.

Converser avec les travailleurs des centres, pendant la journée de travail et avec la permission des patrons, constitue une des principales expériences axées sur les travailleurs du Programme mondial d’échange pour la jeunesse, édition 2018.

Les Travailleurs unis, composé du Syndicat des Métallos, Unite the Union et Los Mineros, avec la Central de Trabajadores de Cubanos (CTC, union centrale des travailleurs de Cuba), ont participé au troisième échange en février.

GYE2018-FRDe jeunes travailleuses et travailleurs, militantes et militants des États-Unis, du Canada, du Royaume-Uni, de Cuba et du Mexique se sont rassemblés à Matanzas (Cuba) pendant huit jours complets en vue de se renseigner, de dialoguer et de nouer des liens de solidarité.

Ils ont interagi dans un contexte de classe et un cadre pratique interreliés. Une classe caractérisée par la diversité encourageait la discussion sur de nombreux sujets : éducation, soins de santé, politique, questions fondamentales préoccupant les syndiqués (lieux de travail, densité syndicale, recrutement de nouveaux membres, modification des méthodes de communication avec les membres et conception de nouvelles).

Les séances en classe s’accompagnaient d’activités connexes en après-midi. Grâce à cette expérience, nos membres ont pu participer à la vie quotidienne à Cuba, en milieux ouvrier, communautaire, syndical et politique.

Une conversation sur la politique a abouti à la visite d'un bureau de circonscription à Matanzas, où le groupe s'est informé sur le processus politique. Les élus cubains n’ont rien en commun avec ceux auxquels les participants sont habitués. Un processus politique apparemment complexe s’est soldé par une représentation solide des femmes et l’élection de travailleurs ordinaires pour représenter les collectivités à l’Assemblée nationale.

Une discussion sur les divers syndicats des participants a suscité des visites à des bureaux syndicaux et divers lieux de travail. Sur cinq millions de travailleurs, presque 3,5 millions font partie d’un syndicat. Il va sans dire qu’il s’agit d’un grand nombre de votes pour les travailleurs élus, qui veillent à ce que les politiques et les systèmes en place facilitent l’adhésion syndicale.

Les Cubains ont procuré à notre groupe un accès sans réserve à leurs chefs, leurs établissements, leurs ressources et leur hospitalité. Divers dirigeants syndicaux de la région de Matanzas ont accompagné les participants pendant les excursions et les activités.

Une activité communautaire organisée spécialement pour le groupe a démontré la véritable hospitalité cubaine. Dans le cadre de visites d’organisations communautaires, d’un hôpital pour enfants et d’une université, les participants ont constaté comment les Cubains se préoccupent les uns des autres. Une optique et une approche axées sur la justice sociale sont à l’origine d’une société qui veille à garantir à tous l’égalité d’accès aux possibilités et à ne laisser personne de côté.

Les expériences générales des membres du groupe et les leçons qu’ils en ont dégagées prouvent que la population ouvrière peut véritablement changer les choses dans nos syndicats et nos milieux, et contribuer à façonner une société dont tous les citoyens profitent.

À son arrivée, le groupe se composait de militants syndicaux individuels, mais, au départ, il formait une famille multinationale et multisyndicale prête à devenir le changement qu’il aimerait exercer dans le monde, tout en s’appuyant les uns les autres et en demeurant solidaires en vue de la réalisation de ces objectifs. Puisque les entreprises ont déployé leurs attaques à l’échelle mondiale, à titre de militants syndicaux, nous devons forger des alliances mondiales afin de lutter sur un pied d’égalité.

Le Programme mondial d’échange pour la jeunesse continue de faire vivre aux jeunes syndicalistes du monde entier des expériences enrichissantes. Il permet de nouer de précieuses amitiés à vie, de renforcer la solidarité et de forger des alliances.

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Une version espagnole de cet article peut être trouvée ici/La versión en castellano de este artículo puede encontrarse aquí: usw.ca/gye2018-sp

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Le Canada doit impérativement être exclus de tarifs américains https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/le-canada-doit-imperativement-etre-exclus-de-tarifs-americains Thu, 01 Mar 2018 12:00:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/le-canada-doit-imperativement-etre-exclus-de-tarifs-americains TORONTO, MONTRÉAL – Les producteurs canadiens d’acier et d’aluminium doivent absolument être exclus des tarifs annoncés aujourd’hui par le président américain Donald Trump, insistent les Métallos.

«Les importations d’acier et d’aluminium en provenance du Canada ne font pas partie du problème que tente de résoudre l’administration américaine avec son enquête en vertu de l’article 232 sur la sécurité nationale. Ça saute aux yeux», fait valoir le directeur canadien du Syndicat des Métallos, Ken Neumann.

Le président américain Donald Trump a fait connaître aujourd’hui son intention d’imposer des tarifs douaniers de 10 % sur les importations d’aluminium et de 25 % sur les importations d’acier. Il n’a toutefois pas précisé les détails de cette mesure. On ne sait donc pas si des pays alliés comme le Canada seront exemptés de tels tarifs.

«Au cours de l’enquête du Département du commerce, il a été clairement démontré que le Canada est un allié névralgique des Etats-Unis, qui devrait être exclus de toute forme de tarif. Le Canada ne fait certainement pas partie des ‘mauvais joueurs’ aux pratiques commerciales déloyales qui pratiquent le dumping d’aluminium et d’acier sur le marché américain», a fait valoir Ken Neumann.

«Bien au contraire, les exportations d’acier font partie d’une chaine d’approvisionnement très intégrée. Imposer des tarifs sur les exportations canadiennes risque de causer des dommages considérables à l’économie des deux côtés de la frontière. Des emplois sont en jeu aux États-Unis comme au Canada», ajoute Ken Neumann.

«À l’origine, l’enquête du gouvernement américain en vertu de l’article 232 constitue une réplique aux pratiques commerciales de certains pays qui menacent la sécurité nationale américaine. De toute evidence, des tariffs et des actions punitives doivent être prises contre les “mauvais joueurs’, ceux qui pratiquent le dumping comme la Chine, l’Égypte, l’Inde, la Malaisie, la Corée, la Russie, la Turquie et le Vietnam», poursuit-il.

Le président international des Métallos dont le siège social est à Pittsburgh, Leo W. Gerard renchérit : «Le Canada n’est pas le problème! » Il souligne que les deux pays partagent une industrie manufacturière bien intégrée. « Les deux pays entretiennent une relation de confiance unique en matière de défense et de renseignement. Cette relation est essentielle à la sécurité nationale. Peu importe la solution envisagée au sujet des importations d’acier et d’aluminium, elle devra épargner la production canadienne», a indiqué Leo W. Gerard.

Du même souffle, ce dernier demande au Canada «de s’engager à donner beaucoup plus de mordant à ses lois du commerce et à à collaborer plus étroitement avec les Etats-Unis pour intervenir sur la surproduction mondiale d’acier et d’aluminium.»

Le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau, estime que le Canada doit impérativement être exclus d’éventuels tarifs ou quotas sur l’acier et l’aluminium.

«Le Canada constitue une source d’approvisionnement stable, sécuritaire, à proximité des usines américaines et favorable sur le plan de l’environnement. Chaque fois qu’on augmente la production d’aluminium au Québec à partir de l’hydroélectricité, on diminue les gaz à effet de serre sur la planète. Il reste à espérer que les Etats-Unis exempteront bel et bien la production du Québec et du Canada de tarifs et de quotas sur l’acier et l’aluminium», a plaidé Alain Croteau.

Le Syndicat des Métallos réitère son appel au gouvernement du Canada pour qu’il prenne des mesures fermes afin de soutenir les industries et les emplois au Canada.

«Les tarifs américains pourraient avoir pour effet d’augmenter le dumping d’acier étranger au Canada, certains producteurs cherchant de nouveaux débouchés pour le dumping de leur surproduction. Le gouvernement canadien doit absolument prendre les mesures qui s’imposent pour protéger l’économie et les emplois au Canada», conclut Ken Neumann.

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Joignez-vous au Syndicat des Métallos et dites non au harcèlement et à la violence contre les femmes https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/non-a-la-violence Thu, 01 Mar 2018 10:49:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/non-a-la-violence

La violence perturbe sérieusement la vie des travailleuses partout dans le monde, le harcèlement sexuel en étant la forme la plus couramment rapportée. Elle constitue une violation de leurs droits de la personne et un obstacle à l’égalité entre les hommes et les femmes. La violence faite aux femmes dans le lieu de travail est une question fondamentale qui préoccupe les syndicats et affaiblit les droits, la sécurité, la santé et la dignité des travailleuses et travailleurs. Toutes les formes de harcèlement et de violence contre les femmes et les travailleuses et travailleurs sont inacceptables! N’hésitez pas à signer cet engagement, puis à cliquer ici pour en imprimer une copie que vous pouvez demander aux personnes présentes à la prochaine réunion de votre section locale de signer également.

Je me joins au Syndicat international des Métallos et prends avec lui l’engagement d’IndustriALL de «dire non à la violence faite aux femmes» : 

  • S’opposer publiquement à toutes les formes de harcèlement et de violence contre les femmes et à condamner toutes les attitudes et actions qui perpétuent le sexisme et la violence.
  • Considérer le problème comme une priorité à l’interne et à consacrer les ressources nécessaires à la tenue d’activités visant à prévenir et à combattre cette violation des droits des femmes.
  • Favoriser une culture de respect envers les femmes à tous ses échelons, en sensibilisant davantage ses membres, son personnel et ses dirigeants, en les renseignant sur l’importance d’éradiquer la violence et le harcèlement dans le lieu de travail et notre syndicat.
  • Encourager ses membres à s’élever activement contre le harcèlement et la violence faite aux femmes, en particulier dans leurs propres lieux de travail.
  • Organiser des campagnes visant à prévenir et à combattre la violence faite aux femmes.
  • Demander aux gouvernements d’adopter des lois qui protégeront les femmes contre la violence, et d’assurer leur mise en application.
  • Réclamer que les employeurs établissent des politiques contre toutes les formes de violence et de harcèlement au travail, et qu’ils sensibilisent leurs employés aux effets dévastateurs de la violence faite aux femmes et de l’importance d’y mettre fin.
  • Exiger que les employeurs développent des politiques et des procédures concrètes afin de prévenir et de combattre toutes les formes de violence faite aux femmes dans leurs installations et leurs chaînes d’approvisionnement, et qu’ils mettent en place des mécanismes sécuritaires auxquels les femmes peuvent recourir si elles sont victimes d’agressions ou d’attaques au travail.
  • Inclure l’éradication du harcèlement et de la violence contre les femmes dans nos revendications contractuelles*.

 

*Veuillez communiquer avec votre permanente ou permanent du Syndicat des Métallos si vous avez besoin d’exemples de clauses que vous pourriez ajouter à votre convention collective.

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Les Métallos d'ABI livrent un message au PDG d'ALCOA en Floride https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/les-metallos-dabi-livrent-un-message-au-pdg-dalcoa-en-floride Tue, 27 Feb 2018 15:08:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/les-metallos-dabi-livrent-un-message-au-pdg-dalcoa-en-floride Hollywood, Floride, mardi le 27 février 2018 –  Une délégation de lockoutés d’ABI s’est rendue à Hollywood en Floride aux États-Unis pour livrer un message au pdg d’Alcoa et aux actionnaires, réunis dans le cadre de la 27e Conférence mondiale de la Banque de Montréal sur les métaux et l’industrie minière. Le pdg d’Alcoa, Roy Harvey, y prend la parole à 10h30 ce matin devant plus d’un millier d’investisseurs.

Plusieurs dizaines de lockoutés manifestent parallèlement devant la succursale de la Banque de Montréal à Trois-Rivières pour dénoncer l’invitation faite par la banque canadienne au pdg d’Alcoa, responsable du lockout qui affecte un millier de familles au Québec.

« Le meilleur message que le pdg d’Alcoa pourrait lancer aux investisseurs, c’est celui d’une reprise des négociations pour régler le conflit à Bécancour au Québec. Chaque jour de lockout, c’est un jour où Alcoa assombrit encore plus son bilan financier. Déjà, en prenant la décision de décréter un lockout et d’arrêter deux séries de cuves le 11 janvier plutôt que de chercher un règlement, c’est plus d’une centaine de millions de dollars qui sont jetés par la fenêtre. Le compteur des pertes tourne encore, alors que le prix de l’aluminium est bon. Les investisseurs ne peuvent tolérer que de telles mauvaises décisions financières entachent davantage le bilan de la compagnie », a fait valoir le président de la section locale 9700 des Métallos, Clément Masse, présent avec des collègues en Floride pour livrer ce message aux investisseurs et au pdg d’Alcoa.  

Alcoa et Rio Tinto ont décrété un lockout le 11 janvier, avant même que le syndicat ait pu expliquer les motifs du rejet d’une offre globale et finale. Pourtant, le syndicat avait indiqué qu’il n’avait pas l’intention de déclencher une grève dans l’immédiat et insisté pour que les négociations se poursuivent au sujet du respect des mouvements de main-d’œuvre et des modalités d’un nouveau régime de retraite. « Nous avions fait des compromis majeurs en acceptant de discuter d’un régime de retraite à financement salarial (Members Funded Pension Plan) où le risque est assumé par les travailleurs et nous commencions à entrevoir des solutions sur les mouvements de main-d’œuvre. La réponse de l’employeur a été de couper court à la négociation avec une offre globale et ensuite de nous assommer avec un lockout », ajoute Clément Masse.

Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le syndicat le plus important du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.

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Le budget libéral n’accorde pas vraiment la «priorité aux gens» https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/le-budget-liberal-naccorde-pas-vraiment-la-priorite-aux-gens Tue, 27 Feb 2018 12:00:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/le-budget-liberal-naccorde-pas-vraiment-la-priorite-aux-gens OTTAWA – Le budget fédéral 2018 n’est pas conçu pour aider les travailleurs ou retraités canadiens, même si le gouvernement libéral affirme que le budget «accorde la priorité aux gens».

«Le ministre des Finances dit qu’il cherchera à obtenir les “commentaires” des pensionnés canadiens et qu’il adoptera une approche “fondée sur des données probantes” en matière de sécurité de la retraite. De quelles autres données probantes pourrait-il avoir besoin que les milliers de retraités d’entreprises comme Stelco et Sears, dont le salaire différé a été volé par les créanciers par l’entremise de lois archaïques qui protègent les entreprises confrontées à une restructuration ou à la faillite?», a déclaré Ken Neumann, directeur national pour le Canada du Syndicat des Métallos.

«Les dispositions des libéraux liées aux congés parentaux sont éclipsées par de faibles prestations de remplacement de revenus de l’assurance-emploi», a ajouté M. Neumann. «Les congés doivent comprendre des prestations qui soutiennent les congés professionnels au moyen d’un vrai salaire. Pour faire progresser la participation des femmes au marché du travail, il faut mettre sur pied un programme de garderie universel et abordable plutôt que de simplement ajouter des places en garderie.»

M. Neumann a affirmé que les membres du Syndicat des Métallos dans le secteur forestier accueillent favorablement la mesure modeste consistant en un fonds de 191 millions de dollars sur cinq ans en vue de soutenir les litiges commerciaux liés au bois d’œuvre (en vertu de l’Organisation mondiale du commerce et du mécanisme de règlement des différends de l’ALENA). Toutefois, le budget constitue une tentative marquée de prudence excessive pour apaiser les intérêts commerciaux qui favorisent des dépenses moins élevées et la réduction du déficit, tout en freinant les dépenses de relance qui créeraient des emplois et susciteraient la confiance en période d’incertitude, a-t-il mentionné.

Le budget n’est pas assorti d’un plan complet et significatif en vue de protéger les travailleurs et de créer de bons emplois dotés de salaires plus élevés, a souligné M. Neumann.

«Il s’agit d’un budget timide, comme si le gouvernement libéral craignait de mettre de l’avant un plan économique dont tireront profit les travailleurs et travailleuses, dont un nombre croissant occupent jusqu’à trois emplois simplement pour pouvoir joindre les deux bouts. Il s’agit d’un exercice de style sans substance, plus rhétorique qu’ancré dans la réalité», a-t-il affirmé.

«Aucun élément n’est suffisamment audacieux ou progressiste dans les plans du gouvernement pour 2018-2019; il n’y a notamment aucun changement réel visant à mettre un terme à l’évitement fiscal des sociétés», a souligné M. Neumann. «Les libéraux se retiennent-ils en prévision d’une année électorale, alors qu’ils pourront acheter des appuis pour quatre autres années?»

Le Syndicat des Métallos aurait accueilli favorablement un engagement à rebâtir des secteurs d’activité essentiels comme ceux de l’acier et de l’aluminium, qui sont menacés par des tarifs douaniers injustes de la part des États-Unis, malgré la réalité voulant qu’ils fassent partie d’un marché intégré pour ces produits.

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De la poudre aux yeux : un balado du CTC https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/introduire-poudre-aux-yeux-balado-ctc Fri, 16 Feb 2018 16:43:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/introduire-poudre-aux-yeux-balado-ctc image pour le podcast De la poudre aux yeux
À l‘occasion du Mois de l‘histoire des Noirs de cette année, un balado intitulé DE LA POUDRE AUX YEUX : découvrir la vérité sur les droits de la personne au Canada indique des problèmes critiques que pose le respect des droits de la personne au Canada et ce que les syndicats du Canada peuvent faire pour s‘y attaquer.
 
Il est plus important que jamais d‘avoir de vraies conversations au sujet de la race, du racisme à l‘égard des Noirs et de ce que vivent les travailleuses et les travailleurs noirs. Nous vous invitons à écouter cet épisode spécial pendant lequel nous présenterons des histoires d‘activistes et les efforts qu‘ils font pour dénoncer et éliminer le racisme à l‘endroit des Noirs.
 
Vous entendrez des récits et des témoignages captivants de Will Prosper et Isabelle Miller (membre de la section locale 1944 des Métallos). Le podcast en anglais présente des conversations avec Robyn Maynard, Desmond Cole, Afua Cooper et Hadiya Roderique. Produit par le Congrès du travail du Canada.

Écoutez ça!

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Le syndicat réitère son ouverture à négocier https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/le-syndicat-reitere-son-ouverture-a-negocier Fri, 09 Feb 2018 12:00:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/le-syndicat-reitere-son-ouverture-a-negocier QUÉBEC – Le président de la section locale 9700 des Métallos représentant les lockoutés d’ABI à Bécancour, Clément Masse, et le directeur québécois des Métallos Alain Croteau, sont sortis satisfaits de la rencontre avec la ministre du Travail, Dominique Viens. Ils saluent son initiative de rencontrer les deux parties en vue d’une reprise des négociations.

«Le ton a été cordial. On sent qu’on travaille dans le même sens, pour arriver à un règlement satisfaisant. La reprise des négociations, c’est ce qu’on demande depuis avant même le lockout. Nous espérons qu’Alcoa et Rio Tinto y consentiront et accorderont à leurs représentants les mandats de négocier nécessaires à la conclusion d’une entente», a déclaré le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau.

Au cours de la rencontre, les représentants syndicaux ont déploré la façon dont l’employeur a mis fin abruptement aux négociations en déposant une deuxième offre finale et ultimement en déclenchant un lockout, alors que les pourparlers allaient auparavant bon train sur le régime de retraite et les mouvements de main-d’oeuvre.

«Nous avons expliqué à la ministre que des pas importants avaient été faits du côté syndical, notamment en considérant le principe de l’implantation d’un nouveau régime de retraite qui ferait reposer le risque sur les épaules des travailleurs. Sitôt après, l’employeur a préféré cesser les négociations plutôt que de terminer les discussions pour en arriver à une entente. À deux reprises, les négociations ont été interrompues avec le dépôt d’une offre globale de l’employeur. Cela ne peut se régler qu’autour d’une table», relate Clément Masse.

Quoi qu’il en soit, le Syndicat attend avec impatience le résultat de la rencontre de la ministre avec la partie patronale, prévue également en fin d’avant-midi. Le Syndicat se tient à la disposition du conciliateur, si celui-ci juge bon de convoquer les parties à nouveau pour négocier. «C’est en se parlant, autour d’une table, des vrais enjeux que nous trouverons des solutions, pas en lançant des offres de façon irréfléchie», concluent les porte-paroles syndicaux.

Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le syndicat le plus important du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.

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Les lockoutés d’ABI se font entendre à Québec https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/les-lockoutes-dabi-se-font-entendre-a-quebec Wed, 07 Feb 2018 12:00:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/les-lockoutes-dabi-se-font-entendre-a-quebec QUÉBEC – Le Syndicat des Métallos salue l’adoption unanime par les députés de l’Assemblée nationale d’une motion dénonçant les impacts négatifs du lockout et demandant une reprise des négociations.

La motion adoptée stipule que :

«Que l’Assemblée nationale du Québec reconnaisse que le lockout décrété à l’aluminerie ABI a des impacts négatifs sur les travailleurs et travailleuses, sur l’économie de la région du Centre-du-Québec et de la Mauricie et sur l’économie du Québec; que l’Assemblée nationale demande aux parties la reprise des négociations.»

«Ça envoie un message clair au siège social d’Alcoa à Pittsburgh, au siège social de Rio Tinto, à Londres. Nous espérons maintenant qu’ils donnent enfin de vrais mandats à leurs négociateurs pour trouver un règlement négocié», fait valoir le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau.

Le président de la section locale 9700, Clément Masse, salue lui aussi l’adoption de la motion adoptée par les parlementaires de tous les partis confondus. «Cela montre que cet enjeu dépasse les partis et les allégeances politiques. C’est essentiel pour les 1030 familles touchées, mais aussi pour l’économie de la région et tout le Québec», fait valoir Clément Masse.

Les lockoutés d’ABI sont partis de Bécancour ce matin pour se faire entendre devant l’Assemblée nationale, alors que les parlementaires débattent d’une motion pour inciter les parties à retourner négocier.

«Il y a un pacte social entre les alumineries et l’ensemble des Québécois. Elles bénéficient de tarifs d’électricité avantageux et en contrepartie elles créent de bons emplois dans les régions du Québec. Avec le lockout, ce pacte est rompu. Cela ne concerne pas seulement les 1030 familles à la rue, mais l’ensemble des Québécois. Le gouvernement ne peut regarder le train passer pendant que des compagnies prennent une région en otage», fait valoir le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Quelques centaines de lockoutés ont bruyamment manifesté devant l’Assemblée nationale, alors que les parlementaires débattaient à l’intérieur d’une motion initiée par Québec solidaire. Signe que le message commence à être entendu, la ministre du Travail a déjà convoqué les parties à des rencontres vendredi.

«C’est important pour nous que l’Assemblée nationale débatte de ce conflit. Certains ont dit que c’était un conflit privé. Mais les rabais d’électricité, eux, ils sont très publics, c’est nous collectivement qui les payons. J’ai regardé ma facture d’électricité ce matin et je suis pas mal certain que je paie plus cher du kilowatt/heure que ces compagnies étrangères. Nous pensons que le gouvernement a l’obligation morale d’intervenir. C’est avec de grandes attentes que nous irons à la rencontre de vendredi», affirme Alain Croteau.

La direction d’ABI, qui appartient aux deux géants de l’aluminium que sont Alcoa et Rio Tinto, a décrété un lockout dans la nuit du 11 janvier, refusant la main tendue du syndicat pour négocier. Pourtant, le déclenchement du lockout et l’arrêt de deux séries de cuves représentent des coûts importants pour l’employeur, qui n’ont aucune commune mesure avec ce qui était en jeu dans les négociations.

Clément Masse réitère la volonté syndicale de négocier. «Tout juste avant que Rio Tinto et Alcoa prennent la décision de se retirer de la table des négociations, de grands pas étaient faits. Des discussions avaient même lieu quant à la possibilité de renoncer à l’actuel régime de retraite pour en instaurer un nouveau répondant aux exigences de l’employeur et on commençait à peine à aborder l’enjeu du respect de l’ancienneté dans les mouvements de main-d’œuvre. Nous avons toujours été clairs : nous souhaitons une reprise des négociations, avec des vis-à-vis qui ont le mandat de conclure une entente», a conclu Clément Masse.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses. Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le plus important syndicat du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.

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Le rôle de l'ambassade canadienne est remis en cause dans une plainte déposée auprès du Commissariat à l'intégrité https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/le-role-de-lambassade-canadienne-est-remis-en-cause-dans-une-plainte-deposee-aupres-du-commissariat-a-lintegrite Tue, 06 Feb 2018 12:00:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/le-role-de-lambassade-canadienne-est-remis-en-cause-dans-une-plainte-deposee-aupres-du-commissariat-a-lintegrite

OTTAWA, MONTRÉAL et TORONTO - Le leader communautaire mexicain Mariano Abarca a été assassiné en 2009 pour avoir pris la défense des droits de la personne et de l'environnement dans la petite ville de Chicomuselo, au Chiapas, où la société minière Blackfire, établie à Calgary, exerçait ses activités en étroite communication et avec le soutien de l'ambassade canadienne au Mexique. Personne n'a été tenu responsable de sa mort.

Lundi, le fils de M. Abarca, José Luis, avec l'appui d'organismes du Mexique et du Canada, a déposé une plainte auprès du Commissariat à l'intégrité du service public du Canada, demandant officiellement une enquête sur les actes et omissions de l'ambassade qui auraient pu accroître le danger auquel M. Abarca et d'autres ont été exposés.

«Mon père a directement fait appel à l'ambassade canadienne après que lui et d'autres ont été menacés par des employés de Blackfire, a dit José Luis Abarca. Peu après, il a été détenu sur la base de fausses accusations lancées par la société minière. L'ambassade était au courant de cela, mais a soutenu Blackfire, exerçant des pressions sur les autorités du Chiapas pour protéger les intérêts de cette dernière.» 

Comme le montrent les renseignements obtenus par suite d'une demande d'accès à l'information, l'ambassade canadienne avait une connaissance certaine du conflit touchant les activités de Blackfire, dont les menaces qui pesaient sur M. Abarca, mais a tout de même fait pression sur le gouvernement du Chiapas pour réprimer les protestations à l'endroit de la mine. Ce faisant, l'ambassade a enfreint les politiques de protection des droits de la personne ainsi que son propre rôle, qui est de favoriser un dialogue ouvert et éclairé entre toutes les parties, a indiqué le plaignant.

«L'ambassade canadienne aurait pu exercer une influence pour protéger la vie et le bien-être de M. Abarca et d'autres résidents de Chicomuselo, mais elle a fait le contraire», a soutenu l'avocat Miguel Angel De Los Santos, du Centre des droits de la personne de l'Université autonome du Chiapas.

«Le Commissariat à l'intégrité doit mener une enquête sur l'ambassade qui, croyons-nous, a contribué à mettre en danger la vie de M. Abarca, et émettre des recommandations de manière à ce que cela ne se reproduise pas.»

Quelques jours après l'assassinat de M. Abarca, la mine de barytine a été fermée pour des raisons d'ordre environnemental, conférant une crédibilité à la lutte que menaient M. Abarca et d'autres. Pourtant, l'ambassade a continué d'appuyer la société, la conseillant de poursuivre le Mexique en vertu de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

«Au Mexique, les persécutions, menaces et violences à l'endroit des défenseurs des droits fonciers et de l'environnement se sont intensifiées depuis le meurtre de M. Abarca, a dit Libertad Díaz, de l'organisme Otros Mundos Chiapas. Compte tenu de l'importance des investissements canadiens dans le secteur minier mexicain, nous sommes très préoccupés par la position des autorités canadiennes face aux communautés qui luttent pour protéger leurs terres et leurs ressources en eau des conséquences néfastes de l'exploitation minière.»

Miguel Mijangos, du Réseau mexicain des personnes touchées par les minières, a ajouté que les activités minières canadiennes, soutenues par l'ambassade canadienne, sont en plein essor dans certaines régions du Mexique ravagées par la violence.

«Il est urgent de faire la lumière sur le cas de Mariano Abarca et de prendre les mesures voulues pour empêcher que la vie et le bien-être des communautés mexicaines soient sacrifiés au nom des profits canadiens», a souligné M. Mijangos.

La plainte déposée auprès du Commissariat à l'intégrité du secteur public a été préparée par le Justice and Corporate Accountability Project, une initiative menée par des bénévoles de la faculté de droit Osgoode Hall et l'Université Thompson Rivers.

Au cours de son séjour au Canada, la délégation mexicaine participera à des événements publics à Ottawa, Montréal et Toronto :

- Mardi 6 février, de 19 h à 21 h, Université Carleton, Senate Room, 608 Robertson Hall, 1125 Colonel By Drive, Ottawa;
- Mercredi 7 février, de 17 h à 21 h 30, Chaufferie de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), 175, avenue du Président-Kennedy, Montréal;
- Jeudi 8 février, 19 h à 21 h 30, OCAD University, salle 330, 113 McCaul Street, Toronto.

La délégation mexicaine est notamment appuyée par Mines Alerte Canada, le Fonds humanitaire des Métallos, Common Frontiers, le Fonds de justice sociale de l'Alliance de la Fonction publique du Canada, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le Conseil des Canadiens, le Comité pour les droits humains en Amérique latine, Inter Pares, KAIROS et la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles.

Consultez la page justice4mariano.net pour obtenir l'information à jour sur les événements.

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Le NPD est là pour gagner – Élections Ontario 2018 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/le-npd-est-la-pour-gagner Thu, 01 Feb 2018 15:21:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/le-npd-est-la-pour-gagner Par Marty Warren

Les enjeux des élections de 2018 en Ontario sont considérables. Les libéraux minés par les scandales sont extrêmement impopulaires, et puisqu'ils gouvernent depuis plus de 14 ans, il est temps d’envisager un changement. Toutefois, Kathleen Wynne compte bien que les Ontariens progressistes voteront pour elle à nouveau, volant les promesses du NPD pour arriver à ses fins.

Jusqu’à récemment, de nombreuses personnes pensaient que les conservateurs constituaient leur seul choix. Le parti était en tête des sondages, même si leur chef était relativement inconnu, mais tout a changé depuis que Patrick Brown a démissionné à la suite d’allégations de harcèlement sexuel.

Le départ soudain de Patrick Brown quelques mois seulement avant les élections suscite de l’incertitude et des bouleversements sur la scène politique.

Cependant, n’oublions pas que lors des prochaines élections, le choix ne se limite pas aux libéraux et aux conservateurs. Il existe une autre option, et c’est un choix formidable pour une meilleure Ontario : Andrea Horwath et le NPD.

Andrea Horwath et l’équipe du NPD sont là pour gagner! De plus, avec l’aide des Métallos – en discutant avec nos membres et en participant comme bénévoles aux campagnes du NPD – nous pouvons les aider à remporter la victoire.

Aux États-Unis, comme en Alberta et en Colombie-Britannique, les élections ne mettent effectivement en lice que deux partis. Les électeurs n’ont pas d’autres choix, ce qui n’est pas le cas en Ontario. Ne vous laissez pas leurrer.

Andrea est une chef de parti qui offre de l’espoir pour l’avenir, étant de loin la plus populaire de l’Ontario. Elle possède une grande expérience des campagnes, et son équipe se bat pour nous, travailleuses et travailleurs.

Mettre les gens au premier plan

La plate-forme du NPD est axée avant tout sur les gens.

Un salaire minimum plus élevé place les familles au-dessus du seuil de la pauvreté. Andrea Horwath et le NPD ont le mérite d’avoir milité pour un salaire horaire minimum de 15 $ bien avant les libéraux. Le NPD présentera également un calendrier des augmentations futures afin que le salaire minimum suive la cadence.

Le NPD abordera la question des soins de santé en vue de réduire les temps d’attente. Vous aurez accès à des soins de santé publics, universels et de qualité lorsque vous et votre famille en aurez besoin.

Le NPD créera des emplois de qualité et améliorera les conditions de travail. Puisqu’un plus grand nombre de personnes auront de bons emplois, leur vie et notre économie s’en trouveront améliorées.

Le NPD rendra la garde d’enfants plus abordable. Nos enfants pourront ainsi mieux débuter dans la vie et plus de familles se permettre de retourner au travail.

Le NPD instaurera l’assurance médicaments – pour tous – et non seulement pour une poignée d’entre nous.

Le NPD accordera l’équivalent de l’investissement municipal au transport public. Vous n’aurez plus à vous tracasser juste pour essayer de vous rendre au travail; de plus, il en ressortira des bienfaits pour l’environnement, la santé et l’économie.

Le NPD mettra fin à la privatisation d’Ontario Hydro afin de remettre ce service public entre les mains du public. Les entreprises cupides ne pourront plus faire monter les prix. Le NPD prévoit aussi réduire les tarifs de l’électricité afin de les rendre à nouveau abordables.

Le NPD appuiera les syndicats et les travailleurs, et réintroduira l’accréditation par vérification des cartes, que les conservateurs ont supprimée.  

Andrea Horwath : une première ministre digne de confiance

Avant tout, n'oubliez pas qu'Andrea Horwath sera une première ministre digne de confiance. Finis les scandales, finies les accusations de corruption. Andrea, c’est du solide! Elle est la bagarreuse de la ville de l’acier et elle va droit au but.

Andrea apporte de l’espoir à notre province.

Par conséquent, lorsque vous discuterez de politique avec vos amis, voisins ou collègues de travail, n’oubliez de faire l’éloge d’Andrea et du NPD.

Accélérez l’action politique

Dans le district 6, nous avons un nouveau comité d’action politique fabuleux coprésidé par Briana Broderick (SL 2010) et Chad Machum (SL 2020) qui demandera aux Métallos partout en Ontario de participer aux élections. Nous exhorterons les Métallos à discuter des enjeux, à s’impliquer et à soutenir le NPD.

Ce travail est important pour notre syndicat, parce que nous avons des racines progressistes et avons toujours été de puissants partisans du NPD. Toutefois, nous connaissons aussi le pouvoir de nos membres lorsque nous votons. Nous pouvons apporter des changements positifs à l’Ontario lorsque nous – les Métallos – travaillons de concert.

Tout peut arriver lors des élections, et si les Métallos vont sur le terrain et participent aux campagnes en tant que bénévoles dans toute la province, nous pourrons faire changer les choses.

Au mois de juin, les élections porteront sur le changement. Cependant, choisissons de changer en mieux. Votons pour Andrea Horwath et le NPD!

Solidairement,

Le directeur des Métallos pour l’Ontario,
Marty Warren

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Victoire arbitrale des Métallos met fin aux tests aléatoires de drogues et d'alcool dans les mines syndiquées de Teck à Elk Valley https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/victoire-arbitrale-du-syndicat-des-metallos Mon, 29 Jan 2018 21:45:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/victoire-arbitrale-du-syndicat-des-metallos
SPARWOOD, C.-B. – Le Syndicat des Métallos a gagné une décision arbitrale qui met fin aux tests aléatoires de dépistage de drogues menés par Teck Resources dans ses mines de charbon syndiquées à Elk Valley.
 
En décembre 2012, Teck a commencé à effectuer des tests aléatoires de dépistage de drogues ou d'alcool auprès de ses employés. Le syndicat s'est opposé à cette violation de la vie privée des employés et a pris des mesures pour contrer leur mise en œuvre. Cette position est soutenue par une importante décision arbitrale qui reconnaît l'importance des droits à la vie privée des employés et place la barre très haut pour les employeurs pour ce qui est de justifier des tests aléatoires.
 
Stephen Hunt, directeur du district 3 du Syndicat des Métallos, applaudit la décision et la considère comme une grande victoire, non seulement pour les membres du Syndicat des Métallos, mais pour tous les travailleurs.
 
« L'arbitre a complètement rejeté l'idée que certains risques théoriques, mais inexistants, pour la sécurité justifient la mise en place de tests aléatoires alors qu'il n'y a aucune preuve de problèmes en milieu de travail imputables à l'usage de drogue ou d'alcool », a déclaré M. Hunt.
 
M. Hunt affirme que le recours à des tests aléatoires de dépistage de drogues et d'alcool par les employeurs est très limité et que le fait que Teck les poursuive était contraire au consensus, selon lequel de tels genres de tests sont inefficaces, n'empêchent pas l'usage de drogue ou d'alcool ou ne réduisent pas le nombre d'accidents ou de blessures en milieu de travail.
 
« La sécurité des travailleurs est primordiale et nous luttons en ce sens chaque jour, a ajouté M. Hunt. Les tests aléatoires sont une ingérence à la vie privée et ne contribuent aucunement à assurer la sécurité des travailleurs et des collectivités. »
 
La victoire remportée par les sections locales 7884 et 9346 du Syndicat des Métallos signifie que ces tests cesseront dans les mines Fording River et Elkview, et ce, immédiatement et conformément aux ententes entre Teck, la section locale 7284 du Syndicat des Métallos et la section locale 115 de l'IUOE. Ils sont également abolis aux mines Coal Mountain et Line Creek.
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Les Canadiens trahis par le désespoir des libéraux à vouloir signer un PTP favorable aux multinationales https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/les-canadiens-trahis-par-le-desespoir-des-liberaux-a-vouloir-signer-un-ptp-favorable-aux-multinationales Sat, 27 Jan 2018 10:04:37 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/les-canadiens-trahis-par-le-desespoir-des-liberaux-a-vouloir-signer-un-ptp-favorable-aux-multinationales OTTAWA – L'Accord de partenariat transpacifique (PTP) négocié secrètement par le gouvernement libéral grugera encore davantage la base manufacturière et industrielle du Canada, supprimera encore plus d'emplois pour la classe moyenne, et entraînera une baisse des salaires, des conditions de travail et des normes environnementales.

«Lorsqu'il était dans l'opposition, le parti libéral de Justin Trudeau a fortement critiqué le gouvernement conservateur pour avoir mené des négociations secrètes sur le PTP et pour ses répercussions majeures», a déclaré Ken Neumann, directeur national du Syndicat des Métallos.

«Trudeau vient de démontrer qu'il ne valait pas mieux. Son gouvernement a été tout aussi secret dans l'adoption du PTP, laissant les Canadiens dans l'ignorance quant aux répercussions de cet accord commercial favorable aux multinationales», a jouté M. Neumann.

«Le PTP constituait une mauvaise entente lorsqu'il a été négocié par les conservateurs en 2015, et il demeure une mauvaise entente aujourd'hui. Mis à part un changement cynique dans le titre officiel de l'accord, il est peu progressiste en soi», a souligné M. Neumann. Il faisait référence à l'insistance du gouvernement Trudeau à vouloir renommer le PTP Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP).

«Dans son désespoir à vouloir signer le PTP, le gouvernement Trudeau a été considérablement dominé par d'autres pays dans ces négociations, y compris le Japon, l'Australie et le Vietnam. Confronté aux choix d'accepter une mauvaise entente, ou de ne pas conclure d'entente du tout, Trudeau a cédé», a affirmé M. Neumann.

«Les résultats reflètent l'obsession manifeste de ce gouvernement à négocier des accords commerciaux qui renforcent les droits et les pouvoirs des entreprises multinationales, aux dépens des emplois canadiens et de meilleures normes sur le plan des droits de travail, de la personne et de l'environnement.»

Selon le Syndicat des Métallos, le PTP affaiblit les mesures de protection envers les fabricants automobiles et les fournisseurs canadiens, y compris le secteur de la sidérurgie, qui devront désormais affronter une concurrence rendue plus sévère par une main-d'œuvre moins coûteuse en Asie.

«Il subsiste de véritables préoccupations pour les travailleurs dans les secteurs de l'automobile, des produits laitiers, du transport et de la construction, qui se retrouvent face à un nivellement par le bas en essayant de concurrencer une main-d'œuvre moins coûteuse, et des normes de travail, de sécurité et environnementales moins strictes en Asie», a déclaré M. Neumann.

En outre, le PTP pérennise les prétendus mécanismes de règlement des différends entre investisseurs et États qui autorisent les multinationales à poursuivre en justice notre gouvernement, dans des tribunaux secrets, si elles pensent que nos lois nuisent à leurs profits potentiels. Le Canada a été l'un des pays les plus poursuivis en justice dans le cadre de ce système.

«À l'exception de quelques petites modifications et lettres d'accompagnement, le gouvernement Trudeau n'a pas réussi à obtenir les améliorations significatives qu'il était nécessaire d'apporter à l'ancien PTP conclut par le gouvernement conservateur précédent», a affirmé M. Neumann.

«Sur les points fondamentaux, en particulier sur les droits du travail, le PTP se révèle en fait beaucoup plus faible que ce que ce gouvernement propose dans les négociations de l'ALENA, ou que ce qui a été obtenu avec l'Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l'Union européenne.»

«Le PTPGP n'a de "progressiste" que son nom.»

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Le directeur canadien des Métallos et des syndicalistes du Mexique sur la ligne chez ABI https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/le-directeur-canadien-des-metallos-et-des-syndicalistes-du-mexique-sur-la-ligne-chez-abi Fri, 26 Jan 2018 12:00:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/le-directeur-canadien-des-metallos-et-des-syndicalistes-du-mexique-sur-la-ligne-chez-abi BÉCANCOUR - L’organisation des Métallos de tout le Canada se mettra en action pour soutenir les lockoutés d’ABI, faisant appel aux ressources du Syndicat international et à ses alliés à travers le monde. C’est ce qu’a assuré le directeur canadien des Métallos, Ken Neumann, de passage sur la ligne de piquetage des lockoutés d’ABI à Bécancour aujourd’hui, accompagné de deux membres du syndicat mexicain Los Mineros, Oscar Alzaga et Jesús Armando Velásquez, et du directeur québécois des Métallos, Alain Croteau.

«C’est inadmissible que deux multinationales jouent avec la vie d’un millier de familles pour satisfaire des intérêts commerciaux. Les Métallos, nous avons une tradition de solidarité bien ancrée. Nous allons faire appel à la solidarité de toutes les sections locales. Quand des géants attaquent des travailleurs, les métallos se serrent les coudes», fait valoir le directeur canadien des Métallos, Ken Neumann.

Ce dernier était accompagné de deux syndicalistes de Los Mineros au Mexique, Oscar Alzaga et Jesús Armando Velásquez. «Les multinationales cherchent souvent à diviser les travailleurs entre eux. Ce qui fait notre force, c’est notre solidarité. Recevez, chers confrères, tous nos vœux de succès de la part des mineurs du Mexique», ont-ils fait valoir.

Déjà, le syndicat mondial IndustriALL a écrit une lettre d’appui à la section locale 9700 et enjoint la compagnie de retourner à la table de négociation. Au cours des prochains jours, les sections locales de partout au Canada seront informées du conflit et invitées à soutenir leurs confrères et consoeurs en lockout au Québec.

Saluant l’appui de son alter ego canadien, le directeur québécois a interpellé de son côté le gouvernement du Québec. «On se retrouve devant deux multinationales qui obtiennent des avantages importants sous forme d’électricité à très bas prix et qui prennent en otage toute une population. Le lockout a finalement bien peu à voir avec la négociation patronale-syndicale. Les travailleurs font les frais des manigances pour faire hausser les prix de l’aluminium et baisser les tarifs d’électricité. Le gouvernement du Québec ne peut rester les bras croisés», croit Alain Croteau.

La direction d’ABI, qui appartient aux deux géants de l’aluminium que sont Alcoa et Rio Tinto, a mis en lockout 1030 syndiqués dans la nuit du 11 janvier, refusant la main tendue du syndicat pour négocier. Pourtant, le déclenchement du lockout et l’arrêt de deux séries de cuves représentent des coûts importants pour l’employeur, qui n’ont aucune commune mesure avec ce qui était en jeu dans les négociations. Les négociations portaient principalement sur le régime de retraite et le respect de l’ancienneté dans les mouvements de main-d’œuvre.
 
Les dons peuvent être acheminés à :

MÉTALLOS SL 9700 F.D.P.
À l’attention de Éric Moore, secrétaire financier
Syndicat des Métallos, section locale 9700
8310, rue Desormeaux
Bécancour (Québec)
G9H 2X2

Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le syndicat le plus important du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.

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Un nouvel ALENA pour tous les travailleurs https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/un-nouvel-alena-pour-tous-les-travailleurs Wed, 24 Jan 2018 12:00:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/un-nouvel-alena-pour-tous-les-travailleurs Les travailleurs que nous représentons dans le secteur privé au Québec, au Canada, aux États-Unis et au Mexique suivent avec beaucoup d’appréhension les négociations entourant l’ALENA. Alors que l’avenir même de l’accord est en jeu, nous souhaitons passer un message aux négociateurs : un nouvel accord devra enfin prendre en compte les intérêts des travailleurs et travailleuses ou il ne sera pas.

Dans sa forme actuelle, l’ALENA a accentué les inégalités et limité la capacité d’agir des États. Les travailleurs et travailleuses en ont assez de passer en dessous de la table, au profit des intérêts des riches et des puissants. Ne nous y trompons pas, en tant que syndicalistes, nous ne sommes pas opposés au commerce, bien au contraire. Plusieurs emplois en dépendent. Mais cela ne dispense pas les négociateurs au chevet de l’ALENA de devoir conclure un accord plus juste, plus démocratique, qui crée un marché nord-américain plus sûr, plus équitable pour les travailleurs de nos trois pays.

L’actuel ALENA ne répond pas aux besoins et aux attentes du monde ordinaire. Les plus riches, les secteurs de l’économie qui peuvent le plus facilement être délocalisés, réussissent à tirer leur épingle du jeu. De l’autre côté, les travailleurs et les industries les plus exposés à la concurrence étrangère déloyale ramassent les pots cassés. On a fait croire aux travailleurs qu’ils auraient leur part du gâteau, que la richesse serait partagée, que les salaires monteraient au Mexique. Rien de tout cela ne s’est concrétisé.

Les présentes négociations doivent permettre de corriger le tir. Il y a un sérieux problème au chapitre des droits des travailleurs au Mexique. Les travailleurs doivent pouvoir se regrouper au sein de syndicats démocratiques, négocier librement des contrats collectifs. Le traité doit garantir un vrai régime de relations de travail, avec des tribunaux objectifs. Dans le même esprit, nous approuvons les efforts des négociateurs canadiens en faveur d’un régime de lois du travail qui respecte le droit d’association dans les trois pays et rendrait illégales les dispositions «right-to-work» aux États-Unis.

Un nouvel ALENA doit permettre aux gouvernements de protéger les plus vulnérables, de reprendre le contrôle des services publics, d’instituer des politiques d’achat national, dans la mesure où elles ne discriminent pas les pays partenaires. Les négociateurs devraient enfin s’attarder à réduire les privilèges des grandes corporations et assurer une plus grande imputabilité.

Les États-Unis ont proposé de permettre aux gouvernements de se soustraire aux dispositions du Chapitre 11 qui donnent aux compagnies et aux investisseurs le droit de poursuivre des États lorsque leurs décisions vont à l’encontre de leurs intérêts commerciaux. Nous ne comprenons pas pourquoi le gouvernement canadien continue de défendre l’existence même de ce Chapitre 11, sachant que le Canada a été le plus malmené par ce genre de poursuite.

Les négociateurs devraient aussi se concentrer sur ce qui rend le marché nord-américain plus fort. Il ne faut pas prendre à la légère les inquiétudes des Américains à l’effet que certains pays comme la Chine pourraient vouloir tirer parti des failles de l’ALENA. Le contournement des dispositions sur les règles d’origine et les pratiques de dumping d’acier et d’aluminium sur le marché nord-américain ont eu des effets délétères sur les travailleurs et plusieurs secteurs économiques. Ces failles doivent être colmatées. C’est la seule façon de garantir l’intégrité du marché continental aux yeux des travailleurs et des industries qui ont été bafoués par les importations à rabais.

L’ALENA souffre d’une crise de légitimité politique. Pour qu’un accord émerge, les négociateurs du Canada, des États-Unis et du Mexique doivent viser à construire un marché plus équitable, démocratique et plus sûr.

Leo W. Gerard, président international du Syndicat des Métallos
Ken Neumann, directeur canadien du Syndicat des Métallos
Alain Croteau
, directeur québécois du Syndicat des Métallos (FTQ)
Napoleon Gomez, président de Los Mineros (Le Syndicat mexicain des mineurs)

Lire la tettre sur le site du journal Le Soleil

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Les Métallos s’engagent à renforcer le mouvement syndical et rétablir l’unité https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/les-metallos-sengagent-a-renforcer-le-mouvement-syndical-et-retablir-lunite Tue, 23 Jan 2018 12:00:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/les-metallos-sengagent-a-renforcer-le-mouvement-syndical-et-retablir-lunite Lettre ouverte à tous les membres, militants et sections locales du Syndicat des Métallos :

Comme nombre d’entre vous le savent déjà, le mercredi 17 janvier, les dirigeants d’Unifor ont pris unilatéralement la décision de rompre l’affiliation d’Unifor au Congrès du travail du Canada (CTC). Il s’agit, bien entendu, d’une décision décevante.

Encore plus décevantes sont les tentatives d’Unifor de justifier sa décision en s’attaquant aux syndicats internationaux. Cependant, il faut comprendre ce qu’est réellement l’excuse invoquée par Unifor pour se désaffilier de l’organisation syndicale nationale – un effort d’un profond cynisme de légitimer son intention de s’attaquer à au moins un affilié du CTC, et peut-être même à d’autres.

Dans les quelques heures qui ont suivi l’annonce de sa séparation, Unifor a commencé le maraudage qu'il avait prévu contre la section locale 75 de Unite Here, un syndicat qui représente des travailleuses et travailleurs des industries hôtelière et de l’accueil à Toronto. 

Cette ingérence flagrante dans les affaires d’un syndicat affilié au CTC fait suite à la tentative d’Unifor l’an dernier de recruter les membres de la section locale 113 de l’ATU (Syndicat uni du transport) à la TTC (commission des transports de Toronto).

La décision de certains dirigeants d’Unifor de le désaffilier du CTC signifie qu’Unifor a volontairement renoncé à tous ses droits aux termes des Statuts du CTC. Les Statuts du CTC, un document constitutif qu’Unifor avait antérieurement promis de respecter intégralement, sont très précis à ce sujet : les membres d’Unifor n’ont plus le droit d’adhérer au CTC ni aux fédérations et conseils du travail provinciaux. Malgré tout, Unifor soutient qu’on devrait lui permettre de demeurer actif au sein des fédérations et conseils du travail.

À titre de directeurs du Syndicat des Métallos, nous voulons être très clairs. Les dirigeants d’Unifor qui ont pris cette décision unilatérale ne peuvent maintenant échapper aux conséquences de leur décision. Par conséquent, si Unifor veut recruter nos confrères et consœurs d’autres syndicats, Unifor n’a pas sa place au sein de la centrale syndicale. Le Syndicat des Métallos se ralliera aux syndicats affiliés au CTC qui subissent les assauts d’Unifor et les appuiera, tout comme nous nous attendrions qu’ils nous soutiennent si Unifor s’attaquait aux Métallos partout au pays.

La décision d’Unifor d’opposer les syndicats les uns aux autres en vue d’essayer de grossir ses rangs constitue une violation de l’engagement principal que prend chaque affilié en solidarité avec le reste du mouvement syndical. Un syndicat ne peut de bonne foi prétendre être un membre loyal du mouvement syndical s’il fait fi des règles fondamentales du mouvement dans le but d’arriver à ses propres fins, ce qu’Unifor fait actuellement.

À titre de dirigeants de notre syndicat au Canada hors Québec, nous reconnaissons également que la FTQ au Québec possède ses propres statuts et l’autonomie d’aborder ce défi à sa façon.

La décision d’Unifor peut nuire fondamentalement à notre mouvement. Nous savons que nous sommes plus forts comme mouvement lorsque nous sommes unis, lorsque nous travaillons ensemble à protéger et à défendre les droits de nos membres ainsi que ceux de toute la population ouvrière au Canada. La décision d’Unifor de s’attaquer à un autre affilié et de s’en prendre aux syndicats internationaux vise uniquement à affaiblir la solidarité au sein du mouvement syndical.

Nous saurons plus clairement dans les jours et semaines à venir comment la situation se réglera. En qualité de directeurs de notre syndicat, nous ferons tout en notre pouvoir pour essayer de renforcer le mouvement et ses objectifs, et d’y rétablir l’unité.

Solidairement,

Ken Neumann
Directeur national

Stephen Hunt
Le directeur du District 3

Marty Warren
Le directeur du District 6

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Nouvelle convention collective pour les travailleurs de Mines Matagami https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/nouvelle-convention-collective-pour-les-travailleurs-de-mines-matagami Tue, 23 Jan 2018 12:00:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/nouvelle-convention-collective-pour-les-travailleurs-de-mines-matagami MATAGAMI - Les 170 travailleurs de Mines Matagami, membres de la section locale 6131 du Syndicat des Métallos, ont ratifié un nouveau contrat de travail de trois ans.

«Nos membres ont de quoi être fiers », fait valoir le représentant syndical Harold Arseneault. « Leur solidarité a beaucoup aidé à obtenir rapidement une entente négociée».

En plus d’un boni à la signature de 1000 $, les travailleurs voient leur taux horaire augmenter de 1 $ pour la première année et de 90 cents pour les années suivantes. Afin de limiter le recours à la sous-traitance, l’employeur s’est aussi entendu pour procéder deux fois l'an à l’affichage massif de tous les postes vacants. De même, de l'affichage aura lieu lors d’imprévus nécessitant du temps supplémentaire.

«Cette entente apporte une solution au respect de l’ancienneté lors de l’attribution du temps supplémentaire au concentrateur», observe Harold Arseneault. «Nos membres en sont très contents».

La procédure de rappel pour les travailleurs comptant moins de cinq ans d’ancienneté a été bonifiée de même que le taux horaire pour les jours fériés tombant le weekend. Des améliorations ont été apportées au régime d’assurances collectives ainsi qu’aux congés mobiles, rendus désormais monnayables à la fin de l’année s’ils n’ont pas été utilisés. La procédure de rappel en cas d’urgence, la clause portant sur le port du téléavertisseur ainsi que le régime de retraite à prestations déterminées ont tous été bonifiés.

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Lockout chez ABI : les métallos de l’acier se mobilisent https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/lockout-chez-abi-les-metallos-de-lacier-se-mobilisent Tue, 23 Jan 2018 12:00:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/lockout-chez-abi-les-metallos-de-lacier-se-mobilisent BÉCANCOUR – Des représentants des syndiqués métallos de plusieurs usines du secteur de l’acier se sont rendus sur la ligne de piquetage des lockoutés d’ABI ce matin pour apporter un appui financier et moral significatif.

Le président de la section locale 6951, Yves Rolland, avait en matin un chèque de 10 000 $ à remettre aux lockoutés. «Nous avons également eu à nous battre contre notre employeur dans le passé et nous comprenons très bien la situation que vivent ces travailleurs. Les membres de la section locale 9700 répondent toujours présents pour aider les travailleurs en conflit, c’est maintenant le retour du balancier. C’est un honneur de les appuyer financièrement et d’être à leurs côtés», fait valoir Yves Rolland, qui travaille à l’aciérie ouest d’ArcelorMittal à Contrecoeur. Cela s’ajoute au don de son collègue de l’usine sœur, Steve Galibois, qui avait annoncé récemment un don de 1100 $ par semaine tout au long du conflit.

Aux côtés d’Yves Rolland, on retrouvait des syndicalistes des trois usines d’ArcelorMittal en Montérégie et à Montréal (SL 6951, 9399 et 6586), de l’usine de poudres de Rio Tinto Fer et titane à Sorel (7493) ainsi que de l’usine Sivaco à Marieville (6818). La plupart ont annoncé que leurs assemblées générales se prononceront prochainement pour approuver eux-aussi des dons récurrents aux lockoutés. Ces derniers étaient accompagnés du représentant syndical Guy Gaudette et du coordonnateur des Métallos pour la région de la Montérégie et de l’Estrie, Denis Trottier.

«Nous sommes heureux de voir nos confrères et consoeurs être au rendez-vous. Ça fait du bien de sentir que la famille est là, tissée serré, quand ça brasse. On est plus forts, ensemble!», affirme le président de la section locale 9700, Clément Masse.

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Procès de Lac-Mégantic : Un grand soulagement pour les travailleurs https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/proces-de-lac-megantic-un-grand-soulagement-pour-les-travailleurs Fri, 19 Jan 2018 12:00:00 -0500 https://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2018/proces-de-lac-megantic-un-grand-soulagement-pour-les-travailleurs Lac-Mégantic – Le Syndicat des Métallos se réjouit de la décision du jury de déclarer non coupables les trois travailleurs accusés du déraillement du train de Montreal Maine & Atlantic Railway (MMA) en plein cœur de cette municipalité et qui a causé la mort, en 2013, de 47 personnes.

«Après 5 ans, ce verdict est un soulagement pour ces travailleurs et leur famille», déclare le coordonnateur régional des Métallos, Pierre Arseneau.

«Il est malheureux de constater que la Couronne hésite peu à frapper sur la tête des travailleurs, mais que c’est une toute autre histoire lorsqu’il s’agit de chefs d’entreprise. C’est vrai dans le cas des patrons de la MMA comme lorsqu’il est question d’accident de travail causant la mort d’un travailleur», soutient le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau. La Loi Westray, adoptée en 2004, prévoit des peines pour les entrepreneurs et leurs agents coupables de négligence criminelle. Or, elle n’a donné lieu jusqu’ici qu’à 4 condamnations, malgré 350 accidents de travail mortels par année au Canada depuis 2010.

Rappelons que les membres du Syndicat des Métallos ont participé à deux campagnes de financement en 2013 et 2014. La première a permis de remettre 125 000 $ à la Croix-Rouge pour venir en aide aux victimes de l’accident de Lac-Mégantic et à leur famille. La seconde a permis d’amasser un peu plus de 212 000 $ pour aider financièrement deux de ses membres poursuivis dans le cadre du présent procès, le chef de train Thomas Harding et le contrôleur ferroviaire Richard Labrie, ce dernier avec la participation de Juripop.

À ce jour, le président de la MMA, Ed Burkhardt, ni son entreprise n'ont eu à faire face aux tribunaux. Dans son rapport sur l'accident, le Bureau de sécurité des transports (BST) a longuement remis en question la culture de négligence en matière de sécurité de la MMA. Pour sa part, le gouvernement fédéral, qui avait autorisé la conduite à un seul homme par train sans mener d’enquête, a par la suite interdit cette pratique pour tous les convois de matières dangereuses.

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