United Steelworkers Canada Nouvelles http://www.uswca.org/news/media-centre/articles/rss United Steelworkers Canada News Feed Wed, 09 Dec 2015 13:52:00 -0500 AMPS en hourly 1 Verre : la fin du gaspillage http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/verre-la-fin-du-gaspillage Fri, 08 Dec 2017 12:00:00 -0500 http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/verre-la-fin-du-gaspillage MONTRÉAL – La campagne Verre : la fin du gaspillage est lancée aujourd’hui par 3 organisations syndicales pour instaurer une consigne sur les bouteilles de vin et de spiritueux vendues par la Société des alcools du Québec (SAQ). Le samedi 9 décembre prochain, des membres de ces 3 organisations, soit la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec FTQ) et le Syndicat des Métallos (FTQ), seront dès 10 h devant une vingtaine de succursales de la SAQ à travers le Québec avec une pétition, question d’inviter les Québécois à «signer pour la consigne».

En conférence de presse ce matin, les leaders syndicaux ont présenté une animation sur la campagne qui circulera sur les médias sociaux pour une consigne sur les bouteilles de vin et de spiritueux.

Pour l’heure, seulement 14 % du verre placé dans les bacs ou les sacs de recyclage par les citoyens est bel et bien recyclé. «Les taux de recyclage sont gênants. Des travailleuses et travailleurs sont blessés dans les centres de tri en manipulant du verre cassé, dont le contenu vient souvent souiller les autres matières. La consigne fonctionne très bien sur les bouteilles de bière classiques, avec un taux de recyclage et de récupération qui frise les 100 %. Il y a de quoi s’en inspirer afin de créer des emplois pour un réel recyclage du verre», croit le président de la CSN, Jacques Létourneau, qui était accompagné d’Alexandre Joly, président du Syndicat des employés de magasin et de bureau de la SAQ-CSN (SEMB-SAQ).

Une consigne sur les bouteilles de vin et de spiritueux permettrait de récolter le verre séparément, de le traiter plus facilement pour qu’il puisse entrer à nouveau dans la composition de verre. «Actuellement, l’usine québécoise qui fabrique des contenants en verre doit importer de l’étranger du verre broyé à grands frais. Pourtant avec une consigne, elle pourrait s’approvisionner à même le verre recyclé au Québec, augmenter la proportion de verre dans ses recettes et ainsi réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) produites lors de la fabrication», illustre l’adjoint au directeur québécois des Métallos, Dominic Lemieux, qui avait à ses côtés Éric Provencher, le président de la section locale 206G des Métallos représentant les travailleurs d’Owens Illinois.

La campagne Verre : la fin du gaspillage propose d’instaurer une consigne de 25 ¢ sur chaque bouteille vendue par la SAQ, qui pourrait même être remboursée sur la carte de fidélité de la société d’État, la carte Inspire, lors du retour des bouteilles. «La société d’État doit être un citoyen corporatif exemplaire. Elle doit prendre ses responsabilités. Nous sommes une des seules provinces au pays à ne pas avoir de consigne sur les bouteilles de vin et de spiritueux et on voit où ça nous a menés, avec des taux faméliques de recyclage et de récupération. Une consigne, c’est bon pour l’environnement, c’est bon pour l’économie du Québec et c’est bon pour l’emploi», ajoute le président du SCFP-Québec, Denis Bolduc, flanqué du président du Syndicat de la SAQ‑SCFP 3535, Joel Latour.

Une copie PDF de la pétition peut être téléchargée sur les sites csn.qc.ca, scfp.qc.ca et metallos.org. Elle sera au cours des prochains mois diffusée sur le site de l’Assemblée nationale.

Pour télécharger le dépliant de la campagne

VIDÉO - Verre : la fin du gaspillage

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Mission accomplie : fin de la grève chez CEZinc http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/fin-de-la-greve-chez-cezinc Mon, 27 Nov 2017 12:00:00 -0500 http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/fin-de-la-greve-chez-cezinc Salaberry-de-Valleyfield – Après plus de 9 mois de grève, les 371 syndiqués de la CEZinc ont ratifié un nouveau contrat de travail le 25 novembre dans une proportion de 82%. Ils peuvent dire «mission accomplie» : le régime de retraite est préservé. Le retour au travail est prévu le 3 décembre prochain pour l’ensemble des membres de la section locale 6486 des Métallos.

«Les membres rentrent la tête haute. Ils se sont battus fièrement, pendant plus de neuf mois, pour préserver les conditions de retraite pour eux-mêmes oui, mais aussi pour les prochaines générations. Le régime de retraite sort intact de l’aventure. Le mouvement syndical a le devoir de préserver de bonnes conditions pour les prochaines générations, c’est ce qu’ont fait les grévistes de la CEZinc. Ils ont mené une guerre de principe», explique le représentant syndical Luc Julien.

Une seule concession a été consentie dans les négociations, c’est l’abandon d’une surprime sur les vacances.

À la sortie de l’assemblée générale des membres, le représentant syndical a tenu à souligner «le travail exceptionnel du comité de négociation et la solidarité exemplaire dont ont fait preuve les 371 membres». «Nous tenons à remercier l’ensemble du mouvement syndical qui a soutenu financièrement et moralement les grévistes. Les dons ont afflué de partout au Québec et au Canada, des Métallos mais aussi d’autres organisations syndicales. Cela a permis de mener la lutte jusqu’au bout», ajoute Luc Julien.

La présidente de la section locale 6486, Manon Castonguay a renchéri : «Merci à toutes les familles des grévistes : sans vous, cette lutte n’aurait pas été possible. Nous voulons aussi remercier les gens de l’organisation des Métallos au Québec, à l’échelle du syndicat international, au sein d’IndustriALL et d’autres organisations syndicales comme le CFMEU australien qui ont permis la campagne mondiale. Et, par-dessus tout, les commerçants de la région de Salaberry-de-Valleyfield, les restaurateurs et tous les citoyens de la région qui nous ont appuyés tout au long du conflit. Quand on se sent appuyé chaleureusement, ça fait toute une différence.»

Les 371 travailleurs avaient déclenché une grève le 12 février dernier.

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S’impliquer, c’pas compliqué ! http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/simpliquer-cpas-complique Fri, 24 Nov 2017 12:00:00 -0500 http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/simpliquer-cpas-complique Sherbrooke –  La 53e assemblée annuelle du Syndicat des Métallos prend fin ce matin à Sherbrooke. Elle réunit plus de 400 travailleurs de partout au Québec sur le thème « S’impliquer, c’pas compliqué ». Un point de presse avec le directeur québécois Alain Croteau se tiendra après l’assemblée vers 12h30.

Ce matin, un débat sur les enjeux syndicaux aura lieu à l’hôtel Delta Sherbrooke vers 9h avec des représentants de trois des quatre partis politiques à l’assemblée nationale du Québec. Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, doit y prendre part, ainsi que le député de Gouin de Québec Solidaire Gabriel Nadeau-Dubois et le député de Chambly de la Coalition Avenir Québec, Jean-François Roberge. Aucun élu du Parti libéral n’a accepté l’invitation à débattre des enjeux syndicaux.

Les délégués auraient probablement apprécié questionner un élu du Parti libéral sur l’enjeu des clauses orphelins dans les régimes de retraite et d’assurance. Le rapport du député libéral Jean-François Fortin, évoque la possibilité de légiférer seulement si les autres provinces font de même. « C’est une très mauvaise blague. Le Québec n’a pas attendu les autres provinces pour faire adopter la loi sur l’équité salariale ou encore celle sur les briseurs de grève. Depuis quand est-ce qu’on se cache derrière les autres provinces pour ne pas intervenir en matière de discrimination », tonne le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau.

Au cours de l’assemblée, les délégués ont échangé sur les meilleures façons d’impliquer les jeunes dans les structures syndicales et de diversifier les modes d’engagement. «On parle de relève syndicale cette semaine. On se bat pour les jeunes et avec les jeunes. Mais on aurait besoin que le gouvernement fasse son bout en interdisant une fois pour toute discrimination envers les nouveaux travailleurs. Encore aujourd’hui, on se retrouve devant la possibilité d’un conflit impliquant 1030 syndiqués, à l’aluminerie de Bécancour, parce que le gouvernement tarde à envoyer un message clair aux multinationales : au Québec on refuse la discrimination envers les jeunes travailleurs », fait valoir Alain Croteau.

Le plus grand syndicat du secteur privé au Québec s’est également intéressé aux enjeux de la renégociation de l’ALÉNA. Alors que plusieurs emplois au Québec dans le secteur manufacturier et des ressources naturelles sont intimement liés au commerce avec les États-Unis, les délégués ont souhaité que les travailleurs du Mexique, des États-Unis et du Canada travaillent de concert pour un ALÉNA plus favorable aux travailleurs.
Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le syndicat le plus important du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.

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Les Métallos et Los Mineros réclament que justice soit faite à l'égard de manifestants assassinés au Mexique http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/les-metallos-et-los-mineros-reclament-que-justice-soit-faite Fri, 24 Nov 2017 12:00:00 -0500 http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/les-metallos-et-los-mineros-reclament-que-justice-soit-faite

TORONTO - Le Syndicat des Métallos au Canada et aux États-Unis se joint au syndicat national des travailleurs des mines, du métal, de l'acier et des travailleurs connexes du Mexique («Los Mineros») pour demander que justice soit faite pour les familles de deux personnes qui ont perdu la vie le 18 novembre dans le cadre d'une manifestation contre les activités de la mine Media Luna à Guerrero, au Mexique, détenue par l'entreprise canadienne Torex Gold Resources.

Dans une lettre envoyée à Chrystia Freeland, ministre canadienne des Affaires étrangères et négociatrice en chef de l'ALENA, le président international du Syndicat des Métallos, Leo W. Gerard, et le directeur national pour le Canada, Ken Neumann, ont demandé au gouvernement canadien d'organiser une rencontre avec les autorités mexicaines, l'employeur et Los Mineros afin de trouver une solution qui permettrait de résoudre le conflit et d'éviter ainsi que d'autres gestes violents soient posés.

Les travailleurs miniers, qui sont en grève depuis le 3 novembre, manifestent contre les conditions de travail et revendiquent le droit de se joindre à Los Mineros. Ils sont soutenus par la population locale. Les membres du syndicat de protection appuyé par l'entreprise, le CTM, sont accusés d'être responsables des attaques.

Selon les dirigeants du Syndicat des Métallos, le conflit à la mine Media Luna met en évidence la nécessité de mettre en place des protections exécutoires liées aux droits des travailleurs avant le lancement d'un nouvel ALENA. Selon eux, si de telles mesures ne sont pas mises en place, «il est peu probable que la liberté d'association s'améliore et que l'écart salarial ayant entraîné le déplacement d'emplois canadiens se comble».

De plus, ils indiquent que le conflit «souligne la nécessité de nommer un protecteur des travailleurs pour les industries extractives afin d'assurer la transparence et l'imputabilité des activités outre-mer» des entreprises minières canadiennes.

Le Syndicat des Métallos enverra une délégation à Guerrero afin d'enquêter sur les attaques contre les mineurs en grève et leurs collectivités. Le Syndicat des Métallos et Los Mineros ont établi une alliance stratégique en 2005 et, depuis, ils ont collaboré étroitement à l'organisation, à la négociation et aux questions liées aux droits de la personne à l'échelle transnationale.

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Entente de principe chez CEZinc à Salaberry-de-Valleyfield http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/entente-de-principe-chez-cezinc Thu, 23 Nov 2017 12:00:00 -0500 http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/entente-de-principe-chez-cezinc Salaberry-de-Valleyfield – Une entente de principe a été conclue entre le comité de négociation de la section locale 6486 des Métallos, représentant les 371 travailleurs et travailleuses de l’affinerie CEZinc à Salaberry-de-Valleyfield et le Fonds de revenu Noranda.

Les membres se prononceront samedi prochain sur le contenu de l’entente de principe, lors d’une assemblée générale à huis clos.

Aucune entrevue ne sera accordée d’ici là et les détails de l’entente ne seront pas divulgués avant l’assemblée.

Les 371 travailleurs ont déclenché une grève le 12 février dernier.

Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le syndicat le plus important du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.

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Rejet des offres et mandat de grève chez ABI à Bécancour http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/rejet-des-offres-et-mandat-de-greve-chez-abi-a-becancour Wed, 22 Nov 2017 12:00:00 -0500 http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/rejet-des-offres-et-mandat-de-greve-chez-abi-a-becancour Bécancour –  Les syndiqués de la section locale 9700 à l’aluminerie de Bécancour ont rejeté avec une forte majorité de 97 % en assemblée générale hier et aujourd’hui une offre globale de l’employeur (avec un très fort taux de participation de 90 % des membres). Du même souffle, ils ont voté en faveur d’un mandat de grève à exercer au moment jugé opportun.

La convention collective des 1030 syndiqués arrive à échéance ce soir. Ainsi, les syndiqués auront donc par après le droit de grève, tout comme l’employeur aura celui de lockout. «Nous ne souhaitons pas déclencher une grève pour le moment, nous laissons la place à la négociation. Mais l’employeur doit saisir le message et prendre la négociation au sérieux. Nous rejetons catégoriquement l’implantation d’un régime de retraite à deux vitesses», fait valoir le président de la section locale 9700, Clément Masse.

Outre la volonté de l’employeur d’instaurer un régime de retraite moins avantageux pour les futurs travailleurs, les négociations achoppent également au sujet du respect de l’ancienneté dans les mouvements de main-d’œuvre. Des centaines d’embauches sont à prévoir au cours des prochaines années, ce qui nécessitera d’importants mouvements de main-d’œuvre. 

La section locale 9700 informera l’employeur des résultats. Pour laisser la place aux négociations, aucune entrevue ne sera accordée aujourd’hui.

Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le syndicat le plus important du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.

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Assassinat des grévistes d’une mine détenue par une entreprise canadienne : le gouvernement Trudeau doit agir http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/assassinat-des-grevistes Mon, 20 Nov 2017 12:01:00 -0500 http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/assassinat-des-grevistes TORONTO - Le meurtre de deux travailleurs en grève dans une mine détenue par une entreprise canadienne souligne la répression à grande échelle des droits fondamentaux du travail au Mexique, même lorsque l'employeur est canadien, a déclaré le Syndicat des Métallos.

«Le samedi 18 novembre, quatre jours après que le gouvernement canadien a été avisé de l'éventualité de tels éclats de violence, un groupe armé a assassiné deux travailleurs en grève d'une mine aurifère Media Luna, détenue par une entreprise canadienne, dans l'État de Guerrero», a déclaré Ken Neumann, directeur national pour le Canada du Syndicat des Métallos.

«La raison de ces meurtres brutaux prend racine dans la répression à grande échelle des droits des travailleurs au Mexique, y compris au sein des entreprises canadiennes», a expliqué M. Neumann.

«Nous pressons une fois encore le gouvernement canadien d'intervenir auprès des autorités mexicaines et de l'entreprise afin de reconnaître les droits fondamentaux des travailleurs mexicains et d'empêcher de nouveaux actes de violence. Le gouvernement mexicain et cette entreprise canadienne doivent s'assurer que ce conflit est résolu sans autre effusion de sang.»

La mine Media Luna est détenue par l'entreprise canadienne Torex Gold Resources. Le président, chef de la direction et fondateur de l'entreprise est Fred Stanford, un dirigeant de longue date dans le secteur minier et ancien président des opérations de la mine de nickel de Vale en Ontario.

Tout comme de nombreuses entreprises opérant au Mexique, Torex a conclu un accord avec l'un des célèbres syndicats dits «de protection» du Mexique qui ne représentent pas les travailleurs de manière légitime.

Il n'est pas rare que les entreprises étrangères signent des accords avec les syndicats de protection mexicains, avant même que l'exploitation ne commence, sans demander l'avis des travailleurs concernés et sans même qu'ils en aient connaissance. Même longtemps après avoir été embauchés, les travailleurs ne savent souvent pas qu'ils appartiennent dans les faits à un syndicat.

De tels contrats de protection signés par les employeurs sont illégaux au Canada et aux États-Unis, car ils enfreignent les droits les plus fondamentaux des citoyens. Ils demeurent cependant courants au Mexique, malgré la récente réforme de la constitution mexicaine qui interdit supposément de telles pratiques de corruption.

Dans le cas de la mine Media Luna de Torex Gold, l'entreprise a conclu un accord avec la plus grande fédération des syndicats de protection au Mexique, la Confederación de Trabajadores de México (CTM).

Cependant, au début du mois de novembre, des travailleurs de la mine se sont mis en grève pour revendiquer leur droit d'adhérer à un syndicat légitime et démocratique qui défendra leurs intérêts. Ils ont exigé le droit de voter pour se joindre au syndicat national des travailleurs des mines et des métaux de la République du Mexique, connu sous le nom de «Los Mineros», présidé par Napoleón Gómez Urrutia.

Les mineurs en grève de Media Luna sont soutenus par les collectivités locales qui ont également soulevé des questions préoccupantes liées aux conséquences des opérations de Torex.

Le 13 novembre, les forces de police armées sont arrivées en grand nombre à la mine et ont pris possession du site. La crainte de violence a mené à une conversation téléphonique trois jours plus tard entre M. Stanford, le chef de la direction de Torex, et M. Gomez, le représentant du syndicat Los Mineros. M. Stanford s'est engagé à résoudre le conflit pacifiquement, ont déclaré des représentants de Los Mineros.

Cependant, durant la nuit du 18 novembre, un groupe armé affilié à la CTM a attaqué les grévistes de Media Luna à un barrage routier que les travailleurs avaient érigé aux abords de la mine.

Deux frères, Víctor et Marcelino Sahuanitla Peña, y ont trouvé la mort.

Los Mineros a publié un communiqué de presse déclarant qu'il tenait l'entreprise, la CTM ainsi que le président mexicain Enrique Peña Nieto et son gouvernement responsables de cette agression perverse et lâche.

Les travailleurs en grève ont signalé que les forces armées mexicaines avaient brièvement détenu les attaquants, mais qu'elles les avaient relâchés peu de temps après, selon les propos de Los Mineros. Le syndicat allègue également que les attaquants armés sont liés au même groupe responsable de l'enlèvement et des meurtres de 43 étudiants universitaires dans l'État de Guerrero en 2014.

«Le Syndicat des Métallos soutient les travailleurs de la mine Media Luna dans leur lutte contre la répression violente de leurs droits les plus fondamentaux», a soutenu M. Neumann.

«Les autorités mexicaines doivent mener une enquête énergique et réelle sur les meurtres de ces deux travailleurs, et poursuivre en justice toutes les personnes responsables», a-t-il ajouté.

«Les gouvernements mexicain et canadien doivent intervenir pour assurer la sécurité des mineurs en grève dans cette mine détenue par une entreprise canadienne. À la vue de cette violence, les autorités mexicaines et l'entreprise doivent immédiatement reconnaître Los Mineros à titre d'agent de négociation et représentant légitime de ces travailleurs.»

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Lettre ouverte à la ministre Helena Jaczek : un appel à l'équité au Centre de counselling de Sudbury http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/lettre-ouverte-a-helena-jaczek Mon, 20 Nov 2017 12:00:00 -0500 http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/lettre-ouverte-a-helena-jaczek TORONTO - Marty Warren, directeur du Syndicat des Métallos pour l'Ontario, écrit à la ministre, l’honorable Helena Jaczek, au nom des douze femmes en grève au Centre de counselling de Sudbury.

Marty Warren
Directeur du District 6 du Syndicat des Métallos (Ontario et Canada atlantique)
200, Ronson Drive, bureau 300
Etobicoke (Ontario)  M9W 5Z9

Le 20 novembre 2017

Honorable Helena Jaczek

Ministre des Services sociaux et communautaires
Édifice Hepburn, 6e étage
80, rue Grosvenor
Toronto (Ontario)  M7A 1E9

Par télécopieur : 416 325-3347
et par courriel : hjaczek.mpp@liberal.ola.org

Madame la Ministre,

Je vous écris au nom des douze femmes travaillant au Centre de counselling de Sudbury afin d'attirer votre attention sur une situation qui prévaut au centre, et dans le but de solliciter votre aide.

Les membres de la collectivité de Sudbury, particulièrement ceux de la population francophone, vivent une pénible expérience et sont privés des services dont ils ont besoin en raison de l'intransigeance de la direction dans le cadre d'un conflit de travail qui affecte le Centre de counselling de Sudbury.

Le Centre de counselling de Sudbury est censé être là pour aider, mais ses clients souffrent alors que la direction prolonge la grève du personnel.

Douze membres du personnel du Centre de counselling de Sudbury, toutes des femmes de la section locale 2020 du Syndicat des Métallos, sont en grève depuis le 16 octobre dernier. Alors que le syndicat a fait des compromis pendant les négociations, l'employeur maintient une position ferme quant à des changements linguistiques non nécessaires dans la convention collective.

Depuis plus de cinq semaines, des clients sont privés de services de counselling et de programmes et il est temps que les partenaires du Centre de counselling de Sudbury interviennent. Ces partenaires comprennent le ministère des Services sociaux et communautaires, le ministère du Procureur général, le ministère des Transports et la Fondation Trillium de l'Ontario.

Des partenaires comme votre ministère se fient au centre pour offrir les services dont la collectivité a besoin.                

Le personnel du centre offre des services de counselling et de psychothérapie, en plus de fournir des programmes d'aide aux employés, un programme d'intervention auprès des partenaires violents pour hommes et femmes, un programme d'intervention contre la violence familiale faite aux femmes, du soutien aux hommes survivant aux victimes de violence sexuelle, des conseils en santé mentale, et bien plus encore.

Ces femmes sont passionnées par leur travail. Elles s'investissent dans leurs tâches et se dévouent envers leur clientèle. Elles veulent continuer d'aider les gens de Sudbury, comme elles le font depuis 1971, notamment en offrant des programmes à la population francophone qui ne sont offerts nulle part ailleurs dans la collectivité.

Il n'y a jamais eu de problème relativement à la convention collective au centre, jusqu'à maintenant, sous la nouvelle direction du centre.

Les négociations ont été difficiles, alors que l'employeur demande des concessions en ce qui a trait aux conditions de travail et une révision majeure d'un contrat de travail qui est en vigueur depuis plus de 30 ans. L'employeur s'en prend sans raison à un personnel loyal et dévoué et, par conséquent, la collectivité se retrouve sans les services dont elle a besoin, ajoutant au fardeau de personnes déjà vulnérables qui vivent des situations traumatisantes.

Le ministère des Services sociaux et communautaires est un partenaire du Centre de counselling de Sudbury.

À ce titre, vous pouvez aider en demandant à la direction de respecter le personnel et de retourner à la table des négociations avec un engagement honnête pour parvenir à une entente équitable.

Vous pouvez joindre Carole Lamoureux, directrice générale du Centre de counselling de Sudbury au 705 524-9629, poste 203 ou par courriel à CLamoureux@counsellingccs.com.

Le personnel et le syndicat ont démontré leur bonne volonté et leur intérêt à progresser pour en arriver à une convention équitable. Malheureusement, la direction du centre continue de maintenir la ligne dure, prolongeant ainsi la grève, et ce, au détriment de la collectivité.

Nous vous prions de demander à la direction du Centre de counselling de Sudbury de retourner à la table des négociations avec l'engagement de respecter le personnel et de conclure une convention juste et équitable.

Nous espérons recevoir de vos nouvelles.

Veuillez agréer mes salutations distinguées.

(signé)

Marty Warren

Directeur du District 6 (Ontario et Canada atlantique)
Syndicat des Métallos

c. c.    L'honorable Yasir Naqvi, procureur général
           L'honorable Steven Del Duca, ministre des Transports
           Katharine Bambrick, chef de la direction,
           Fondation Trillium de l'Ontario

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Le gouvernement Trudeau doit intervenir pour contrer la répression des droits des travailleurs dans une mine canadienne http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/le-gouvernement-trudeau-doit-intervenir-pour-contrer-la-repression-des-droits-des-travailleurs-dans-une-mine-canadienne Tue, 14 Nov 2017 12:00:00 -0500 http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/le-gouvernement-trudeau-doit-intervenir-pour-contrer-la-repression-des-droits-des-travailleurs-dans-une-mine-canadienne

TORONTO - Tandis que les renégociations de l'ALENA se tournent en direction de Mexico, le Syndicat des Métallos demande au gouvernement canadien d'intervenir pour contrer une répression potentiellement violente des droits des travailleurs dans une mine canadienne exploitée au Mexique.

«L'évolution de la situation sur le site du projet minier Media Luna, dans l'État de Guerrero, est extrêmement troublante. Elle exige l'intervention du gouvernement du Canada pour défendre les droits démocratiques des travailleurs et des collectivités touchés par les activités d'une société minière canadienne», a déclaré Ken Neumann, directeur national pour le Canada du Syndicat des Métallos.

La mine Media Luna est détenue par la société canadienne Torex Gold Resources. Les travailleurs présents sur le site sont en grève, tandis qu'ils tentent de se joindre à un syndicat légitime et démocratique qui défendra leurs droits et leurs intérêts. Les collectivités locales, qui soulèvent également des questions troublantes sur l'incidence des activités de Torex, soutiennent les travailleurs.

Cependant, la filiale de Torex Gold, avec l'appui apparent des représentants du gouvernement mexicain, s'oppose aux tentatives des mineurs de se joindre au syndicat national des travailleurs des mines, du métal, de l'acier et des travailleurs alliés de la république du Mexique, connu sous le nom de Los Mineros et dirigé par Napoleón Gómez Urrutia.

Le lundi 13 novembre, les forces policières se sont rassemblées sur le site pour y réaliser une intervention qui pourrait mener, selon les travailleurs et les observateurs, à de nouvelles répressions violentes des droits fondamentaux de la personne et des travailleurs au Mexique.

Les travailleurs de la mine Media Luna ont déclenché une grève après que la filiale de Torex Gold ait signé une entente avec l'un des présumés «syndicats de protection» du Mexique, qui ne représentent pas les travailleurs de façon légitime. Au Mexique, il n'est pas rare pour les sociétés de signer des ententes avec des syndicats de protection sans consulter ou en informer les travailleurs touchés. De tels contrats sont illégaux au Canada et aux États-Unis.

Le Syndicat des Métallos au Canada et aux États-Unis appuie les mineurs mexicains en grève et leurs efforts pour se joindre au syndicat Los Mineros. Le Syndicat des Métallos et Los Mineros forment une alliance stratégique depuis 2005.

«Le gouvernement canadien indique vouloir des "normes de travail progressistes" dans un nouvel ALENA afin d'améliorer les salaires et les conditions de travail des travailleurs mexicains. Tandis que les renégociations de l'ALENA se tournent en direction du Mexique cette semaine, c'est un moment opportun pour le gouvernement canadien d'appuyer ses paroles par des gestes significatifs», a déclaré M. Neumann.

«C'est là un flagrant exemple de répression des droits fondamentaux dans le cadre des activités d'une société canadienne. Nous demandons au gouvernement canadien d'intervenir auprès de l'entreprise et des autorités mexicaines, afin d'assurer que ce conflit soit résolu de manière pacifique et dans le respect du droit des travailleurs de choisir leur syndicat. Nous demandons également à l'ambassadeur canadien au Mexique de rencontrer les représentants du syndicat Los Mineros.»

Le Syndicat des Métallos a aussi soulevé ces problèmes dans un message envoyé au négociateur en chef du Canada du chapitre sur la main-d'œuvre dans le cadre des renégociations de l'ALENA.

Contexte :

Torex Gold est la plus récente société minière canadienne exerçant des activités au Mexique à être associée à des violations des droits des travailleurs.

Au début du mois d'octobre de cette année, quatre mineurs mexicains ont perdu la vie en raison d'une intoxication aux gaz à la mine d'argent La Encantada, qui appartient à First Majestic, une société dont le siège social est situé à Vancouver. Dans un communiqué de presse, la société semblait mettre en cause les victimes, déclarant qu'elles «portaient l'équipement complet de protection requis... mais que malheureusement, elles ne l'ont pas utilisé.»

Les travailleurs et les résidents de Durango, au Mexique, sont impliqués depuis plusieurs années dans un conflit qui les oppose à la société minière canadienne Excellon Resources et qui porte sur les droits du travail, de l'environnement et des collectivités relatifs à la mine La Platosa, qui appartient à la société.

Le Syndicat des Métallos fait partie d'une vaste coalition de la société civile demandant au gouvernement canadien de désigner un protecteur des travailleurs indépendant pour enquêter sur les plaintes relatives aux droits de la personne associées aux activités mondiales des sociétés minières canadiennes.

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Le syndicat refuse un régime de retraite discriminatoire pour les jeunes http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/le-syndicat-refuse-un-regime-de-retraite-discriminatoire-pour-les-jeunes Wed, 08 Nov 2017 12:00:00 -0500 http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/le-syndicat-refuse-un-regime-de-retraite-discriminatoire-pour-les-jeunes Bécancour – Les négociations ne vont pas bien à l’Aluminerie de Bécancour inc (ABI) qui emploie 1030 travailleurs dans le Centre-du-Québec. L’employeur souhaite instaurer un régime de retraite à deux vitesses, désavantageux pour les nouveaux travailleurs. Les syndiqués rejettent catégoriquement une telle discrimination envers les futurs travailleurs.

Le bras de fer se déroule alors que le gouvernement évalue la possibilité d’interdire dans la Loi sur les normes du travail les clauses orphelin dans les régimes de retraite et d’assurance. À Bécancour, où une forte vague d’embauches est à prévoir au cours des prochaines années, le syndicat rejette la discrimination envers les nouveaux travailleurs. «Nous faisons le même travail, il n’y pas de raison que les salariés qui entrent n’aient pas droit au même régime de retraite. L’entreprise essaie de presser le citron en divisant les travailleurs entre eux. Nos employeurs doivent comprendre qu’au Québec, on refuse la discrimination envers les nouveaux travailleurs. Ça ne passe pas», fait valoir le président de la section locale 9700, Clément Masse.

Avant ABI, d’autres employeurs ont tenté d’imposer ce qu’on appelle des clauses orphelin ou clauses de disparité de traitement dans les régimes de retraite. Plusieurs se sont d’ailleurs heurtés à un mur. Chez les Métallos du Québec, il y a notamment eu une grève chez Ciment Lafarge, chez Resco, et cela a passé près chez ArcelorMittal avant que l’employeur ne retire sa demande honteuse. Rappelons que lors du congrès du Parti libéral tenu en juin 2015, les délégués avaient adopté une résolution pour interdire les disparités de traitement dans les régimes de retraite.

«Les Métallos se battent contre les clauses orphelin depuis plusieurs années. Nous demandons une loi pour rendre de telles clauses discriminatoires illégales dans les normes du travail, comme c’est déjà le cas sur les salaires depuis 2001. ABI doit être consciente qu’elle se dirige droit dans un mur avec une telle demande. Nos confrères métallos se sont battus avant nous et nous sommes prêts à suivre leurs traces. Le contexte économique actuel est particulièrement favorable aux producteurs d’aluminium qui engrangent d’importants profits. Cela devrait se refléter dans les conditions des travailleurs», ajoute Clément Masse.

Outre le régime de retraite, les négociations achoppent également au sujet du respect de l’ancienneté dans les mouvements de main-d’œuvre. Des centaines d’embauches sont à prévoir au cours des prochaines années, ce qui nécessitera d’importants mouvements de main-d’œuvre. Le contrat de travail arrive à échéance le 22 novembre prochain.

Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le syndicat le plus important du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.

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Les droits imposés sur le bois d’œuvre par les États-Unis demeurent dévastateurs pour le Canada http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/les-droits-imposes-sur-le-bois-duvre-par-les-tats-unis-demeurent-devastateurs-pour-le-canada Sat, 04 Nov 2017 12:00:00 -0500 http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/les-droits-imposes-sur-le-bois-duvre-par-les-tats-unis-demeurent-devastateurs-pour-le-canada VANCOUVER – «L’imposition de droits définitifs de 20,8 % en moyenne sur le bois d’œuvre canadien annoncée par le département du Commerce des États-Unis est totalement injustifiée et portera un coup fatal aux travailleurs canadiens et à notre industrie forestière si ces droits ne sont pas annulés», a déclaré Ken Neumann, directeur national du Syndicat des Métallos.

«Le Canada doit en faire davantage pour protéger nos collectivités qui dépendent de la forêt face à cette mesure sans fondement et illégale», a renchéri M. Neumann.

L’annonce par les États-Unis de l’imposition de droits de 20,8 % sur les exportations de bois d’œuvre du Canada survient après l’arrêt des négociations sectorielles entre les producteurs de bois d’œuvre canadiens et américains, et au beau milieu de l’impasse qui paralyse la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain.

«La décision de maintenir l’imposition de tarifs constitue un recul important pour le secteur forestier canadien, notamment pour des dizaines de milliers de travailleurs canadiens et pour les collectivités où il reste des scieries», a affirmé Bob Matters, président du Conseil du bois du Syndicat des Métallos, qui représente 40 000 travailleurs au pays.

«Les travailleurs et les collectivités de la Colombie-Britannique, de l’Ontario et du Québec qui dépendent de la forêt seront durement touchés si ces droits injustifiés et sans fondement sont confirmés», a ajouté M. Matters.

«Si l’on considère la Colombie-Britannique uniquement, c’est plus de 100 scieries qui ont fermé leurs portes et des milliers d’emplois qui ont été perdus parce que le gouvernement précédent a permis l’explosion des exportations de grumes. Le Canada ne peut permettre que notre secteur forestier soit davantage décimé», a-t-il conclu.

«Le gouvernement libéral du Canada, qui a indiqué qu’il envisageait les options possibles en vue de faire annuler les tarifs imposés par les États-Unis, se doit de prendre des mesures décisives», a affirmé le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau.

«Idéalement, la meilleure solution pour les travailleurs des deux côtés de la frontière consisterait en un accord négocié sur le bois d’œuvre et la fin de l’imposition de droits injustes», a expliqué M. Croteau.

«En l’absence de pareille solution, le Canada doit déclarer catégoriquement qu’il explorera toutes les voies possibles – notamment des recours auprès de l’ALENA et de l’Organisation mondiale du commerce – en vue de faire annuler ces droits qui sont injustifiés», a-t-il poursuivi.

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Les conseillères du Centre de counselling de Sudbury en grève pour obtenir un contrat équitable http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/les-conseilleres-du-centre-de-counselling-de-sudbury-en-greve Mon, 16 Oct 2017 08:00:00 -0500 http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/les-conseilleres-du-centre-de-counselling-de-sudbury-en-greve SUDBURY, ON – « Un message à l'intention de nos clients : Nous nous soucions de vous » est le titre d'un dépliant que le personnel remet aux clients visitant le Centre de counselling de Sudbury.

Les conseillères du centre, membres du Syndicat des Métallos, section locale 2020, ne travaillent pas aujourd'hui. Elles sont à l'extérieur de l'édifice pour présenter des excuses à ses clients.

Les dix employées, toutes des femmes, sont en grève. Travailler au sein d'un centre de bienfaisance sans but lucratif est loin d'être rémunérateur, mais il ne s'agit pas d'une question d'argent. 

« Ces femmes sont passionnées par leur travail. Elles s'investissent dans leurs tâches et se dévouent envers leurs clients. Elles viennent travailler, car les clients leur tiennent à cœur. Malheureusement, la nouvelle direction a soudainement décidé qu'elle ne voyait plus les choses du même œil », a déclaré Marty Warren, directeur ontarien du Syndicat des Métallos.

« L'employeur demande des concessions en ce qui a trait aux conditions de travail et une révision d'un contrat de travail qui est en vigueur depuis plus de 30 ans. Il n'y a aucun historique de griefs relativement au contrat de travail. L'employeur s'en prend à ces travailleuses pour aucune raison », a soutenu la représentante syndicale Lynne Descary. 

« Après quatre rencontres avec un conciliateur, nous n'avons même pas abordé les discussions monétaires à la table des négociations », a ajouté Lynne Descary.

Pendant qu'il est en grève, le personnel continuera d'offrir des services à l'enfance, comme le programme d'aide aux enfants témoins destinés aux enfants vulnérables dans la collectivité qui doivent se présenter en cour. 

Les employées offrent des services de counselling et de psychothérapie, en plus de fournir des programmes d'aide aux employés, un programme d'intervention auprès des partenaires violents pour hommes et femmes, un programme d'intervention contre la violence sexuelle et familiale faite aux femmes, du soutien aux hommes victimes de violence sexuelle, des conseils en santé mentale, et bien plus encore.

Les conseillères veulent continuer d'aider les gens de Sudbury, comme elles le font depuis 1971, notamment en offrant des programmes à la population francophone qui ne sont offerts nulle part ailleurs dans la collectivité.

Les conseillères s'excusent auprès des clients et des partenaires communautaires qui orientent des clients vers le centre. 

Les conseillères demandent aux clients et aux organismes partenaires de communiquer avec la direction et de demander à l'employeur de respecter le personnel et de retourner à la table de négociation avec un engagement sincère envers une entente équitable.

La convention collective a pris fin le 31 juillet. Les négociations ont commencé le 24 août et depuis, il n'y a eu aucun progrès après quatre réunions de conciliation. Les conseillères, qui ont voté à l'unanimité en faveur du mandat de grève, ont déclenché une grève légale le 14 octobre. 

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Les Métallos publient une déclaration commune sur l'ALENA au Sommet trinational des syndicats http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/les-metallos-publient-une-declaration-commune-sur-lalena-au-sommet-trinational-des-syndicats Thu, 12 Oct 2017 12:00:00 -0500 http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/les-metallos-publient-une-declaration-commune-sur-lalena-au-sommet-trinational-des-syndicats

WASHINGTON - Un Accord de libre-échange nord-américain renégocié doit inverser l'érosion de la sécurité économique, améliorer les conditions de vie et de travail pour tous et procurer des droits pour les travailleurs et les travailleuses qui soient vastes, efficaces et exécutoires, ont déclaré les dirigeants du Syndicat des Métallos, plus important syndicat du secteur industriel en Amérique du Nord.

Lors du Sommet trinational des syndicats, à Washington, D.C., le président international du Syndicat des Métallos, Leo W. Gerard, et le directeur national canadien, Ken Neumann, ont publié la déclaration commune suivante :

Déclaration de presse commune 
Leo W. Gerard, président international du Syndicat des Métallos
Ken Neumann, directeur national canadien du Syndicat des Métallos

Sommet trinational des syndicats
Le 12 octobre 2017

Nous sommes réunis aujourd'hui tandis que les renégociations de l'ALENA atteignent un niveau critique. Les dirigeants syndicaux du Mexique, du Canada et des États-Unis ont été rejoints par des dirigeants progressistes du Congrès américain et ont discuté des défis et des possibilités auxquels font face les travailleurs et les travailleuses dans ces trois pays.

Le Syndicat des Métallos est le plus grand syndicat industriel en Amérique du Nord. Nous avons constaté de premier plan les répercussions des politiques d'échange qui ont échoué. Ces répercussions ont été dévastatrices. Depuis l'ALENA, l'inégalité salariale a empiré et l'augmentation des salaires a stagné tant au Canada qu'aux États-Unis. La sécurité économique des travailleurs et des travailleuses a été érodée. Au Mexique, les salaires et les conditions de travail ont pris davantage de recul et les droits des travailleurs et des travailleuses sont supprimés sur une base régulière.

Les membres du Syndicat des Métallos au Canada et aux États-Unis, de même que nos frères et sœurs libres et indépendants du syndicat Los Mineros au Mexique, ont tous milité pour la provision de droits des travailleurs et des travailleuses qui soient vastes, efficaces et exécutoires au sein de l'ALENA existant. Nos appels ont été rejetés, et les effets dévastateurs de l'ALENA sur les travailleurs et les travailleuses ont été évidents.

Nous voulons tous un accord renégocié, dans la mesure où celui-ci hausse les normes, veille à ce qu'elles soient exécutées et procure une croissance et des possibilités pour les travailleurs et les travailleuses dans les trois pays. L'ALENA a concentré les revenus, les richesses et le pouvoir dans les mains des entreprises et des investisseurs nantis plutôt que de créer de bons emplois et de protéger l'environnement.

Les règles d'origine, le règlement des différends entre les investisseurs et l'État, les questions de devises et bien d'autres enjeux doivent être pris en considération dans tout accord renégocié. Cependant, sans améliorations importantes dans les provisions pour les droits des travailleurs et des travailleuses, nous n'observerons que peu de progrès, quel que soit l'accord. Les travailleurs et les travailleuses n'auront part à aucun des avantages que leur travail aide à créer.

L'année dernière, les personnes qui ont voté ici aux États-Unis ont fait des échanges un enjeu central de la campagne. Nos frères et sœurs au Mexique et au Canada ont les mêmes aspirations. Le temps est venu pour nos dirigeants politiques d'honorer les promesses faites et de ne pas s'incliner devant les idéologues du libre-échange qui ont des intérêts particuliers. Nous avons l'intention de travailler ensemble. Nous avons l'intention de nous battre. Et nous avons l'intention de remporter la victoire.

Le Syndicat des Métallos représente 850 000 travailleurs en Amérique du Nord, employés dans un grand nombre d'industries qui comprennent les secteurs des métaux, du caoutchouc, des produits chimiques, du papier, du raffinage de pétrole, des services et publics. Pour obtenir de plus amples renseignements : www.usw.org et www.metallos.ca.

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Les mineurs victimes de la poudre McIntyre méritent mieux, selon le Syndicat des Métallos http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/les-mineurs-victimes-de-la-poudre-mcintyre-meritent-mieux Wed, 11 Oct 2017 12:00:00 -0500 http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/les-mineurs-victimes-de-la-poudre-mcintyre-meritent-mieux

TORONTO - D'anciens mineurs meurent de maladies neurologiques et pulmonaires. Le Syndicat des Métallos accueille le nouveau financement de 1 million de dollars du gouvernement de l'Ontario, mais il regrette que le dossier de ceux qui ont déjà présenté une demande ne soit pas réexaminé.

«Ces mineurs ont été forcés d'inhaler de la poudre McIntyre des années 1940 aux années 1970. À présent, ils souffrent et ils meurent. Ce financement visant à élargir l'évaluation est donc un premier pas. Par contre, ce n'est pas suffisant et il est regrettable qu'il ne s'applique qu'aux dossiers présentés à compter de maintenant», a déclaré Marty Warren, directeur du District du Canada atlantique et de l'Ontario, Syndicat des Métallos.

«Ces mineurs sont en train de mourir. Eux et leur famille ont besoin de plus que des évaluations. Ils méritent mieux. Nous demandons qu'ils soient indemnisés», a indiqué M. Warren.

Le financement de 1 million de dollars sera ersé aux Centres de santé des travailleurs(ses) de l'Ontario et il servira à étudier les liens entre les mineurs forcés d'inhaler de la poudre McIntyre et les maladies neurologiques et pulmonaires dont ils ont commencé à souffrir plus tard dans leur vie.

Entre 1942 et 1979, les employeurs exigeaient que les travailleurs inhalent de la poudre McIntyre dans les mines et dans d'autres industries où ils pouvaient être exposés à la poussière de silice. La théorie, qui s'est finalement révélée fausse, était que l'inhalation de la poudre protégerait les poumons des travailleurs.

Les victimes de l'utilisation, pendant 36 ans, de la poudre McIntyre (aluminium) dans les mines de l'Ontario meurent de maladies neurologiques et pulmonaires.

Le nouveau financement contribuera à évaluer plus de mineurs, même s'il s'agit seulement de la moitié de la somme qu'ont demandée les Centres de santé des travailleurs(ses) de l'Ontario et même si des demandes que les mineurs et leur famille ont déjà déposées ne seront pas réexaminées en vue d'une indemnisation.

«Ces travailleurs ont été des cobayes», a souligné M. Warren. «Nous avons organisé des cliniques d'accueil, dans le cadre desquelles nous avons interviewé d'anciens mineurs, des survivants et des aidants. Tous nous ont raconté que le fait de respirer la poussière alors qu'ils se trouvaient dans des endroits fermés avait affecté leur respiration, leur santé générale et leur espérance de vie.»

Janice Martell défend inlassablement les mineurs touchés et leur famille. Elle a amorcé le Projet de la poudre McIntyre après avoir appris que son père n'était pas admissible à une indemnisation. Ancien mineur forcé à inhaler de la poudre McIntyre dans le cadre de son régime de travail, Jim Hobbs a commencé à éprouver des problèmes neurologiques pendant sa retraite, y compris la maladie de Parkinson. M. Hobbs est décédé en mai dernier. Des cas comme celui de M. Hobbs ne seront pas réexaminés dans le cadre des nouvelles lignes directrices gouvernementales.

Le Syndicat des Métallos participe au Projet de la poudre McIntyre, qui comprend les travaux des Centres de santé des travailleurs(ses) de l'Ontario et de Mme Martell en vue de réunir des éléments de preuve liés à la santé des mineurs qui ont été exposés.

«Je souhaite remercier le Syndicat des Métallos d'avoir lancé, organisé et commandité les cliniques d'accueil liées à la poudre McIntyre en 2016 et de son travail soutenu, en collaboration avec les partenaires des cliniques d'accueil, en vue d'appuyer les travailleurs miniers touchés et leur famille», a mentionné Mme Martell.

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Les travailleurs de CEZinc rejettent massivement la proposition patronale http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/les-travailleurs-de-cezinc-rejettent-massivement-la-proposition-patronale Tue, 03 Oct 2017 12:00:00 -0500 http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/les-travailleurs-de-cezinc-rejettent-massivement-la-proposition-patronale Salaberry-de-Valleyfield – C’est avec une forte proportion de 97 % que les grévistes de la CEZinc ont rejeté hier soir en assemblée générale les dernières offres de l’employeur, alors que s’écoule le 8e mois de grève pour les 371 travailleurs de l’affinerie de zinc de Salaberry-de-Valleyfield.

«Après 8 mois de grève, le Fonds de revenu Noranda (le Fonds) a déposé à peu de chose près la même offre que celle qui nous a mené en grève. Les membres ont envoyé un message clair au conseil d’administration du Fonds : ça ne passait pas en février dernier, ce n’est pas parce qu’on a passé 8 mois dans la rue qu’on va l’accepter. Si les gestionnaires doutaient de la représentativité du comité de négociation, ils ont maintenant leur réponse. Les membres ne sont pas essoufflés, ils continuent à se tenir debout et ils réaffirment les mandats de leur comité de négociation», fait valoir le représentant syndical des Métallos, Luc Julien.

Ce dernier s’étonne de voir si peu de changement dans la proposition patronale. «On a offert des alternatives et on nous revient avec la même chose. C’est frustrant. Le conseil d’administration du Fonds de revenu Noranda et les représentants de Glencore doivent mettre de la pression sur les gestionnaires pour regarder les choses autrement. Nos membres étaient sérieux dans leur démarche en février lorsqu’ils sont sortis en grève, ils le sont tout autant aujourd’hui. Glencore et les administrateurs du Fonds doivent maintenant s’assurer que leurs propres négociateurs soient sérieux dans leur volonté d’en arriver à un règlement», conclut Luc Julien.

Les 371 travailleurs de l’entreprise CEZinc à Salaberry-de-Valleyfield, à l’ouest de Montréal, sont en grève depuis le 12 février dernier pour maintenir leurs conditions de travail et préserver leur régime de retraite, qui est pourtant en excellente santé financière. L’entreprise CEZinc est une propriété du Fonds dans lequel Glencore détient 25 % des parts.

Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le syndicat le plus important du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.

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Les taxieurs réagissent au retrait d’Uber http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/les-taxieurs-reagissent-au-retrait-duber Tue, 26 Sep 2017 12:00:00 -0500 http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/les-taxieurs-reagissent-au-retrait-duber Montréal – Le RTAM-Métallos prend acte de l’intention annoncée ce matin par Uber de se retirer du marché québécois d’ici au 14 octobre prochain et invite le gouvernement à ne pas céder à un chantage pour faire abaisser des critères déjà bien peu élevés.

«Le modèle d’affaire illégitime d’Uber n’est pas fait pour le Québec. Depuis le début, nous demandons que les chauffeurs d’Uber soient soumis aux mêmes règles que les chauffeurs de taxi et de limousine. Le gouvernement n’a pas eu les mêmes exigences et déjà, c’est trop pour Uber. Québec doit rester ferme et ne pas se laisser attendrir par les stratégies de cette multinationale-voyou», fait valoir le porte-parole du RTAM, Wilson Jean Paul.

Une formation de 35 heures et une réelle vérification des antécédents criminels, voilà ce qui fait déborder le vase d’Uber. C’est une fraction seulement de ce qui est exigé des chauffeurs de taxi. 

«C’est vraiment un minimum. Le ministre a donné sa parole vendredi dernier sur ces conditions, il s’agit d’un engagement envers la sécurité des Québécois. Et on ne parle même pas de toutes les taxes impayées et des nombreuses amendes pour lesquelles il n’y a pas eu de poursuites. Partout où elle passe, Uber essaie de forcer les gouvernements à se plier à ses exigences et de casser les systèmes en place avec une concurrence déloyale. Londres a dit non la semaine dernière, maintenant Québec doit tenir son bout. Tant mieux si Uber en tire ses conclusions», poursuit Wilson Jean Paul.

Réparer les dommages

S’il s’avère qu’Uber quitte bel et bien le Québec, il restera toutefois à réparer les dommages laissés par son passage. La semaine dernière, le ministre des Transports reconnaissait que la valeur des permis avait chuté de 38 % seulement au cours de la dernière année, soit une perte évaluée à 332 millions en moins de 9 mois. On peut penser que les pertes encourues depuis l’arrivée d’Uber en 2013, tant au chapitre des courses perdues que de la valeur des permis, sont beaucoup plus importantes. «Les taxieurs ont souffert du passage d’Uber. Il faudra réparer les pots cassés et soutenir les chauffeurs et propriétaires dans la nécessaire modernisation», conclut le porte-parole du RTAM.

À propos du RTAM-Métallos

Le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM-Métallos) est l’organisation la plus représentative de l’industrie du taxi. Elle compte près de 4000 membres issus de l’industrie du taxi et du camionnage, affilié au Syndicat des Métallos.

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Le Fonds humanitaire des Métallos vient en aide aux sinistrés de l'ouragan Irma http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/le-fonds-humanitaire-des-metallos-vient-en-aide-aux-sinistres-de-louragan-irma Tue, 19 Sep 2017 12:00:00 -0500 http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/le-fonds-humanitaire-des-metallos-vient-en-aide-aux-sinistres-de-louragan-irma

TORONTO - Le Fonds humanitaire des Métallos fait un don de 25 000 $ afin de venir en aide aux collectivités touchées par l'ouragan Irma dans l'ensemble des Caraïbes.

«Irma a été une tempête dévastatrice, d'une ampleur jamais vue depuis des décennies qui a touché Antigua-et-Barbuda, Haïti, la République dominicaine et Cuba. Une fois de plus, ce sont les collectivités les plus démunies qui auront les plus grandes difficultés à s'en remettre et à rétablir leurs moyens de subsistance. C'est un scénario qui est désormais trop familier, à savoir que les changements climatiques à l'échelle mondiale ne cessent d'empirer la situation», a déclaré Ken Neumann, président du Fonds humanitaire des Métallos et directeur national du Syndicat des Métallos.

Les fonds seront remis par l'entremise de la Croix-Rouge et d'Oxfam.

Le Fonds humanitaire des Métallos est un organisme de bienfaisance enregistré qui fait la promotion du respect des droits de la personne et qui soutient des projets de développement et des opérations de secours d'urgence dans des pays en voie de développement. Il vient également en aide aux collectivités canadiennes vivant des situations de crise. Les membres du Syndicat des Métallos y contribuent par l'intermédiaire de clauses incluses dans les conventions collectives. Dans certains cas, des employeurs versent des contributions correspondantes.

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La campagne mondiale contre Glencore se poursuit http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/la-campagne-mondiale-contre-glencore-se-poursuit Wed, 13 Sep 2017 12:00:00 -0500 http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/la-campagne-mondiale-contre-glencore-se-poursuit MONTRÉAL/BOGOTA – Dans le cadre de sa campagne mondiale contre Glencore, des représentants des travailleurs en grève de la CEZinc rencontrent aujourd'hui à Bogota en Colombie, sous l'égide du syndicat mondial IndustriALL, une cinquantaine d'officiers syndicaux représentant l'ensemble des salariés de Glencore de par le monde.

«Nous nous y rendons pour tisser des liens de solidarité avec ces travailleurs, expliquer la vraie nature du conflit à Salaberry-de-Valleyfield où les travailleurs de la CEZinc vivent leur 7e mois de grève», déclare l’adjoint au directeur québécois des Métallos, Dominic Lemieux. «Les dirigeants de l'entreprise disent que le conflit va se régler au Québec. C’est vrai et c’est pourquoi nous sommes toujours ouverts à négocier sérieusement quand la compagnie sera sérieuse dans sa volonté de trouver un règlement. D’ici là, nous savons aussi par expérience que devant des multinationales qui tirent chaque jour profit de la mondialisation, les liens internationaux pèsent dans la balance.»

L’adjoint au directeur québécois est accompagné d’un délégué de la section locale 6486, Vincent Mercille-Barrette, qui expliquera les enjeux du conflit campivalencien aux syndicalistes de partout. «Nous sommes rendus à l'étape où l'employeur doit comprendre que les travailleurs de la CEZinc sont prêts à aller jusqu'au bout. Il ne doit pas douter de nos convictions. Nous tiendrons la fameuse journée de plus», fait valoir Vincent Mercille-Barrette.

À son retour de Colombie, Vincent Mercille-Barrette parcourra le Québec en ambassadeur des travailleurs de la CEZinc à la recherche d'appuis et d'aide de la part des différentes sections locales du Syndicat des Métallos. «Ce n’est pas vrai qu’une multinationale comme Glencore va mettre à genoux des travailleurs du Québec, c’est mal connaître les syndicalistes d’ici et c’est très mal nous connaître. Mais avec la solidarité, c’est possible de passer à travers», assure Dominic Lemieux.

Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le plus important syndicat du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques et 800 000 travailleurs en Amérique du Nord.

IndustriALL Global Union représente 50 millions de travailleurs des secteurs miniers, de l'énergie et de la manufacture dans 140 pays.

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Le Syndicat Métallos soutien le projet de loi C-262 concernant la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/syndicat-metallos-soutien-projet-de-loi-c-262 Wed, 13 Sep 2017 10:30:00 -0500 http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/syndicat-metallos-soutien-projet-de-loi-c-262 Le projet de loi C-262 est une occasion unique pour le Canada d’arriver à établir une véritable relation de nation à nation avec les peuples autochtones, selon Ken Neumann.

Lettre ouverte au Premier Ministre Trudeau et aux Ministres Bennett, Philpott et Wilson-Raybould

Objet : Projet de loi C-262 : Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones

Monsieur le Premier Ministre, Mesdames les Ministres Bennett, Philpott et Wilson-Raybould,

Le Syndicat des Métallos soutient la réconciliation avec les peuples autochtones et s’est prononcé en faveur des appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation. Selon cette dernière, le Canada doit adopter et mettre en oeuvre la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones comme cadre pour la réconciliation.

Il y a plus d’un an, le Syndicat des Métallos a annoncé son soutien au projet de loi C-262, parce qu’il veillera à ce que les lois canadiennes respectent la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Nous convenons qu’à titre de nation, aucune relation n’est plus importante que celle que nous entretenons avec les peuples autochtones. Le projet de loi C-262 est une occasion unique pour le Canada d’arriver à établir une véritable relation de nation à nation.

Notre syndicat s’intéresse à ce projet de loi car, en tant que Canadiens, nous désirons reconstruire les relations entre les Canadiens autochtones et les autres Canadiens. De plus, ce projet de loi nous tient à coeur parce que nos membres comptent des Autochtones parmi eux. C’est un enjeu qui touche les Métallos.

Lorsque les Métallos se sont adressés aux députés libéraux pour leur demander leur appui, nous avons entendu deux critiques au sujet de la Déclaration : elle est incompatible avec la Constitution du Canada et elle permet aux peuples autochtones de s’opposer au développement. Avec tout notre respect, nous ne partageons pas cet avis. Un grand nombre de juristes canadiens ont publiquement fait savoir que la Déclaration est compatible avec la Constitution et la Charte, sinon essentielle pour sa véritable mise en oeuvre. En outre, le droit à un consentement libre, préalable et éclairé n’est pas automatiquement un veto, mais plutôt un moyen pour les peuples autochtones de participer de manière juste et équitable aux décisions clés touchant leur vie et leurs territoires.

Pour toutes les raisons énoncées ci-dessus, nous prions votre gouvernement de voter pour le projet de loi C-262.

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre et Mesdames les Ministres, l’expression de ma très haute considération.

Le directeur national,
Ken Neumann

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Le Syndicat Métallos soutien le projet de loi pour adopter et mettre en oeuvre DNUDPA

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Guy Caron est le meilleur choix comme chef du NPD http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/guy-caron-est-le-meilleur-choix-comme-chef-du-npd Fri, 01 Sep 2017 12:00:00 -0500 http://www.usw.ca/fr/nouvelles/centre-presse/actualites/2017/guy-caron-est-le-meilleur-choix-comme-chef-du-npd Les directeurs du Syndicat des Métallos Ken Neumann, Marty Warren et Stephen Hunt ont publié la déclaration suivante le 1 septembre 2017 :

À titre de dirigeants du Syndicat des Métallos, nous croyons que le prochain chef du NPD doit être une voix forte au nom des travailleuses et travailleurs canadiens. Pour ce faire, nous avons invité nos membres à participer à cette course à la direction. Les Métallos ont commandité un débat animé auquel tous les candidats ont participé. Nos membres ont également engagé un dialogue avec les candidats au cours de forums téléphoniques interactifs organisés par le syndicat. Nous sommes enchantés qu'un si grand nombre d'entre eux aient profité de l'occasion pour se joindre au NPD ou renouveler leur adhésion afin de participer au choix du prochain chef.

Nous avons été impressionnés par chacun des candidats et nous accordons de l'importance à notre amitié et aux liens solides que nous avons établis dans le contexte du mouvement ouvrier avec Charlie Angus, Niki Ashton, Jagmeet Singh et Guy Caron.

Devant l'excellence des candidats, nous, les dirigeants du Syndicat des Métallos, croyons que Guy Caron constitue le meilleur choix pour l'avenir du NPD. Guy Caron est un social-démocrate éloquent qui possède la vision, les principes et les capacités politiques permettant de faire progresser les intérêts de la population ouvrière canadienne et de former le tout premier gouvernement fédéral néo-démocrate.

Manifestement, Guy Caron est le candidat le mieux placé pour faire fond sur la percée de Jack Layton au Québec grâce à une social-démocratie fondée sur des mouvements progressistes et des enjeux et des solutions axés sur la classe ouvrière. Bien que les autres candidats soient bilingues, seul Guy est un communicateur hors pair, tant en anglais qu'en français.

«Guy a présenté des politiques vigoureuses pendant la course. Sa proposition sur le revenu de base est une mesure osée et réfléchie qui vise à éliminer la pauvreté au Canada», a déclaré Ken Neumann, directeur national pour le Canada du Syndicat des Métallos.

«Les Métallos saluent Guy en particulier pour sa politique visionnaire Les Travailleurs avant tout. Cet ensemble de mesures montre que Guy possède les connaissances et qu'il manifeste l'engagement pour faire valoir un programme sur l'économie et les emplois que les Canadiennes et Canadiens progressistes réclament depuis longtemps», a souligné Marty Warren, directeur de l'Ontario et du Canada atlantique du Syndicat des Métallos.

«Nous avons besoin d'un chef qui est affable, sympathique et authentique. Comme les autres candidats, Guy se distingue fortement par tous ces traits. Cependant, nous avons également besoin de politiques approfondies et d'un fondement dans le monde du travail qui s'étendra partout au pays. Guy est le chef qui possède ces forces», a renchéri Stephen Hunt, directeur de l'Ouest du Canada du Syndicat des Métallos.

Guy Caron a manifesté des compétences solides en leadership pendant les débats, défiant ses adversaires efficacement tout en demeurant respectueux. Il sera dur envers Justin Trudeau et il affrontera Andrew Scheer.

Nous encourageons la discussion au sein des Métallos et nous respectons les opinions des membres individuels, particulièrement au sujet de la politique québécoise. Nous chérissons la démocratie au cœur de notre syndicat et nous respectons ces choix.

En tenant compte de ses antécédents, de son expérience, de ses propositions et de sa capacité à nous conduire vers un gouvernement social-démocrate au Canada, nous appuyons fortement Guy Caron comme chef du Nouveau Parti démocratique.

Ken Neumann
Le directeur national pour le Canada
Syndicat des Métallos

Marty Warren 
Le directeur du District 6
Syndicat des Métallos

Stephen Hunt
Le directeur du District 3
Syndicat des Métallos

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