Déclaration de Ken Neumann au 25e anniversaire du 6 décembre

Il s'agit du 25e anniversaire du massacre survenu à Montréal, et nous avons de nombreuses raisons de prendre le temps de réfléchir. En 1989, un homme a tué quatorze jeunes étudiantes en ingénierie de l'École Polytechnique, tout simplement parce qu'elles osaient croire qu'elles pouvaient se libérer des stéréotypes sexuels.

La violence est encore trop présente dans la vie des Canadiennes. Quelque 1 200 femmes et filles autochtones sont disparues ou ont été assassinées depuis 1980, selon les recherches de la GRC. Les récents téléjournaux ont diffusé d'innombrables cas de violence physique contre des femmes, comme celui de la jeune Rinelle Harper à Winnipeg qui a été battue sauvagement, et de harcèlement verbal et psychologique. Conséquemment, la population canadienne s'est engagée dans un débat énergique et progressiste sur la façon de mettre fin à toutes ces formes de violence.

À cet effet, les syndicats au Canada, y compris celui des Métallos, ont publié les résultats d'une enquête nationale sur les répercussions de la violence familiale sur nos vies professionnelles. Ils sont bouleversants et exigent que l'on agisse.

Un tiers des syndiqués, principalement des femmes, ont été victimes de violence familiale dans leur vie. De ce nombre, un peu plus de la moitié ont mentionné que la violence s'était poursuivie au travail, que leurs anciens partenaires les avaient traquées jusqu'à leur lieu de travail, les avaient harcelées par voie d'appels et de courriels, et avaient communiqué avec leurs collègues et superviseurs. Près d'un dixième des victimes de violence familiale disent qu'elle les avait incitées à quitter un emploi.

Malgré tout ce que les syndicats ont accompli, les clauses et politiques anti-harcèlement, et des lois comme la Loi de 2009 modifiant la Loi sur la santé et la sécurité au travail visant à éliminer la violence dans les lieux de travail, de toute évidence, il reste encore énormément à faire. Avec d'autres syndicats canadiens, les Métallos se serviront des résultats de l'enquête nationale pour élaborer des stratégies et programmes novateurs.

Je suis fier que de nombreux comités de la condition féminine et sections locales appuient les refuges pour femmes de leurs localités. Le Syndicat des Métallos a financé en partie l'ébauche d'un plan d'action national pour mettre fin à la violence contre les femmes. Nous appuyons la demande visant une enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées. En outre, nous exhorterons les partis politiques à faire leur part pour éliminer la violence et le harcèlement contre les femmes et les filles au sein de la société canadienne.

Cependant, aussi longtemps que des étudiantes comme Rinelle Harper passeront du temps aux soins intensifs plutôt qu'à l'école, nous devons tous faire davantage. Aussi longtemps que les filles devront diminuer leurs attentes face à l'avenir en raison d'insultes sexistes et d'images médiatiques dégradantes des femmes, nous devons poursuivre notre travail. Aussi longtemps que les femmes craindront de se rendre au travail, nous ne pouvons baisser les bras. Il s'agit d'une lutte que nous devons mener aux urnes et à la table de négociation, dans nos salons et nos salles de conférences.

Je suis prêt à lutter et je vous demande de vous joindre à moi.

Le directeur national du Syndicat des Métallos,
Ken Neumann

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