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Glencore a fait entrave à l’action syndicale et a négocié de mauvaise foi, conclut le TAT

MONTRÉAL - Dans un jugement prononcé le 15 juin, le Tribunal administratif du Travail (TAT) conclut que, dans «la façon et le moment» choisi par Glencore pour fermer son Service Sûreté à la Mine Raglan, le 7 mars 2021, à la suite d’un refus des offres patronales par les syndiqués, «a entravé les activités du syndicat et de ses membres» et «manqué à son obligation de négocier avec diligence et bonne foi». Si dans sa décision, la juge Johanne Despatis refuse d’ordonner à l’employeur de réintégrer les employés licenciés, elle ouvre cependant la porte à des mesures de réparation pour tous ceux qui ont été lésés par ces pratiques déloyales de Glencore.

De nombreux passages de ce jugement sont durs et acerbes envers l’employeur. On y dépeint un employeur aux préoccupations antisyndicales constantes, «d’une hostilité à peine voilée», «mu par une motivation antisyndicale destinée à mater de manière fatale les visées syndicales» et par le désir d’envoyer «un message clair de la compagnie notamment aux autres unités qui seront sous peu en négociation».

Rappelons que les 630 travailleurs syndiqués de Mine Raglan, membres de la section locale 9449, sont en grève depuis le 27 mai dernier. Ceux-ci luttent pour obtenir de meilleures conditions de travail mais aussi plus de respect de la part de l’employeur, notamment par un emploi beaucoup moins abusif de celui-ci à la sous-traitance. «Il est aberrant de constater que Glencore se préparait à la négociation qui est en cours en usant de pratiques déloyales et de mauvaise foi, en entravant nos activités et en jetant des familles d’agents de sûreté à la rue», lance le représentant syndical, Harold Arseneault. «Les méthodes de Glencore sont désespérantes de mauvaise foi et nos membres sont fermement déterminés à obtenir le respect qu’ils recherchent».

«La reconnaissance des pratiques illégales que comporte cette décision du tribunal est extrêmement précieuse à nos yeux», fait valoir le président de l’unité des agents de sûreté, Nicolas Marchand. «Ce jugement expose ce que nous avons vécu depuis huit ans, et qui est moins connu. Par le fait même, cela démontre toute la légitimité de nos démarches judiciaires et donne une voix et de l’espoir même aux plus petites accréditations syndicales. Bref, cela donne de la force pour entamer les prochaines étapes».

À cet égard, la direction du Syndicat des Métallos, ses services juridiques et la section locale évalueront ensemble au cours des prochains jours les différentes options que ce jugement ouvre et décideront de la suite à y donner.

Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le plus important syndicat du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.

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