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Le fédéral doit annuler les restrictions punitives en matière de revenus pour des milliers de Canadiens

OTTAWA – Le Syndicat des Métallos et des syndicats partout au Canada demandent au gouvernement fédéral d’annuler son interdiction punitive pour les travailleurs au chômage recevant des versements complémentaires d’employeurs durant la pandémie.

Ces dernières décennies, des dizaines de milliers de travailleurs canadiens ont négocié, dans le cadre de conventions collectives avec leurs employeurs, des prestations supplémentaires de chômage. Les employeurs versent des prestations supplémentaires comme complément partiel des prestations d’assurance-emploi afin d’aider à minimiser la baisse brutale des revenus des travailleurs licenciés. Dans certains cas, les programmes de prestations supplémentaires permettent également aux travailleurs de conserver leurs avantages sociaux.

Cependant, le gouvernement fédéral a décidé que, durant la pandémie, il restreindra ces prestations supplémentaires – acquis de longue date – et que les travailleurs doivent demander la nouvelle Prestation canadienne d’urgence (PCU) plutôt que l’assurance-emploi. Cette décision ajoute l’insulte au traumatisme pour de nombreux travailleurs licenciés, car la PCU verse 500 $ par semaine alors que l’assurance-emploi  verse jusqu’à 573 $ – ce qui signifie une perte de revenu supplémentaire de près de 300 $ par mois.

«La nouvelle position malavisée du gouvernement ne sert à rien si ce n’est à refuser aux travailleurs un revenu bien nécessaire, qu’ils ont négocié avec leurs employeurs et qu’ils ont précédemment reçu durant des périodes de licenciement temporaire», a déclaré Ken Neumann, le directeur national du Syndicat des Métallos.

«Ces prestations complémentaires sont vitales pour les familles qui ont du mal à payer leurs factures. Il ne s’agit pas de la charité. Il s’agit de prestations négociées par les travailleurs et payées par les employeurs – cela ne coûte rien au gouvernement. En fait, ces prestations étant imposables, elles engendrent des recettes supplémentaires pour les gouvernements», a affirmé Ken Neumann.

La position du gouvernement fédéral est troublante et frustrante pour les travailleurs, a expliqué Marty Warren, le directeur du Syndicat des Métallos pour l’Ontario. Certains travailleurs ont en fait vu leurs prestations supplémentaires autorisées par le gouvernement le mois dernier, pour ensuite voir leur acceptation annulée, a fait remarquer Marty Warren.

«À l’Université de Guelph, un programme de prestations supplémentaires, négocié par l’université et 850 employés membres du Syndicat des Métallos, a été approuvé par Service Canada en avril», a-t-il précisé.

«Malheureusement, ce qui s’est produit depuis peut être qualifié de déconcertant. Emploi et Développement social Canada est intervenu et a imposé que toute demande d’indemnités de chômage, pour quelque raison que ce soit, passe par la Prestation canadienne d’urgence. Le résultat net est qu’un programme dûment et convenablement négocié avec un organisme gouvernemental a été effectivement neutralisé par un autre», a-t-il ajouté.

«En conséquence, les employés de l’Université de Guelph, comme des milliers d’autres dans tout le Canada, se voient refuser un supplément de revenu négocié et grandement nécessaire en cette période exceptionnelle», s’est ému Marty Warren.

Le Syndicat des Métallos et des syndicats dans tout le pays, ainsi que le Nouveau Parti démocratique fédéral, demandent au gouvernement libéral de faire ce qu’il faut et de rétablir pleinement l’autorisation pour les programmes de prestations supplémentaires négociés par les travailleurs et leurs employeurs.

Ken Neumann a interjeté directement les parlementaires lors d’une comparution devant le Comité permanent des finances de la Chambre des communes le 5 mai dernier.

«De nombreux membres du Syndicat des Métallos ont négocié des prestations supplémentaires de chômage. En effet, le gouvernement nous a encouragé à négocier de telles prestations et il est inacceptable que la PCU ne dispose par de réglementations spécifiques pour permettre le paiement de prestations supplémentaires durant cette crise», a déclaré Ken Neumann au Comité.

«Nous recommandons fortement une clarification des règles pour permettre le paiement des prestations supplémentaires sans pénalités dans le cadre de la PCU. Durant cette crise, les travailleurs doivent pouvoir conserver leurs revenus. Les prestations supplémentaires sont importantes pour cette partie de l’équation.»

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Pour plus d'informations :

Ken Neumann, directeur national du Syndicat des Métallos, 416 544-5951
Marty Warren, directeur du Syndicat des Métallos pour l’Ontario, 416 243-8792
Bob Gallagher, responsable des communications du Syndicat des Métallos, 416 434-2221, bgallagher@usw.ca

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