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Le gouvernement de l’Ontario doit agir concernant les demandes d'indemnisation en raison de cancers professionnels

TORONTO – La Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail (CSPAAT) doit immédiatement adopter des changements de politique, recommandés par le Centre de recherche sur le cancer professionnel (CRCP), afin de reconnaître davantage de demandes d'indemnisation pour cancers professionnels touchant les travailleurs de l'Ontario, déclare le Syndicat des Métallos.

Un rapport du directeur du CRCP, Paul Demers, signale qu'environ 3 000 cancers professionnels sont déclarés chaque année en Ontario, mais qu'il n'y a que 400 demandes d'indemnisation présentées à la CSPAAT par des travailleurs et des survivants, avec au final seulement 170 demandes acceptées.

«La reconnaissance des cancers professionnels est la première étape nécessaire pour pouvoir faire de la prévention», déclare Marty Warren, directeur du Syndicat des Métallos pour l'Ontario.

Le rapport Demers du CRCP, publié récemment par le ministère du Travail, souligne que l'Ontario se situe loin derrière les principaux pays européens en matière de reconnaissance des demandes d'indemnisation pour les cancers professionnels.

Les politiques et réglementations de l'Ontario relatives à certains cancers sont souvent injustement restrictives et n'ont pas suivi les conclusions d'organismes scientifiques respectés comme le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), indique le rapport. Paul Demers recommande l'adoption de deux nouvelles politiques pour mieux évaluer l'exposition à de multiples agents cancérogènes et le lien entre les expositions professionnelles et non professionnelles.

De tels changements de politique sont attendus depuis longtemps et sont essentiels pour rendre justice aux victimes de cancers professionnels et pour améliorer la prévention, déclare Marty Warren.

«La science existe depuis des années et ce rapport a été rendu il y a six mois. Les agents cancérigènes ne s'annulent pas et ne fonctionnent pas dans le vide. L'amiante, les gaz d'échappement des moteurs diesel, la silice, la fumée du tabac et l'arsenic ne se font pas concurrence à l'intérieur des poumons. Ils agissent ensemble et multiplient les effets cancérigènes», affirme-t-il.

«Si la CSPAAT et le ministère du Travail ne prennent pas immédiatement des mesures concernant le programme politique du rapport Demers, c'est un signe évident de leur absence de volonté d'agir».

Le Syndicat des Métallos soutient la demande de la Fédération du travail de l'Ontario pour que la CSPAAT suspende les politiques trop restrictives en matière de cancer et adopte les nouvelles politiques liées aux expositions multiples, recommandées par le rapport Demers, d'ici la fête du Travail.

L'ancien gouvernement libéral avait promis le rapport Demers avant le déclenchement des élections provinciales de juin 2018, mais le nouveau gouvernement conservateur n'a adopté le projet que l'année dernière, au beau milieu du lobbying agressif des travailleurs du caoutchouc à la retraite et affiliés aux Métallos de la région de Kitchener.

«Les grandes usines de pneus ont toutes été fermées en 2006, mais l'exposition des travailleurs continue de provoquer de nouveaux cancers», déclare l'ancien travailleur du caoutchouc Gord Assman, président de la section locale du Steelworkers Organization of Active Retirees.

«De nombreux travailleurs qui ont vu leur santé compromise, ainsi que les membres survivants des familles auxquelles on a arraché leurs proches il y a plusieurs décennies, se battent encore pour obtenir des décisions équitables de la CSPAAT. Aucune demi-mesure ni aucun stratagème de relations publiques ne pourra jamais nous arrêter ou nous faire taire. Ils doivent vraiment régler ce problème», affirme Gord Assman.

Bien que la CSPAAT ait examiné l'année dernière 300 demandes d'indemnisation pour cause de cancer et précédemment rejetées, seules une trentaine de décisions ont été annulées, explique Marty Warren. Les autres plaignants ont reçu des lettres leur annonçant que leur cas serait réexaminé après la présentation du rapport Demers, souligne-t-il.

«Le temps est écoulé ! Ces travailleurs et leurs familles méritent que justice soit faite».

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Pour plus d'informations :

Marty Warren, directeur du Syndicat des Métallos pour l'Ontario et le Canada atlantique, 416 243-8792
Sylvia Boyce, coordinatrice des services de santé, de sécurité et de l'environnement pour l'Ontario et le Canada atlantique, Syndicat des Métallos, 905 741-9830, sboyce@usw.ca
Gord Assman, Steelworkers Organization of Active Retirees, 519 590-2158, gassmanis@rogers.com
Bob Gallagher, Communications, Syndicat des Métallos, 416 434-2221, bgallagher@usw.ca

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