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Rapport intérimaire de la commission sur l’écart salarial entre les sexes de l’Ontario

Equal Pay Day ButtonsD’après un résumé des présentations au Comité directeur de la Stratégie pour l'équité salariale entre les sexes de l’Ontario, il existe un consensus important sur les causes de l’écart salarial entre les hommes et les femmes. On s’entend même sur certaines solutions.

Le Syndicat des Métallos et 50 autres organisations ont fait des présentations au comité, en plus des 1400 réponses au sondage qu’il a aussi reçues des Ontariennes et Ontariens.

Le résumé a été publié le 19 avril, Journée de l’équité salariale. Ce jour indique le temps additionnel (3½ mois) que la femme moyenne a dû travailler pour gagner le même revenu qu’un homme en seulement 12 mois l’an dernier. Autrement dit, les Canadiennes gagnent en moyenne 30% de moins que les hommes.

Voici certaines causes de l’écart salarial : 

  • Surreprésentation des femmes dans les emplois vulnérables et mal rémunérés.
  • Manque de syndicalisation des femmes dans les secteurs vulnérables.
  • Sous-évaluation du travail soi-disant «des femmes».
  • Ségrégation des femmes aux échelons moins bien rémunérés.
  • Surcharge de travail non rémunéré que doivent assumer les femmes à la maison, comme les soins des enfants et le nettoyage.
  • Mesures législatives inefficaces, notamment la Loi sur l’équité salariale, la Loi sur les normes d’emploi et la Loi sur les relations de travail.

Bon nombre de particuliers et d’organisations, incluant le Syndicat des Métallos, ont aussi insisté sur le rôle que joue la discrimination flagrante dans l’écart salarial. Les femmes en font l’objet dans l’embauche, la promotion et dans leur vie professionnelle quotidienne, particulièrement les femmes racialisées, autochtones, LGBTBQ, immigrantes ou handicapées. Cette discrimination, qui se fonde sur des stéréotypes liés à leurs capacités, influe sur les types d’emplois qu’elles peuvent obtenir et la valeur qu’on y accorde.

Le Syndicat des Métallos a présenté diverses recommandations permettant de réduire l’écart, entre autres :

  • Recruter de nouveaux membres.
  • Faire pression sur les gouvernements pour qu’ils adoptent des lois sur l’équité salariale ou les renforcent, des lois qui prévoient des congés pour les aidants membres de la famille et les victimes de violence familiale, et des lois qui facilitent la syndicalisation.
  • Réclamer des services publics de garde d’enfants de qualité et abordables et des salaires suffisants pour les éducatrices et éducateurs de la petite enfance.
  • Considérer l’écart salarial entre les sexes comme un enjeu des droits de la personne.
  • À la table de négociation, insister pour obtenir des pratiques salariales, d’embauche et de promotion transparentes afin de combler l’écart salarial entre les sexes et d’obtenir l’établissement de catégories d’emplois mieux rémunérés pour les femmes.
  • Veiller à ce que l’évaluation des emplois corresponde fidèlement au travail des femmes.
  • Renforcer les voix des femmes au sein de notre syndicat, dans le recrutement, la négociation, l’évaluation des emplois et les postes de direction.

Le résumé faisait état d’un appui important envers des solutions collectives, notamment améliorer l’accès aux syndicats, négocier pour que les femmes obtiennent des emplois mieux rémunérés, négocier pour retirer les emplois des femmes du bas de l’échelle de rémunération et négocier pour améliorer tous les salaires des secteurs d’emplois féminisés. La plupart des présentations remettaient aussi en question la notion voulant que les femmes doivent tout simplement «s’affirmer» et négocier de meilleurs salaires de leur propre initiative.

«Il est encourageant de constater que les points communs sont nombreux, a indiqué la recherchiste Meg Gingrich, auteure de la présentation des Métallos. Nous espérons que nos recommandations et celles d’autres intervenants de la province aboutiront à de véritables actions en vue d’éliminer l’écart salarial, l’accent étant mis sur le fait que les femmes peuvent agir collectivement pour résoudre ce problème chronique.»

Les recommandations finales du Comité directeur de la Stratégie pour l'équité salariale entre les sexes sont attendues plus tard cette année.

Les sections locales du Syndicat des Métallos passent à l'action

SL 2010 :

Le 19 avril, Journée de l’équité salariale, les Métallos de la SL 2010 sont descendus dans les rues de Kingston en vue d’appuyer l’égalité des femmes, réclamant un salaire égal pour un travail de valeur égale! Ils se sont joints à la SL 901 de l’AFPC, la QUFA et l’AMS, des alliés de la Coalition pour l’équité salariale, afin d’attirer l’attention sur l’objectif visant à éliminer l’écart salarial entre les sexes d’ici 2025.

SL 1998 :

À l’occasion de la Journée de l’équité salariale, le Service de la recherche du syndicat a donné une présentation sur les recommandations du district 6 visant à réduire l’écart salarial au cours d’une réunion organisée à l’heure du dîner par la SL 1998 des Métallos. La discussion a porté notamment sur un aperçu des causes de l’écart salarial inacceptable de 31,5% que subissent encore les femmes et sur diverses façons concrètes de l’éliminer. Mettre fin à l’écart salarial se résume à se syndiquer, à négocier et travailler à collectivement.

Lire la soumission du Syndicat des Métallos au sujet de l'écart salarial entre les sexes (anglais seulement)

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