Nos anciens dirigeants

 

Charlie Millard

Charlie Millard

Charles Millard a dirigé ses collègues de travail pour déclencher une grève afin d'obtenir la première convention au Canada entre un constructeur automobile et ses travailleurs en 1937. Le Congrès des organisations industrielles (COI) a reconnu le talent de Charles Millard pour le recrutement et l'a désigné premier chef du Comité organisateur des Métallos (SWOC). Au congrès inaugural des Métallurgistes unis d'Amérique, il a été nommé le premier directeur national au Canada. Par la suite, Charles Millard a été élu député provincial à la législature de l'Ontario et il a été un des membres fondateurs du Nouveau Parti démocratique.

Bill Mahoney

Bill Mahoney

Bill Mahoney a travaillé à l'usine d'Algoma Steel où il a amené le syndicat, qui était alors indépendant, à se joindre au SWOC. Pendant son mandat, des dizaines de milliers de travailleurs dans des usines aux quatre coins du pays sont devenus membres des Métallos. En plus de ses habiletés de recruteur, Bill Mahoney est considéré comme l'un des premiers défenseurs du système de soins de santé universels au Canada. Il a contribué à mettre sur pied une clinique médicale sans but lucratif à Sault Ste. Marie, une idée radicale à l'époque. Par la suite, il a été le premier dirigeant syndical à siéger au conseil d'administration d'une université et il a reçu l'Ordre du Canada.

 Gérard Docquier

Gérard Docquier

Gérard Docquier, a été le premier francophone à être élu directeur national. Il s'est joint aux Métallos alors qu'il travaillait chez Câbles Pirelli et il est devenu permanent dans les années 50. Son programme d'éducation avant-gardiste du «Retour à la base» a mobilisé une nouvelle génération de syndiqués. Gérard Docquier a lutté contre la crise manufacturière des années 80 et il a été à la tête de la création du Conseil canadien du commerce et de l'emploi dans la sidérurgie (CCCES), lequel a permis de rassembler les membres du Syndicat des Métallos et les entreprises sidérurgiques. Champion de la solidarité internationale, il est un membre fondateur du Fonds humanitaire des Métallos, et il a transformé le syndicat en une organisation plus inclusive grâce à sa politique du «Syndicat pour tout le monde». Gérard Docquier a reçu l'Ordre du Canada en 1991. 

 Leo W. Gerard

Leo W. Gerard

Leo W. Gerard est le fils d'un mineur, et, à 18 ans, il est lui-même allé travailler dans une fonderie de Sudbury, tout en étudiant à l'université. Bien que son mandat de directeur canadien ait été de courte durée, son influence sur le mouvement ouvrier mondial a été sans précédent. Il a servi comme secrétaire-trésorier du Syndicat international des Métallos, dont il est présentement le président. Leo Gerard a dirigé la création de réseaux syndicaux mondiaux afin de renforcer la solidarité et le pouvoir de négociation des travailleurs de multinationales. Il tient les entreprises responsables en réclamant des sanctions commerciales contre les sociétés étrangères qui contournent les règles, ce qui lui a valu d'être qualifié de «tortionnaire des libre-échangistes» par le New York Times. Il a reçu des doctorats honorifiques en droit de l'Université de Guelph et de l'Université Laurentienne en reconnaissance de sa contribution à la justice sociale. 

Leo est actuellement le président international du Syndicat des Métallos.

Lawrence McBrearty 

Lawrence McBrearty

Lawrence McBrearty a travaillé comme mineur à Murdochville, et, à 28 ans, il a été élu président d'une section locale. À titre de champion de la lutte contre la mondialisation et le néolibéralisme, Lawrence McBrearty a dirigé les efforts en vue de faire modifier le Code criminel du Canada pour tenir les conseils d'administration, les propriétaires et les exploitants d'entreprises criminellement responsables des blessures et des décès en milieu de travail. Le Parlement a adopté la loi historique en 2003 sous l'appellation de Loi Westray en mémoire des 26 mineurs qui ont perdu la vie dans une explosion évitable. Après son mandat de directeur, Lawrence McBrearty a siégé au conseil d'administration de nombreuses associations de l'industrie sidérurgique. L'Université du Québec lui a décerné un doctorat honoris causa en 2004.